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Tit-Coq – Gratien Gélinas

29042011

Tit-Coq - Gratien Gélinas dans Critiques - Théâtre 33-Tit-Coq-de-Gratien-Gelinas

TIT-COQ

(GRATIEN GÉLINAS)

THÉÂTRE – TYPO – 14.95$

Voici une pièce Coup de Coeur !

Je le sais, c’est un classique. Mais je ne l’avais pas encore lu et d’ailleurs, je m’en claque les doigts: «Méchant Keven, Méchant!» Je manquais quelque chose. Le premier texte de théâtre entièrement Canadien-Français, ne manque pas d’ardeur, il est touchant, drôle, bien écrit et représente fièrement son contexte socio-culturel. Je suis tombé amoureux de ce soldat égocentrique qui veut tant bien faire, qui a tant besoin d’amour. Quel personnage les amis, quel personnage!

Bon suffit l’admiration, il faut que j’explique mon point de vue…

Allons-y d’abord avec un bref résumé. Tit-Coq est un soldat orphelin d’une vingtaine d’années qui n’a jamais connu les bonheurs d’une famille. D’ailleurs, chaque Noël, il fête seul. C’est pourquoi il ne s’offusque pas quand son commandant le confine à rester à l’ouvrage durant le temps des fêtes. Mais pour le Padre, qui est dans la pièce durant l’énoncé de la sentence, il n’est pas question que Tit-Coq soit punit. Il l’envoie donc dans une famille, celui du meilleur ami du soldat. C’est là que le militaire voit pour la première fois les bonheurs familiaux et il en tombe amoureux, ainsi qu’avec Marie-Ange, la magnifique soeur de Jean-Paul, son ami de guerre.

La scène finale vaut le détour. Je me suis surpris à dire haut et fort les répliques de Tit-Coq et de Marie-Ange. C’est touchant et vibrant de vérité. L’auteur a la parfaite maîtrise de sa pièce et il écrit en toute lucidité, en toute réalité. On sent l’amour perdu, on sent la triste fatalité, on s’émouvoie devant un discours poignant.

Le rythme est également parfait. On bascule d’une scène à l’autre avec harmonie. C’est plus que facile à comprendre, car on y croit toujours. On se met dans la peau des personnages. En ce sens, c’est réussit.

Époustouflé et admiratif, je n’arrive pas à trouver de défauts. Il faut dire que pour cette pièce-ci. J’ai perdu toute objectivité, car je tiens à dire ceci: JE T’AIME GRATIEN! JE T’AIME TIT-COQ!

Ce que la lecture nous fait faire parfois…




Les Sens – Théâtre La Rubrique

3022011

Les Sens - Théâtre La Rubrique dans Critiques - Théâtre

Le Théâtre La Rubrique présente

Les Sens

La production estivale du Théâtre La Rubrique à Jonquière ne laisse pas indifférent. Cette année, c’est une écriture à six mains que l’on propose sur la scène de la salle Pierrette-Gaudreault. Réunis sous le thème des sens, les textes de Michel-Marc Bouchard, Sylvie Bouchard, Daniel Danis, Jean-Rock Gaudreault, Larry Tremblay et Pierre-Michel Tremblay sont à l’honneur. Notons ici que ce sont tous des dramaturges régionaux (et qu’on a du talent au Saguenay!)

Chaque auteur à donc eu le défi d’écrire une courte pièce sur un des sens en incluant le sixième. Tant de diversités amène un aspect plutôt intéressant à la production, où le spectateur découvre l’univers particulier de chacun des écrivains. Nous assistons carrément à six pièces différentes et les comédiens savent varier le jeu pour nous le faire sentir. J’ai aimé être tantôt touché, tantôt amusé. L’amalgame de sentiments divers crée une harmonie, quoique certaines scènes soient un peu inégales.

Malgré cela, rien n’empêche que vous passerez une bonne soirée. Les gags sur le kiwi, ce fruit nouveau de Nouvelle-ZZZZélande, vous fera bidonner et dilatera votre rate. Vous en sortirez grandi, peut-être pas mentalement, mais du moins vos coins de lèvres toucheront probablement vos oreilles. La mise en scène entraînante déchaîne un flot d’adrénaline et on a le goût de passer à la scène suivante: «Le goût CHECK!, NEXT! Le toucher… que se passera-t-il? Qu’attend-il ce personnage?…» Bref, l’ambiance est digne d’une spectacle de grande qualité.

Parlant du toucher, je vais me remémorer longtemps de la piécette (ça se dit tu?) de Jean-Rock Gaudreault. On assiste à un combat philosophique sur la vie et sur les sentiments humains. Benoît Lagrandeur m’a époustouflé.  Son jeu impeccable m’a carrément fait oublier le comédien et j’avais un réel abandon. La violence et la douceur, ultimes contrastes, étaient au rendez-vous. Chapeau! Melon et haut de forme, tout ce que vous voulez!

Cet abandon n’a pas duré toute la production. J’ai senti une légère surabonce de détails visuels à la fin fin fin. En gros, j’aurais aimé m’imaginer un certain policier embarquer la vieille, pas le voir sur scène. Parce que sincèrement, je ne croyais pas à ce sixième sens, jusqu’à ce que la chute me renverse. J’ai aimé l’idée, l’atmosphère, et ce revirement de situation. La production aurait pu finir quand la vieille meure, selon moi.

Néanmoins, il reste que j’ai adoré ma soirée. Il y a peut-être ce jeu plaqué et énervant dans le texte sur la vue qui m’a choqué, mais après mûres réflexions, j’ai compris l’idée derrière tout ça. Une exagération de joie vivre, contrastant avec ce personnage marqué joué par Patrice Leblanc.

Je noterais aussi que les images vidéos de Boran Richard sont vraiment agréables à regarder.

À voir.

Absolument.

Les Sens du Théâtre La Rubrique est présenté du 26 janvier au 12 février à la Salle Pierrette-Gaudreault du Mont-Jacob. Une mise en scène de Benoît Lagrandeur assisté par Christian Ouellet avec Émilie Gilbert-Gagnon, Benoît Lagrandeur, Patrice Leblanc, Sara Moisan, Guillaume Ouellet et Guylaine Rivard.

 




Une musique inquiétante – Théâtre du Rideau Vert

29012011

Une musique inquiétante - Théâtre du Rideau Vert dans Critiques - Théâtre Tour_Musique 

Le Théâtre du Rideau Vert présente

Une Musique Inquiétante

La Salle François-Brassard du Cegep de Jonquière recevait le 25 janvier dernier le Rideau Vert avec la pièce Une Musique Inquiétante. Le texte original de Jon Marans, traduit par Maryse Warda, m’a charmé et touché.

C’est dans une salle réduite et pas tout à fait pleine que s’est produit sur scène les interprètes Jean Marchand et Émile Proulx-Cloutier. Dans un décor fabuleux, les notes de piano se sont mises à jouer. Lorsque le personnage de Mashkan s’est tapé sur les doigts, le spectacle était lancé. On rencontre des personnages forts, parfaitement joués et qui, à mon avis, savent faire rire et émouvoir.

D’ailleurs, voilà un thème présent tout au long du une-heure-cinquante-avec-entracte. Le mélange de joie et de tristesse, que la mise en scène de Martin Faucher sait très bien traduire, perce l’âme et nous renvoie à notre propre conscience. Les sourires en coin laissent parfois la place à une profonde réflexion, baignant le tout dans une culture différente, mais qui se rapprochent tellement de nos préoccupations. Âmes égratignées, les larmes viendront assurément.

On nous laisse aucun temps mort. Les silences sont lourds et on s’y plait. L’ambiance terne est d’une profondeur que seuls les plus bourrus ne sauront apprécier.

Ce qui m’a ébahi, c’est ce jeu teinté de musique. Non seulement cet art fait parti intégrante du spectacle, mais on peut y entendre les comédiens glisser leur doigt sur ce piano, acteur à part entière puisqu’il est porteur d’émotions. Cette amalgame de sons et de mots est ce qui m’a le plus plu. On joue tout en jouant. Impressionnant et formidable.

Je ne saurais passer sous silence le propos de la pièce. Deux histoires particulières, en lien avec des personnages touchants, ne peut que se rendre droit au coeur. On a là selon moi un excellent choix artistique. C’est un scénario gagnant d’avance qui nous attend avec le texte de Marans.

Bref, l’expérience a été fructueuse et l’oubli de cette pièce ne se fera pas de sitôt dans mon âme sensible. Une musique à répéter, à entendre à nouveau, encore et encore.

Une musique inquiétante du Théâtre du Rideau Vert est en tournée partout au Québec jusqu’au 27 février. Quêtez-vous une place dans votre ville. Infos: http://www.rideauvert.qc.ca/




Le Malentendu – Albert Camus

14012011

Le Malentendu - Albert Camus dans Critiques - Théâtre 9782070388721

LE MALENTENDU

(ALBERT CAMUS)

THÉÂTRE – FOLIO THÉÂTRE – 7.95$

Une mère et sa fille complotent des crimes à l’hôtêl où ils sont propriétaires. Dans le village, un nouvel arrivant viendra bouleverser leur existence. Il n’est pas venu pour rien, il le sait trop bien et il devra agir. Mais elles, comment réagiront-elles devant le fait accompli?

Il s’agit d’une pièce que j’ai dû lire la dernière session pour mon cours de Littérature et Imaginaire au Cegep. Le concept de base de la pièce de Camus ressemble à plusieurs autres et on sent ici l’influence qu’il a eu sur les semblants de quiproquos qui ont suivi sa littérature. Peut-être, en fait probablement, se basait-il sur des situations déjà réportoriées ou écrites, mais tout de même, on sent le cliché venir de loin. Je n’accuse pas Camus puisqu’il est peut-être le précurseur à l’époque, le manque d’information m’y oblige.

Par-dessus tout, on sent l’électricité de l’ambiance partout à travers les lignes et les dialogues. Il y a une certaine lourdeur favorable au suspense et qui met en valeur les personnages forts et prédominants. Les mots employés par chacun amènent une personnalité solide et une atmosphère de meurtre. Plus on relit, plus on savoure.

La pièce est tout de même facile à comprendre pour n’importe qui. Il y a là une belle idée directrice qui semble tordue au fil de fer, mais qui s’enchaîne parfaitement et agréablement. J’aime l’écriture de Camus, je le trouve porteur d’un certain charme, d’un certain sens. Il ne bouscule rien, mais laisse aller l’imaginaire du lecteur vers des contrées lointaines où se trame quelques complots.

Bref, il s’agit ici d’une bonne pièce de théâtre que je vous invite à lire. 




Soudain l’été dernier – Théâtre Les Têtes Heureuses

2112010

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LES TÊTES HEUREUSES présentent

SOUDAIN

L’ÉTÉ DERNIER

Suite à la «controverse» qu’il y a eu à propos de ce commentaire que j’ai fait sur Facebook le soir de la réprésentation où j’était présent, et qui dit, je cite : « Une légume me vient à l’esprit après l’écoute douleureuse des Têtes Malheuseuses: un navet !!!» , je souhaite rectifier le tir.

Premièrement, je voudrais rappeler à tout ceux qui lisent mes critiques qui je suis, c’est-à-dire personne. Après cela, je suis quelqu’un qui carbure au théâtre, qui aime jouer et qui s’implique dans divers projets amateurs. Je suis un étudiant qui fait des critiques, pour le plaisir dans faire et je ne me prend nullement au sérieux. En fait, si on me voit comme ça, j’en suis réellement désolé. Car comme humain, j’ai mes défauts et mes qualités. Je suis ironique, je l’admet. Je suis souvent franc et direct. Je suis comme ça, point.

En ce qui concerne la pièce Soudain l’été dernier des Têtes Heureuses, il est vrai que je n’ai pas apprécié et j’aimerais dire ceci à tout ceux qui pourrait prendre personnel ma critique: dites-vous que je vous aimes comme comédien, que j’admire le courage que vous avez d’offrir à la région saguénéenne des pièces qui frôlent le professionalisme, qui sont dignes d’intérêt, et la majorité du temps, de grande qualité. Les Clowns Noirs, par exemple, sont le symbole du talent au Saguenay. Dario Larouche, que j’ai clamé comme génie de la mise en scène, fier membre du Théâtre des 100 masques, oeuvre pour la région! Charles et Berthin, du Théâtre La Rubrique, a été une pièce qui m’a touché, malgré qu’en classe nous l’avions démoli. Je considère donc le théâtre saguenéen comme un théâtre riche, sans équivoque, tout simplement. Tout ce paragraphe pour dire que je n’attaque qu’une oeuvre, qu’un pièce, qu’un produit. À ne pas prendre personnel.

La mise en scène m’est apparue fade, monotone, emmerdante même. Les comédiens qui se sont mis de dos, convention qui a été abolie pour la pièce, avait un sens que je ne comprenais pas. Pourquoi me cacher une comédienne qui dicte un message bourré d’émotions? N’y a-t-il pas autre moyen d’illustrer un manque de communication? Est-ce que je pourrais voir la performance? Les personnages qui fument constamment m’apparaissaient inutiles, sinon déstabilisants. L’accessoire, je l’aime bien, mais à répétition, il m’a semblé tellement anodin. Il y avait aussi ces comédiens qui stagnaient en arrière de la scène, admirant ce qui se jouait. Il y a là quelque chose d’intéressant, mais j’ai un malaise à les voir arriver longtemps, à les attendre, à les remarquer, à les voir comme figurant. J’étais déconcentré, peut-être n’ai-je pas le talent pour le faire, mais peu importe. Toujours au niveau de la mise en scène, il y a des points que j’ai bien aimés. Les personnages qui ne se regardent pas lorsqu’ils ont quelque chose d’importants à dire. Ces effets de chute à la fin de certaines scènes étaient bien pensés. Mais bon, j’ai senti le temps se presser contre moi, se perdre et s’envoler, parce que la pièce ne m’a pas accrochée.

Bien que le texte soit du Tenessee Williams, un auteur qui écrit des mots tellement remplis de sentiments, qui a le pouvoir de faire réfléchir, de faire transmettre des émotions, il est apparu que le jeu des comédiens m’a déçu. La perfomance était inégale. Parfois on embarquait, parfois on décrochait. Les longs monologues s’avéraient lourds, difficile à suivre, par le texte oui, mais aussi par l’acteur(trice) qui, j’avais l’impression, jouait toujours de la même façon sans faire ressentir la profondeur des mots. Ce pouvait être un accent, une manière de parler, qui me titillait constamment. J’ai croisé les bras et j’ai grimaçé, je l’avoue. Les émotions me paraîssaient fausses, me semblaient plaqués. Les pleurs n’étaient pas convaincants, un peu comme l’ensemble des jeux d’acteurs. Il y avait aussi des problèmes au niveau de la distribution, la mère de Cathie paraîssant un peu jeune pour que l’on croit à son âge dans la pièce. Mention tout de même à Maude Cournoyer, qui lors de certaines scènes dramatiques, laissait surgir à l’ensemble une pointe d’espoir.

Bref, c’est une pièce que je ne conseille pas. Mais le meilleur est de vous en faire une idée par vous-même et d’encourager le théâtre local en prenant connaisance des meilleures (et même des pires) productions.

Pour ce qui est de la critique, j’espère que vous avez l’esprit ouvert, je ne peux plus me plier pour expliquer mon désarroi. Je prie à tout le monde de m’excuser pour le commentaire sans fondements sur le réseau sociaux et demande de prendre cet article comme une simple opinion. J’aime la région, j’aime le théâtre. Tout ça me fait penser à un directeur artistique régional qui m’a déjà dit: «Je crois en mon projet, c’est ça l’important!». 

J’aimerais voir une autre pièce des Têtes Heureuses? Assurément!

75357_10150304462440332_302021945331_15335955_6846850_n dans Critiques - Théâtre

du 21 octobre au 7 novembre 2010
au Petit Théâtre du Pavillon des Arts de l’UQAC
du jeudi au samedi à 20h et le dimanche à 14h.
Avec : Lucille Perron, Martin Giguère, Maude Cournoyer, Dominique Breton, Éric Renald et Dave Girard




La Face Cachée de la Lune – Robert Lepage

17052010

La Face Cachée de la Lune - Robert Lepage dans Critiques - Théâtre livrefacecachee

LA FACE CACHÉE DE LA LUNE

(ROBERT LEPAGE)

THÉÂTRE – L’INSTANT SCÈNE – 83 PAGES – 16.00$

La face cachée de la lune raconte en parallèle la relation tendue de deux frères à la suite du décès de leur mère et la course folle à la conquête de l’espace entre Américains et Soviétiques. Philippe, éternel candidat au doctorat, obligé de faire de la réclame téléphonique pour arrondir ses fins de mois, se passionne pour l’espace et souhaite que sa thèse, portant sur le grand physicien Tsiolkovski, soit publiée. Jaloux du succès de son cadet, présentateur vedette de la météo, il est à couteaux tirés avec lui quand vient le temps de liquider les biens de sa mère. En parallèle, il prépare une bande vidéo destinée à un éventuel auditoire extraterrestre en filmant son modeste logement et en en présentant la banalité comme témoignage de la vie sur terre. 

Vous connaissez seulement le moulin à images de Lepage? Ou savez du moins qu’il fait la mise en scène du nouveau spectacle du Cirque du Soleil: Totem ? Et bien sachez que Lepage n’a pas fait que ça et qu’il a écrit, réalisé et joué La Face Cachée de la Lune, une pièce importante dans le théâtre contemporain.  Une pièce qui revêt un nouvel aspect à l’écrit et je m’explique. 

Le concept de Lepage est que la mise en scène passe parfois avant le texte.  Il semble avoir une vision globale de ce qu’il veut présenter, puis les images se précisent et finalement, quand il a le temps, il écrit les dialogues.  Hors, tout porte à croire que c’est donc là l’aspect le plus pauvre de l’oeuvre.  Au contraire, ces dialogues sont conscis, foutrement bien écrits et crédibles.  Ils revêtent des sens particuliers et nous foisonnent des questions dans l’esprit.  Les entre-deux informatifs qui nous mettent en contexte sont intéressants. 

En livre, c’est bien.  J’aurais vraiment aimé voir ça en direct, quoiqu’il y encore une solution: le film! Et oui, Robert Lepage a joué dans le film de sa propre oeuvre et l’ayant écouté, moi je dis qu’il s’agit d’un très bon film québécois qui mérite qu’on lui accorde de l’attention.  Seulement l’effet de la fin qui fait un peu «fake», mais bon.

Donc, pour terminer, un livre qui possède les dialogues très bons de Robert Lepage, mais qui jouent quand même un rôle second dans son oeuvre.  Et je le trouve un peu trop dispendieux pour le peu qu’il nous offre; je l’ai lu en moins d’une heure.

Ma note: 8/10




Ines Pérée et Inat Tendu – Réjean Ducharme

15052010

inespreetinattendu1.jpgINES PÉRÉE ET INAT TENDU

(RÉJEAN DUCHARME)

THÉÂTRE – LEMÉAC – 121 PAGES – 16.95$

Deux adultes-enfants partent à l’aventure, à la recherche de l’acceptation. D’où viennent-ils? Personne ne le sait. Attachants de naïveté, parfois cruels, toujours très lucides, vont-ils se faire comprendre? Laissez-vous faire, ils vont détruire vos certitudes avec leur langage poétiquement cru. Réjean Ducharme jongle avec les mots comme Ines et Inat jonglent avec nos émotions. Une larme voisine souvent avec un sourire, et ce pour notre plus grand bien.

Vous pensez que les Denis Drolet, Jean-Thomas Jobin et André Sauvé de ce monde font de l’absurde? Vous n’avez encore rien vu! Avec cette pièce de Réjean Ducharme, on tombe directement dans un monde complètement insensé à prime abord, mais parfaitement logique lorsqu’on regarde au deuxième niveau.   Ça se lit avec des appréhendements suspects, des questions qui bouillonnent dans notre crâne, des sourires de malaise, des réflexions profondes et un laissez-aller primordial.  Il faut s’abandonner à la lecture, sinon vous n’y resterez pas longtemps.

Ce qui est fascinant avec cet oeuvre de Ducharme, c’est qu’elle n’expose pas un absurde banal, qui se veut d’abord divertissant sans nécessairement avoir d’autre sens que celui à première vue.  Dans les personnages, on retrouve un peu de nous, un peu des autres aussi.  L’éternel recherche d’acceptation, cette dépendance à vouloir être inclus dans la société, à se faire aimer, revête un sens nouveau.  Et la magie de Ducharme opère, sans contredis.

Une pièce que j’aurais aimer voir en vrai puisqu’elle m’a fascinée à l’écrit.  Une pièce qui me donne envie de connaître Ducharme et qui m’a fait voir cet auteur comme le maître des mots au Québec.  Ines Pérée et Inat Tendu fait partie de l’histoire du théâtre québécois et si vous tentez le plongeon dans cet oeuvre, vous y verrez que l’on a parfaitement raison d’y croire.  Point négatif? Pas vraiment, quoique la première lecture est toujours difficile. 

Ma note: 9/10

 




L’effet Boule de Neige: Merci Jonathan!

26112009

L'effet Boule de Neige: Merci Jonathan! dans Mérites et Récompenses

 

Je voudrais remercier Jonathan Reynolds d’avoir choisi mon blog.  Le petit mot qu’il a rajouté m’a littéralement ému.  J’ai de la pression sur les épaules maintenant :) Bon, alors, voici un exemple de l’effet Boule de Neige.  Lorsqu’un bloggeur reçoit ce prix de la part d’un autre bloggeur, il doit révéler sept secrets que les autres bloggeurs ne connaissent pas de lui.  Ensuite, il doit saluer d’autres blogues et leur offrir ce prix, mais, tous les blogues que je lis l’on reçu alors je ne ferai qu’énumerer les blogues que j’aime lire. 

Maintenant, place au révélations!

1) Je suis extrêmement PARESSEUX.  Mais le terme exact est rêveur.  Lorsque vient le temps de faire des devoirs, des travaux, d’écrire, de m’avancer, de travailler, de faire le ménage, je pense à tout, sauf à ce que je dois faire.  Je manque d’ambition pour ce que je n’aime pas faire.  Je suis donc un peu libertain, j’aime être libre la journée; d’écrire et de lire sans avoir de pression!

2) Je suis un STRESSÉ de la vie.  Oh my god, oui! N’importe quoi peut me faire stresser, souvent des évènements assez loufoques.  Par exemple, dans la classe, quand le prof choisi quelqu’un pour un truc, je lève la main et je veux tellement être choisi que je stress à fond.  Un autre exemple, quand je vois un jeune auteur qui publie, je stress au max parce que je me dis: il me vole ma place! Peut-être ai-je trop l’esprit de compétition…faut aimer ce qu’on fait, je crois.

3) J’ai une autre passion que les mots: le THÉÂTRE.  Cette année, je suis dans la troupe Abztrackto, celle du Cégep de Jonquière.  Je joue un rôle principal et un secondaire et j’ai énormément de texte et de temps de glace.  Et devinez quoi? Notre pièce a été choisi pour être joué au Festival Intercollégial de Théâtre, qui se situe cette année au Cégep Lionel-Groulx.  Donc, si vous restez dans le coin, en mars, vous viendrez me voir.  Je vous redonne plus de détails cette hiver.

4) Comme Geneviève Blouin, (auteure et bloggeuse), je n’aime pas beaucoup engager la conversation.  Je suis gêné de nature.  Cependant, quand la conversation est avancé et que je me sens à l’aise dans un groupe: watch-out! Je suis fringant, des fois drôle (des fois pas) et assez fou.  Je parle beaucoup, je deviens très bavard.  Mais y aller de mon gré, c’est difficile.

5) La plupart des soirs (genre 6/7), j’ai de la difficulté à m’endormir parce que je m’invente plein d’histoires.  Parfois d’amour, parfois complètement absurdes.  Ces temps-ci, je m’invente des séances de signatures, des appels d’éditeurs, des salons du livre, des couverture de romans avec mon nom dessus.  Peut-être un jour cela deviendra-t-il réalité?

6) Je suis IMPULSIF.  J’agis sur le moment.  Mes pétages de coches sont quelque chose.  Mais je suis très gentil, je nargue personne, je respecte tous le monde.  C’est seulement quand on joue sur mes valeurs et avec mes nerfs que je rage.  Je travaille cependant à contrôler mes excès et je réussis assez bien, comparé à quand j’étais petit.

7) Je passe un peu trop souvent mon temps sur INTERNET. Je vais sur un site, je quitte et deux minutes plus tard, je reviens.  Je quitte tout de suite parce que je me dis : voyons, je viens juste d’y aller! Je regarde les blogues très souvent, trop souvent et vais voir mes messages au moins quinze fois par jour, sinon plus.  Souvent, cela m’empêche d’écrire.  Maudit web du diable!!!

Voilà mes révélations, j’espère que vous vous êtes régalés.

Maintenant, voici la liste des blogues que je vais voir presque à tous les jours:

+ Aveugle (Jonathan Reynolds)

+ L’ermite de rigaud (Richard Tremblay)

+ Tu Verras Clavier (Dominic Bellavance)

+ Les Archives du Sanatorium (Mathieu Fortin)

+ Le Hameau des Écrits (Pierre H.Charon)

+ La Plume Volage (Isabelle Lauzon)

+ La Plume et le Poing (Geneviève Blouin)

+ Les Carnets d’Émilie (Émilie C.Lévesque)

+ Le Castor Déplumé (François Bélisle)

+ Chronique d’une auteure talentueuse (Audrey Parily)

+ Le blogue des Nerdz

PS: la preuve que je vais les voir souvent est que j’ai fais la liste par coeur, sans référence, en me fiant à ma mémoire!




Le Psychomaton – Anne-Marie Olivier

2112009

Le Psychomaton - Anne-Marie Olivier dans Critiques - Théâtre amo_psychomatonLE PSYCHOMATON

(ANNE-MARIE OLIVIER)

DRAMATURGES ÉDITEUR – PIÈCE DE THÉÂTRE – 148 PAGES – 17.95$

Résumé:

Derrière le comptoir d’un dépanneur, Josée s’étonne du besoin d’aide criant que vivent les gens de son quartier. Avec le concours de Polo, elle invente une machine qui dépannera littéralement le moral des gens. La machine aux allures de photomaton régurgite un judicieux conseil, une solution à chaque problème émis lors de la consultation. L’appareil endosse plusieurs fonctions selon les humeurs des clients : refuge, cachette, confessionnal, oreille attentive et fine psychologue pour les uns… ou objet de convoitise, outil d’exploitation… pour les autres. Mais Josée est persuadée du bien qu’elle peut accomplir et susciter : Ma théorie d’la vie, c’est pas compliqué, c’est qu’on fait partie d’une grande chaîne d’amour sauf qu’on le sait pu!.

Commentaires:

Une pièce avec un bon fond de moral qui tourne pas mal en rond.

La diversité de personnages est étonnante (pas moins de 18).  Certains nous font rire, certains nous font pleurer, d’autres remettent en perspective nos convictions.  Quelques-uns s’en retrouvent parfois clichés tellement ils tournent au ridicule.   La distribution est parfois difficile.  À moins d’avoir dix-huit acteurs différents, il faut bien réfléchir avant d’attribuer les rôles, de sorte que le spectateur ne sente pas de familiarité entre les personnages. L’importance du jeu est donc capital.

Concernant les textes, ils sont réalistes, ont du «punch» mais dévient parfois légèrement du chemin tracé.  J’ai remarqué de nombreux dialogues parfois incompréhensible, sans profondeur, sans sens particulier, comme s’il était ajouté là sans aucun but.  Le concept cependant, est génial: une psychomachine! Je pense cependant qu’il aurait mérité plus de travail.  Il aurait fallu un peu de viande autour de l’os.

La fin m’a laissé perplexe, dans le sens où je n’ai pu identifié si c’était bon ou mauvais.  Dans tous les cas, elle laisse un sentiment d’incompréhension parfois étrange.  La scène finale est cependant bien pensée et heureusement, l’auteure est allé à l’évidence.

En gros, la pièce vaut la peine d’être écouté parce qu’elle révèle un concept tout à fait original et marginal. La lecture est dans ce cas-ci moins évidente.

En passant, je jouerai le rôle de Paulo et de Madame Rivard en mars prochain lors du Festival Abztrackto au Café Théatre Côté Cour à Jonquière lors d’une adaptation de cette pièce.  Vous comprenez maintenant pourquoi j’en parle.

Ma Note: 11.5/20

Lien:

+ Le théâtre d’Aujourd’hui (Le Psychomaton)

L’article est également disponible sur CôtéBlogue.ca







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