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Programmation de la saison 2011-2012 du Théâtre La Rubrique

2092011

Évènement mondain hier. Pas vraiment. Je dirais plutôt chaleureux, pour présenter ce qui s’en vient à la Salle Pierrette-Gaudreault du Centre Culturel du Mont-Jacob en saison automnale et hivernale 2011iène et 2012iène. Quelques découvertes à faire, assurément, tant pour les petits et les grands. Durant la soirée, des extraits vidéos montraient un aperçu de ce que sera la programmation du Théâtre La Rubrique pour les mois à venir.

Au total, 16 spectacles. Il est possible d’avoir les infos complètes (plus ou moins pour le moment, mais ça va venir) sur le site internet du Théâtre.

Voici ce qui a retenu mon attention et dont je compte bien faire un tour.

Au champ de Mars de Pierre-Michel Tremblay (Théâtre de la Manufacture)

On connaît la verve poétique et l’humour incisif de P.M Tremblay. Coma unplugged était d’ailleurs un de mes spectacles préférés ces dernières années. Il attaque cette fois-ci un sujet qui me touche personnellement, la guerre et le choc post-traumatique d’un soldat revenu de sa mission. Il tente en vain d’avoir de l’aide, mais chacun semble occupé par ses propres guerres personnelles.

La Robe de Gulnara d’Isabelle Huot (Théâtre I.N.K)

Mika est une jeune réfugiée azérie de 13 ans. Suite au conflit opposant l’Arménie et l’Azerbaïdjan, Mika, les siens et 10 000 autres compatriotes ont dû abandonner leur maison et n’ont trouvé, pour tout refuge, qu’une enfilade de wagons désaffectés. Sur ce lopin de terre oublié du reste du monde, la vie continue… Ainsi, puisqu’Arif veut l’épouser, Gulnara – la sœur aînée de Mika – a dépensé toutes ses économies pour s’acheter une robe qui donnera à tous l’illusion que le bonheur peut encore fleurir au milieu des cailloux. Mais voilà que Mika enfile la robe de mariée, trébuche et tache la robe avec du goudron. Commence alors, pour Mika, une quête qui l’amènera à côtoyer le meilleur et le pire de ce dont les humains sont capables. (Source http://theatreink.com/creation/la-robe-de-gulnara/)

Les Sens d’un collectif d’auteurs (Théâtre La Rubrique)

Production de la saison passée. À voir si on n’a pas vu. Mes commentaires étaient ici.

Une heure avant de Micheline Parent (Théâtre La Rubrique)

Dans le croisement de cinq voix circule un récit. Par fragments, par des biais insoupçonnés, par agglomérats, une histoire se construit, apparaît, se détaille: celle d’une femme au mitan de sa vie qui accueille chez elle sa mère malade de vieillesse. Au-delà de l’intimité imprévue des corps, des sentiments exacerbés, des rires inévitables et de l’observation effarée du travail de la mort, se trame pourtant une autre histoire, bien imprévue celle-là, mais tout aussi fatale. (Source http://theatrelarubrique.com/index.php?lang=fr&idPage=55&alias=heure-avant-micheline-parent-)

Un intérêt marqué aussi pour le théâtre jeunesse et adolescent:

L’éclaireur (Théâtre Les Amis de Chiffon) 4-8 ans

Éclats et autres libertés (Théâtre Le Clou) 14 ans et +

La grande étude (Théâtre À Tempo ) 5-12 ans

C’est un rendez-vous !




Quoi faire au SLSJ cet été ? (1) Le Théâtre 100 Masques

12062011

Quoi faire au SLSJ cet été ? (1) Le Théâtre 100 Masques dans Quoi faire au SLSJ? 174885_135845549824936_4627415_n

L’Affaire de la Rue Lourcine
Théâtre
7 au 24 juillet 2011 (du jeudi au dimanche)
20h
Salle Murdock
Chicoutimi

Le Théâtre 100 Masques, sous la direction de Dario Larouche, présentera sa production estivale annuelle au Saguenay cet été. C’est avec un texte d’Eugène Labiche qu’on explorera le vaudeville. La définition de ce terme va comme suit:

«Le mot vaudeville est ancien mais son acception a sensiblement évolué entre l’époque où le genre était tiré plutôt vers la chanson, et aujourd’hui où l’on a tendance à en faire un des cantons du théâtre de Boulevard. Le plus intéressant est la mécanique dramatique et stylistique qu’il met en branle, marquée au sceau de la folie, du côté des situations comme des personnages.» (Source Le Blogue de Dario Larouche)

La production promet en énergie, en revirements et virtuosité. C’est un rendez-vous à ne pas manquer, si vous aimez rire sur des trouvailles fortes originales.

Mise en scène: Dario Larouche
Avec: Mélanie Potvin, Louison Renaud, Sébastien Bouchard, Patrick Simard, Erika Brisson.

Évènement Facebook

Image: Les Clapotis d’un Yoyo 2, conçue et réalisée par Patrick Simard




Tit-Coq – Gratien Gélinas

29042011

Tit-Coq - Gratien Gélinas dans Critiques - Théâtre 33-Tit-Coq-de-Gratien-Gelinas

TIT-COQ

(GRATIEN GÉLINAS)

THÉÂTRE – TYPO – 14.95$

Voici une pièce Coup de Coeur !

Je le sais, c’est un classique. Mais je ne l’avais pas encore lu et d’ailleurs, je m’en claque les doigts: «Méchant Keven, Méchant!» Je manquais quelque chose. Le premier texte de théâtre entièrement Canadien-Français, ne manque pas d’ardeur, il est touchant, drôle, bien écrit et représente fièrement son contexte socio-culturel. Je suis tombé amoureux de ce soldat égocentrique qui veut tant bien faire, qui a tant besoin d’amour. Quel personnage les amis, quel personnage!

Bon suffit l’admiration, il faut que j’explique mon point de vue…

Allons-y d’abord avec un bref résumé. Tit-Coq est un soldat orphelin d’une vingtaine d’années qui n’a jamais connu les bonheurs d’une famille. D’ailleurs, chaque Noël, il fête seul. C’est pourquoi il ne s’offusque pas quand son commandant le confine à rester à l’ouvrage durant le temps des fêtes. Mais pour le Padre, qui est dans la pièce durant l’énoncé de la sentence, il n’est pas question que Tit-Coq soit punit. Il l’envoie donc dans une famille, celui du meilleur ami du soldat. C’est là que le militaire voit pour la première fois les bonheurs familiaux et il en tombe amoureux, ainsi qu’avec Marie-Ange, la magnifique soeur de Jean-Paul, son ami de guerre.

La scène finale vaut le détour. Je me suis surpris à dire haut et fort les répliques de Tit-Coq et de Marie-Ange. C’est touchant et vibrant de vérité. L’auteur a la parfaite maîtrise de sa pièce et il écrit en toute lucidité, en toute réalité. On sent l’amour perdu, on sent la triste fatalité, on s’émouvoie devant un discours poignant.

Le rythme est également parfait. On bascule d’une scène à l’autre avec harmonie. C’est plus que facile à comprendre, car on y croit toujours. On se met dans la peau des personnages. En ce sens, c’est réussit.

Époustouflé et admiratif, je n’arrive pas à trouver de défauts. Il faut dire que pour cette pièce-ci. J’ai perdu toute objectivité, car je tiens à dire ceci: JE T’AIME GRATIEN! JE T’AIME TIT-COQ!

Ce que la lecture nous fait faire parfois…




Les Sens – Théâtre La Rubrique

3022011

Les Sens - Théâtre La Rubrique dans Critiques - Théâtre

Le Théâtre La Rubrique présente

Les Sens

La production estivale du Théâtre La Rubrique à Jonquière ne laisse pas indifférent. Cette année, c’est une écriture à six mains que l’on propose sur la scène de la salle Pierrette-Gaudreault. Réunis sous le thème des sens, les textes de Michel-Marc Bouchard, Sylvie Bouchard, Daniel Danis, Jean-Rock Gaudreault, Larry Tremblay et Pierre-Michel Tremblay sont à l’honneur. Notons ici que ce sont tous des dramaturges régionaux (et qu’on a du talent au Saguenay!)

Chaque auteur à donc eu le défi d’écrire une courte pièce sur un des sens en incluant le sixième. Tant de diversités amène un aspect plutôt intéressant à la production, où le spectateur découvre l’univers particulier de chacun des écrivains. Nous assistons carrément à six pièces différentes et les comédiens savent varier le jeu pour nous le faire sentir. J’ai aimé être tantôt touché, tantôt amusé. L’amalgame de sentiments divers crée une harmonie, quoique certaines scènes soient un peu inégales.

Malgré cela, rien n’empêche que vous passerez une bonne soirée. Les gags sur le kiwi, ce fruit nouveau de Nouvelle-ZZZZélande, vous fera bidonner et dilatera votre rate. Vous en sortirez grandi, peut-être pas mentalement, mais du moins vos coins de lèvres toucheront probablement vos oreilles. La mise en scène entraînante déchaîne un flot d’adrénaline et on a le goût de passer à la scène suivante: «Le goût CHECK!, NEXT! Le toucher… que se passera-t-il? Qu’attend-il ce personnage?…» Bref, l’ambiance est digne d’une spectacle de grande qualité.

Parlant du toucher, je vais me remémorer longtemps de la piécette (ça se dit tu?) de Jean-Rock Gaudreault. On assiste à un combat philosophique sur la vie et sur les sentiments humains. Benoît Lagrandeur m’a époustouflé.  Son jeu impeccable m’a carrément fait oublier le comédien et j’avais un réel abandon. La violence et la douceur, ultimes contrastes, étaient au rendez-vous. Chapeau! Melon et haut de forme, tout ce que vous voulez!

Cet abandon n’a pas duré toute la production. J’ai senti une légère surabonce de détails visuels à la fin fin fin. En gros, j’aurais aimé m’imaginer un certain policier embarquer la vieille, pas le voir sur scène. Parce que sincèrement, je ne croyais pas à ce sixième sens, jusqu’à ce que la chute me renverse. J’ai aimé l’idée, l’atmosphère, et ce revirement de situation. La production aurait pu finir quand la vieille meure, selon moi.

Néanmoins, il reste que j’ai adoré ma soirée. Il y a peut-être ce jeu plaqué et énervant dans le texte sur la vue qui m’a choqué, mais après mûres réflexions, j’ai compris l’idée derrière tout ça. Une exagération de joie vivre, contrastant avec ce personnage marqué joué par Patrice Leblanc.

Je noterais aussi que les images vidéos de Boran Richard sont vraiment agréables à regarder.

À voir.

Absolument.

Les Sens du Théâtre La Rubrique est présenté du 26 janvier au 12 février à la Salle Pierrette-Gaudreault du Mont-Jacob. Une mise en scène de Benoît Lagrandeur assisté par Christian Ouellet avec Émilie Gilbert-Gagnon, Benoît Lagrandeur, Patrice Leblanc, Sara Moisan, Guillaume Ouellet et Guylaine Rivard.

 




Une musique inquiétante – Théâtre du Rideau Vert

29012011

Une musique inquiétante - Théâtre du Rideau Vert dans Critiques - Théâtre Tour_Musique 

Le Théâtre du Rideau Vert présente

Une Musique Inquiétante

La Salle François-Brassard du Cegep de Jonquière recevait le 25 janvier dernier le Rideau Vert avec la pièce Une Musique Inquiétante. Le texte original de Jon Marans, traduit par Maryse Warda, m’a charmé et touché.

C’est dans une salle réduite et pas tout à fait pleine que s’est produit sur scène les interprètes Jean Marchand et Émile Proulx-Cloutier. Dans un décor fabuleux, les notes de piano se sont mises à jouer. Lorsque le personnage de Mashkan s’est tapé sur les doigts, le spectacle était lancé. On rencontre des personnages forts, parfaitement joués et qui, à mon avis, savent faire rire et émouvoir.

D’ailleurs, voilà un thème présent tout au long du une-heure-cinquante-avec-entracte. Le mélange de joie et de tristesse, que la mise en scène de Martin Faucher sait très bien traduire, perce l’âme et nous renvoie à notre propre conscience. Les sourires en coin laissent parfois la place à une profonde réflexion, baignant le tout dans une culture différente, mais qui se rapprochent tellement de nos préoccupations. Âmes égratignées, les larmes viendront assurément.

On nous laisse aucun temps mort. Les silences sont lourds et on s’y plait. L’ambiance terne est d’une profondeur que seuls les plus bourrus ne sauront apprécier.

Ce qui m’a ébahi, c’est ce jeu teinté de musique. Non seulement cet art fait parti intégrante du spectacle, mais on peut y entendre les comédiens glisser leur doigt sur ce piano, acteur à part entière puisqu’il est porteur d’émotions. Cette amalgame de sons et de mots est ce qui m’a le plus plu. On joue tout en jouant. Impressionnant et formidable.

Je ne saurais passer sous silence le propos de la pièce. Deux histoires particulières, en lien avec des personnages touchants, ne peut que se rendre droit au coeur. On a là selon moi un excellent choix artistique. C’est un scénario gagnant d’avance qui nous attend avec le texte de Marans.

Bref, l’expérience a été fructueuse et l’oubli de cette pièce ne se fera pas de sitôt dans mon âme sensible. Une musique à répéter, à entendre à nouveau, encore et encore.

Une musique inquiétante du Théâtre du Rideau Vert est en tournée partout au Québec jusqu’au 27 février. Quêtez-vous une place dans votre ville. Infos: http://www.rideauvert.qc.ca/




Le Malentendu – Albert Camus

14012011

Le Malentendu - Albert Camus dans Critiques - Théâtre 9782070388721

LE MALENTENDU

(ALBERT CAMUS)

THÉÂTRE – FOLIO THÉÂTRE – 7.95$

Une mère et sa fille complotent des crimes à l’hôtêl où ils sont propriétaires. Dans le village, un nouvel arrivant viendra bouleverser leur existence. Il n’est pas venu pour rien, il le sait trop bien et il devra agir. Mais elles, comment réagiront-elles devant le fait accompli?

Il s’agit d’une pièce que j’ai dû lire la dernière session pour mon cours de Littérature et Imaginaire au Cegep. Le concept de base de la pièce de Camus ressemble à plusieurs autres et on sent ici l’influence qu’il a eu sur les semblants de quiproquos qui ont suivi sa littérature. Peut-être, en fait probablement, se basait-il sur des situations déjà réportoriées ou écrites, mais tout de même, on sent le cliché venir de loin. Je n’accuse pas Camus puisqu’il est peut-être le précurseur à l’époque, le manque d’information m’y oblige.

Par-dessus tout, on sent l’électricité de l’ambiance partout à travers les lignes et les dialogues. Il y a une certaine lourdeur favorable au suspense et qui met en valeur les personnages forts et prédominants. Les mots employés par chacun amènent une personnalité solide et une atmosphère de meurtre. Plus on relit, plus on savoure.

La pièce est tout de même facile à comprendre pour n’importe qui. Il y a là une belle idée directrice qui semble tordue au fil de fer, mais qui s’enchaîne parfaitement et agréablement. J’aime l’écriture de Camus, je le trouve porteur d’un certain charme, d’un certain sens. Il ne bouscule rien, mais laisse aller l’imaginaire du lecteur vers des contrées lointaines où se trame quelques complots.

Bref, il s’agit ici d’une bonne pièce de théâtre que je vous invite à lire. 




Le blogue a un nom !

18122010

Vous peut-être remarqué ceci en haut de votre écran:

Calembour
Le Blogue de Keven Girard

Et oui, j’ai enfin donné un nom à mon blogue.

Pourquoi enfin?
Parce que je voyais des blogues comme L’Ermite de Rigaud, La Plume Volage, Le Hameau des Écrits, Le Temps des Passions, La Plume et Le Poing ; pis je trouvais ça cool. Je trouve ça l’fun des titres, on dirait que ça donne quelque chose. Je sais pas trop quoi, il faudrait que j’y réfléchisse, mais j’ai toujours apprécié des titres accrocheurs. En littérature, pas le choix, il faut un titre, mais prenez un disque compact. Il y a des albums éponymes et des albums avec un titre et une thématique générale. Entre Pierre Lapointe et La Forêt des Mal-Aimés, je préfère nettement le second ! Bon, ça enlève rien au produit du tout, j’aime mieux le premier disque de Pierre que le deuxième… Mais on avoue que des titres, ça sonne en s’il-vous-plaît.

Pourquoi Calembour?
Je sais pas, peut-être la sonorité rigolote qui vient avec ce mot. Sa signification, qui veut dire jeu de mot, s’apparente bien à ma personnalité. C’est un peu mon style d’humour. Bien entendu, le fait que j’écris donne un sens particulier à «je joue avec les mots». Il y a aussi cette tonalité qui s’apparente à jouer la comédie. Ça me va bien.

Si je résume…

Calembour = jeu de mot
Je joue au théâtre
J’écris des mots
Je joue avec les mots!




Soudain l’été dernier – Théâtre Les Têtes Heureuses

2112010

Soudain l'été dernier - Théâtre Les Têtes Heureuses dans Critiques - Théâtre 68823_10150285987580332_302021945331_14998325_646107_n

LES TÊTES HEUREUSES présentent

SOUDAIN

L’ÉTÉ DERNIER

Suite à la «controverse» qu’il y a eu à propos de ce commentaire que j’ai fait sur Facebook le soir de la réprésentation où j’était présent, et qui dit, je cite : « Une légume me vient à l’esprit après l’écoute douleureuse des Têtes Malheuseuses: un navet !!!» , je souhaite rectifier le tir.

Premièrement, je voudrais rappeler à tout ceux qui lisent mes critiques qui je suis, c’est-à-dire personne. Après cela, je suis quelqu’un qui carbure au théâtre, qui aime jouer et qui s’implique dans divers projets amateurs. Je suis un étudiant qui fait des critiques, pour le plaisir dans faire et je ne me prend nullement au sérieux. En fait, si on me voit comme ça, j’en suis réellement désolé. Car comme humain, j’ai mes défauts et mes qualités. Je suis ironique, je l’admet. Je suis souvent franc et direct. Je suis comme ça, point.

En ce qui concerne la pièce Soudain l’été dernier des Têtes Heureuses, il est vrai que je n’ai pas apprécié et j’aimerais dire ceci à tout ceux qui pourrait prendre personnel ma critique: dites-vous que je vous aimes comme comédien, que j’admire le courage que vous avez d’offrir à la région saguénéenne des pièces qui frôlent le professionalisme, qui sont dignes d’intérêt, et la majorité du temps, de grande qualité. Les Clowns Noirs, par exemple, sont le symbole du talent au Saguenay. Dario Larouche, que j’ai clamé comme génie de la mise en scène, fier membre du Théâtre des 100 masques, oeuvre pour la région! Charles et Berthin, du Théâtre La Rubrique, a été une pièce qui m’a touché, malgré qu’en classe nous l’avions démoli. Je considère donc le théâtre saguenéen comme un théâtre riche, sans équivoque, tout simplement. Tout ce paragraphe pour dire que je n’attaque qu’une oeuvre, qu’un pièce, qu’un produit. À ne pas prendre personnel.

La mise en scène m’est apparue fade, monotone, emmerdante même. Les comédiens qui se sont mis de dos, convention qui a été abolie pour la pièce, avait un sens que je ne comprenais pas. Pourquoi me cacher une comédienne qui dicte un message bourré d’émotions? N’y a-t-il pas autre moyen d’illustrer un manque de communication? Est-ce que je pourrais voir la performance? Les personnages qui fument constamment m’apparaissaient inutiles, sinon déstabilisants. L’accessoire, je l’aime bien, mais à répétition, il m’a semblé tellement anodin. Il y avait aussi ces comédiens qui stagnaient en arrière de la scène, admirant ce qui se jouait. Il y a là quelque chose d’intéressant, mais j’ai un malaise à les voir arriver longtemps, à les attendre, à les remarquer, à les voir comme figurant. J’étais déconcentré, peut-être n’ai-je pas le talent pour le faire, mais peu importe. Toujours au niveau de la mise en scène, il y a des points que j’ai bien aimés. Les personnages qui ne se regardent pas lorsqu’ils ont quelque chose d’importants à dire. Ces effets de chute à la fin de certaines scènes étaient bien pensés. Mais bon, j’ai senti le temps se presser contre moi, se perdre et s’envoler, parce que la pièce ne m’a pas accrochée.

Bien que le texte soit du Tenessee Williams, un auteur qui écrit des mots tellement remplis de sentiments, qui a le pouvoir de faire réfléchir, de faire transmettre des émotions, il est apparu que le jeu des comédiens m’a déçu. La perfomance était inégale. Parfois on embarquait, parfois on décrochait. Les longs monologues s’avéraient lourds, difficile à suivre, par le texte oui, mais aussi par l’acteur(trice) qui, j’avais l’impression, jouait toujours de la même façon sans faire ressentir la profondeur des mots. Ce pouvait être un accent, une manière de parler, qui me titillait constamment. J’ai croisé les bras et j’ai grimaçé, je l’avoue. Les émotions me paraîssaient fausses, me semblaient plaqués. Les pleurs n’étaient pas convaincants, un peu comme l’ensemble des jeux d’acteurs. Il y avait aussi des problèmes au niveau de la distribution, la mère de Cathie paraîssant un peu jeune pour que l’on croit à son âge dans la pièce. Mention tout de même à Maude Cournoyer, qui lors de certaines scènes dramatiques, laissait surgir à l’ensemble une pointe d’espoir.

Bref, c’est une pièce que je ne conseille pas. Mais le meilleur est de vous en faire une idée par vous-même et d’encourager le théâtre local en prenant connaisance des meilleures (et même des pires) productions.

Pour ce qui est de la critique, j’espère que vous avez l’esprit ouvert, je ne peux plus me plier pour expliquer mon désarroi. Je prie à tout le monde de m’excuser pour le commentaire sans fondements sur le réseau sociaux et demande de prendre cet article comme une simple opinion. J’aime la région, j’aime le théâtre. Tout ça me fait penser à un directeur artistique régional qui m’a déjà dit: «Je crois en mon projet, c’est ça l’important!». 

J’aimerais voir une autre pièce des Têtes Heureuses? Assurément!

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du 21 octobre au 7 novembre 2010
au Petit Théâtre du Pavillon des Arts de l’UQAC
du jeudi au samedi à 20h et le dimanche à 14h.
Avec : Lucille Perron, Martin Giguère, Maude Cournoyer, Dominique Breton, Éric Renald et Dave Girard




La Face Cachée de la Lune – Robert Lepage

17052010

La Face Cachée de la Lune - Robert Lepage dans Critiques - Théâtre livrefacecachee

LA FACE CACHÉE DE LA LUNE

(ROBERT LEPAGE)

THÉÂTRE – L’INSTANT SCÈNE – 83 PAGES – 16.00$

La face cachée de la lune raconte en parallèle la relation tendue de deux frères à la suite du décès de leur mère et la course folle à la conquête de l’espace entre Américains et Soviétiques. Philippe, éternel candidat au doctorat, obligé de faire de la réclame téléphonique pour arrondir ses fins de mois, se passionne pour l’espace et souhaite que sa thèse, portant sur le grand physicien Tsiolkovski, soit publiée. Jaloux du succès de son cadet, présentateur vedette de la météo, il est à couteaux tirés avec lui quand vient le temps de liquider les biens de sa mère. En parallèle, il prépare une bande vidéo destinée à un éventuel auditoire extraterrestre en filmant son modeste logement et en en présentant la banalité comme témoignage de la vie sur terre. 

Vous connaissez seulement le moulin à images de Lepage? Ou savez du moins qu’il fait la mise en scène du nouveau spectacle du Cirque du Soleil: Totem ? Et bien sachez que Lepage n’a pas fait que ça et qu’il a écrit, réalisé et joué La Face Cachée de la Lune, une pièce importante dans le théâtre contemporain.  Une pièce qui revêt un nouvel aspect à l’écrit et je m’explique. 

Le concept de Lepage est que la mise en scène passe parfois avant le texte.  Il semble avoir une vision globale de ce qu’il veut présenter, puis les images se précisent et finalement, quand il a le temps, il écrit les dialogues.  Hors, tout porte à croire que c’est donc là l’aspect le plus pauvre de l’oeuvre.  Au contraire, ces dialogues sont conscis, foutrement bien écrits et crédibles.  Ils revêtent des sens particuliers et nous foisonnent des questions dans l’esprit.  Les entre-deux informatifs qui nous mettent en contexte sont intéressants. 

En livre, c’est bien.  J’aurais vraiment aimé voir ça en direct, quoiqu’il y encore une solution: le film! Et oui, Robert Lepage a joué dans le film de sa propre oeuvre et l’ayant écouté, moi je dis qu’il s’agit d’un très bon film québécois qui mérite qu’on lui accorde de l’attention.  Seulement l’effet de la fin qui fait un peu «fake», mais bon.

Donc, pour terminer, un livre qui possède les dialogues très bons de Robert Lepage, mais qui jouent quand même un rôle second dans son oeuvre.  Et je le trouve un peu trop dispendieux pour le peu qu’il nous offre; je l’ai lu en moins d’une heure.

Ma note: 8/10




Ines Pérée et Inat Tendu – Réjean Ducharme

15052010

inespreetinattendu1.jpgINES PÉRÉE ET INAT TENDU

(RÉJEAN DUCHARME)

THÉÂTRE – LEMÉAC – 121 PAGES – 16.95$

Deux adultes-enfants partent à l’aventure, à la recherche de l’acceptation. D’où viennent-ils? Personne ne le sait. Attachants de naïveté, parfois cruels, toujours très lucides, vont-ils se faire comprendre? Laissez-vous faire, ils vont détruire vos certitudes avec leur langage poétiquement cru. Réjean Ducharme jongle avec les mots comme Ines et Inat jonglent avec nos émotions. Une larme voisine souvent avec un sourire, et ce pour notre plus grand bien.

Vous pensez que les Denis Drolet, Jean-Thomas Jobin et André Sauvé de ce monde font de l’absurde? Vous n’avez encore rien vu! Avec cette pièce de Réjean Ducharme, on tombe directement dans un monde complètement insensé à prime abord, mais parfaitement logique lorsqu’on regarde au deuxième niveau.   Ça se lit avec des appréhendements suspects, des questions qui bouillonnent dans notre crâne, des sourires de malaise, des réflexions profondes et un laissez-aller primordial.  Il faut s’abandonner à la lecture, sinon vous n’y resterez pas longtemps.

Ce qui est fascinant avec cet oeuvre de Ducharme, c’est qu’elle n’expose pas un absurde banal, qui se veut d’abord divertissant sans nécessairement avoir d’autre sens que celui à première vue.  Dans les personnages, on retrouve un peu de nous, un peu des autres aussi.  L’éternel recherche d’acceptation, cette dépendance à vouloir être inclus dans la société, à se faire aimer, revête un sens nouveau.  Et la magie de Ducharme opère, sans contredis.

Une pièce que j’aurais aimer voir en vrai puisqu’elle m’a fascinée à l’écrit.  Une pièce qui me donne envie de connaître Ducharme et qui m’a fait voir cet auteur comme le maître des mots au Québec.  Ines Pérée et Inat Tendu fait partie de l’histoire du théâtre québécois et si vous tentez le plongeon dans cet oeuvre, vous y verrez que l’on a parfaitement raison d’y croire.  Point négatif? Pas vraiment, quoique la première lecture est toujours difficile. 

Ma note: 9/10

 







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