Pour de Vrai – François Avard

26072010

Pour de Vrai - François Avard dans Critiques - Roman pourdevrai

POUR DE VRAI

(FRANÇOIS AVARD)

ROMAN – LIBRE EXPRESSION – 24.95$

« Mon idée pouvait sembler folle, mais avec le temps j’ai développé l’instinct pour savoir reconnaître un concept épatant. Le voici : j’irai réellement rencontrer les bêtes noires de mon passé. Je confronterai ces personnes avec les stigmates qu’elles ont laissés dans ma biographie. Je les questionnerai sur leur vie, sur ce que chacun est devenu malgré ou à cause de moi. Le hook du concept, « l’accroche », c’est que vous lirez le résultat de ces enquêtes dans les pages suivantes. » Tel est le projet d’Avard : un reality book où il est notament question de destins qui se croisent. De même qu’un duel entre la vérité et le mensonge, entre le vrai et le faux, entre la vérité et le mensonge, entre le vrai et le faux, entre la réalité et la fiction. Oh, et puis, il y a bien sûr, Bibi, les ennuis quotidiens le toit percé…

Autant j’ai aimé le style décapant de Dompierre, autant je retrouve ce culot d’auteur dans le roman d’Avard.  Un mélange entre la réalité et la fiction qui brouille les pistes. L’écrivain a alors tout ce qu’il faut pour amener le lecteur où bon lui semble.

Ça se lit tout seul. Le livre est très bien structuré, paradoxalement à un style très déstructuré, mais bien fait.  Avard nous ramène tout le temps dans le doute et on adore ça.  Les pensées du personnage principal sont tout simplement succulentes, soit on les acquiesce avec un sourire, soit les on boude avec ce même sourire.  Parlant de rire, dans tout ça, il y a un humour noir et une critique sociale admirable.  Le concept en général est très originale, quoiqu’on retrouve certaines longeurs, notamment le quotidien d’Avard et de sa Bibi.  Même si l’auteur explique que tout dans le livre a un sens face à sa vision de la vie et de la sienne, on accroche pas toujours.  Quoiqu’il en soit, on tourne tout de même les pages rapidement et on embarque dans le plan fou d’Avard de tout remettre en cause et de voyager à travers son passé si banal, mais qui peut, par une imagination débordante, reprendre des ardeurs.

 Bref, une aventure rocambolesque dont on doit plonger tête première sans se poser de questions, même si ces dernières vous hanteront tout au long de la lecture.

 Bonne chance pour démêler le vrai du faux, j’en suit pas encore arrivé!

Ma note: 9/10




Dérives – Biz

29062010

Dérives - Biz dans Critiques - Roman court derives-biz-10

DÉRIVES

(BIZ)

ROMAN COURT – LEMÉAC – 93 PAGES – 11.95$

À la naissance de son fils, un homme sent tomber sur ses épaules tout le poids du monde. Écrasé par le quotidien, réfugié dans son lit, il entre alors en lui et s’engage sur un radeau dans la traversée du marais. Avec un sens aigu du détail qui fait mouche, le rappeur Biz explore le côté obscur de la vitalité qui nous fait tout voir en noir et souhaiter ne plus jamais quitter le lit, cette embarcation de fortune qui nous permet de sonder le néant de nos dérives. Biz est membre du groupe rap Loco Locass depuis dix ans. Dérives est son premier récit de fiction.

Il est poussé fort un peu de dire que ce livre de Biz est un roman puisqu’il alterne entre une allégorie de la descente parentale aux enfers et de faits vécus. Mais, il est vrai de spécifier que ce quatre-vingt-treize pages est un bijou stylistique.

J’admire Biz pour son talent, et surtout, pour son amour de la langue française.  Ça se ressent dans Dérives. Il exploite les parcelles de sa facilité pour jouer avec les mots et les utilisent à bon escient dans ce court roman.  Il y insère un critique sociale constructive et tout à fait lucide. L’auteur ose en se prononçant sur les malheurs d’être père, tout en respectant le lecteur qui peut tout de même voir une brèche de bonheur à son chaos de changeur de couches

Ils partagent avec nous des expériences qui rejoignent bon nombre de personnes.  Que vous le lisiez par curiosité, comme moi, avant d’être père.  Que vous le lisiez par recherche de réconfort ou que vous le lisiez par souvenir, vous serez servi avec le style accrocheur du rappeur de Loco Locass.

Court, efficace, quoique le marais est parfois redondant de platitude.

Ma note: 8.5/10




Entités (1) Le Jour de l’Éveil – Mathieu Fortin

26062010

Entités (1) Le Jour de l'Éveil - Mathieu Fortin dans Critiques - Roman jeunesse Entites

ENTITÉS (1)

LE JOUR DE L’ÉVEIL

(MATHIEU FORTIN)

ROMAN JEUNESSE – ÉDITIONS TRAMPOLINE – 268 PAGES – 13.95$

Depuis des temps immémoriaux, les Entités tentent de voler les corps des humains pour reprendre le contrôle de la Terre. Seuls quelques valeureux membres d’une Confrérie secrète, les Talentés, mènent le combat pour les en empêcher. Cependant, ils sont de moins en moins nombreux et le triomphe des Entités est imminent. Jusqu’à l’arrivée de trois adolescents qui, avant aujourd’hui, ignoraient tout de cette histoire. En ce jour de l’éveil, les destins de Corinne, Victoria et Casimir seront étroitement liés à la survie de l’humanité.

Ce livre de Fortin est le plus long à ce jour.  Mieux encore, il est le premier d’une série de peut-être cinq à sept romans.  La plume de l’auteur s’en est-il ressentie? Et quand est-il de son style habituel pour les formes courtes? Ma réponse à la première question serait plutôt un oui et un non et la réponse à la deuxième serait que l’auteur a peut-être mal dosé son adrénaline, ce qui me chicote un peu.

Tout d’abord, soyons clairs, il est indéniable que j’irai m’acheter le deuxième tome à sa sortie.  L’univers créé par Fortin me plaît.  Il est accessible, suit tout de même un bonne logique et les personnages y sont attachants.  L’intrigue est bien modelée, de sorte que la suite nous paraît inévitablement une lecture primordiale. 

Mais, je n’ai pas seulement hâte de trouver réponses à mes questions dans les prochains tomes, j’ai aussi l’envie de voir si le style de l’auteur sera mieux adapté.  Je m’explique: dans le Loup du Sanatorium, par exemple, où même dans le Protocole Reston, j’aimais avoir une bonne dose d’action en un court laps de temps.  Ça me crinquais, ça me donnait le goût de vivre les évènements.  Pour Entités, j’ai plutôt le goût d’une quête, elle aussi bourrés de défis et de moments de combats, mais à plus faibles doses.  Dans le premier tome de cette série, surtout vers la fin, je me suis senti désemparé, perdu dans un bouillon d’acide et d’émotions fortes, perdant un peu le fil dans des scènes que je trouvais parfois chaotiques.  Les évènements arrivent trop vites, ne laissant pas le temps au lecteur d’assimiler ce qu’il se passe.   

Mathieu Fortin est un gars d’action, ça se sent et ça se lit.  Un parfait équilibre entre l’énigme et l’adrénaline mettrait cette série beaucoup plus en valeur. Bref, j’ai très hâte de me faire une idée du tome 2 (Trahisons).  En tout cas, le titre laisse présager que j’aurai peut-être ma part de suspense. 

Ma note: 6/10




Les Princes de Santerre (1) Premier Mal – Luc St-Hilaire

20052010

Les Princes de Santerre (1) Premier Mal - Luc St-Hilaire dans Critiques - Roman AAA

LES PRINCES DE SANTERRE (1)

PREMIER MAL

(LUC ST-HILAIRE)

ROMAN – DE MORTAGNE – 349 PAGES – 22.95$

Deux frères que tout unit, car ils sont jumeaux et Marqués-du-destin par Vorgrar, le plus puissant des six membres de la Race Ancestrale, Deux frères que tout oppose, car l’un élevé par son père, le Grand Seigneur Alisan, et l’autre par sa mère, originaire du Pays se Santerre. C’est en eux que se précisent les deux Pensées, celles qu’on nomme le Bien et le Mal. Ils deviendront des adversaires, qui s’aiment autant qu’ils se haïssent. De l’issue de leur affrontement dépendra l’avenir de tous les peuples du Monde d’Ici. 

Tome 1 : Premier Mal 

Tandis que Vorgrar tourne le dos à ses froeurs, les énénements se précipitent à Saur-Almeth, la flamboyante cité Alisane. Le Grand Seigneur Mithris Sauragon découvre que son épouse s’est enfuie en emmenant un de ses fils en Pays de Santerre. Une poursuite sans pitié s’engage tandis que le second fils reste auprès de son père, convoitant son pouvoir, première étape qu’il doit franchir afin de dominer le Monde d’Ici. Inexorablement, les Races Anciennes, les Races Premières et Moyen Peuple seront entraînés dans le Premier Mal.

Ma critique va être moins longue que le résumé.  Parce que je vais être franc, j’ai pas réussi à le finir, mes paupières fermaient toutes seules (c’est tanant des paupières des fois non?). 

J’avais acheté le livre parce que j’avais aimé la couverture et le ti-peu de résumé. Buz! Mauvais jugement… J’aurais dû lire les trois premières pages pour savoir que j’allais reposer le livre sur ma tablette sans jamais y refourrer le nez.  Le problème avec le roman de St-Hilaire? Un style désolant, une écriture que je trouve peu soignée, des longueurs étouffantes.  Et quand j’ai rencontré l’auteur au Salon, je lui ai posé une question bien simple, qu’il a eu l’air de trouver conne en me regardant de bas en haut: Votre écriture comporte-t-elle un vocabulaire simple? En passant Monsieur St-Hilaire, c’est pas stupide comme question, je me demandais juste si j’étais dans votre public cible.  Pas besoin de me répondre à la défensive que vous faites des recherches pour trouver vos mots.  Même l’auteur de Caillou fait ça! (Et même Anne Robillard…) 

Je donne une chance à l’auteur en lui promettant de retenter le coup avec un autre de ses romans.  Je vais alors pouvoir juger correctement.  En ce qui concerne Les Princes de Santerre, c’est une série que j’aurais voulu aimé, mais dont j’ai décroché et dont je n’ai aucunement le goût de retenter l’expérience pour voir si ça va s’améliorer parce que il y a trop de livres à lire pour que je m’y attarde.

Finalement, ma critique était plus longue que le résumé! On a toute que des surprises dans la vie.

 Ma note: 2/10 pour l’effort!

 




Les Cerfs-Volants de Kaboul – Khaled Hosseini

16052010

Les Cerfs-Volants de Kaboul - Khaled Hosseini dans Critiques - Roman cervolants

LES CERFS-VOLANTS DE KABOUL

(KHALED HOSSEINI)

ROMAN – 10/18 ÉDITEUR – 406 PAGES – 15.95$

Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d’un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n’entament leur amitié. Jusqu’au jour où Amir commet la pire des lâchetés… Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan.  » Il existe un moyen de te racheter », lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l’Afghanistan des talibans… et de son propre passé.

Ce qui est fascinant avec ce roman, c’est de se sentir plonger en plein coeur de l’Afghanistan, avant et après la guerre russe.  L’auteur a ce don de faire humer à ses lecteurs les parfums de son pays natal, de faire découvrir aux avides de mots un monde complètement différent de la société occidentale.  On est à Kaboul, on joue avec Amir et Hassan, on prend plaisir à vivre parmi eux.

La constante remise en question du personnage principal est réussi et heureusement pour nous, le narrateur en «je» est idéal.  On ressent sa culpabilité tout au long du roman, jusqu’à connaître comment se traduira enfin sa rédemption.  Il s’agit donc ici, d’une lecture qui peut émouvoir et qui cause un effet choc.  La guerre, tel qu’on la connaîtra jamais, est traduit de façon horrible sur plan émotionnel dans le livre, sans pour autant utiliser de mots crus ou d’images violentes.  Là est selon moi la force du roman: nous émouvoir autant avec une ambiance réussie.

Finalement, le seul défaut en ce roman se constitue peut-être dans les quelques longueurs, les descriptions qui parfois n’en finissent plus de finir, ce qui devient agaçant.  Même si on embarque assez rapidement dans la culture afghane, on peut se tanner d’y avoir de longues pages parfois ennuyantes.  N’empêche, se livre s’avère un excellent tremplin pour connaître la culture de là-bas et c’est bien dosé entre la romance et la réalité.  À lire, sans contredis!

Ma note: 8/10




Cris de Sang – Jonathan Reynolds

17042010

Cris de Sang - Jonathan Reynolds dans Critiques - Roman jeunesse 998243-gfCRIS DE SANG

(JONATHAN REYNOLDS)

ROMAN JEUNESSE – Z’AILÉES (ZONE FROUSSE) – 90 PAGES – 8.95$

 

Miriam ne parvient pas à détacher son regard de la place déserte à sa gauche. Depuis le début de l’année, à tous les jours de classe, ce pupitre et cette chaise sont occupés par Ève. 

– Moi, je sais ce qu’il lui est arrivé, chuchote Lily, assise derrière Miriam.

– Qu’as-tu dit?

– Je sais ce qui est arrivé à Ève. Le croque-mitaine l’a enlevée la nuit dernière… 

C’est impossible, pense Miriam. Après tout, les monstres n’existent pas. N’est-ce pas?

 

Les Éditions Z’Ailées ont décidé récemment de partir la collection Zone Frousse, une série de courts romans d’horreur pour préados, un peu comme les Chairs de Poule, mais à la sauce québécoise. Ma première lecture fut agréable.  J’ai eu l’impression de retomber en enfance avec ce Cris de Sang de l’auteur sherbrookois Jonathan Reynolds.  Ce qu’il y a d’intéressant, c’est qu’il évoque les concepts courants des jeunes (par exemple les rangées avant d’entrer dans l’école primaire), leur permettant de s’identifier dans le livre.

Ayant lu d’autres romans  de l’auteur, j’ai été content de retrouver son style habituel pour des lecteurs plus jeunes, c’est-à-dire, ses mots brefs et précis qui veulent tout dire et ses phrases courtes qui semblent avoir été pensées longuement.  Parce que le scénario n’invente rien: une histoire de croque-mitaine, un affreux monstre qui se nourrit de la peur des enfants. Et le roman a deux parties: l’avant combat et le combat.  Le manque de profondeur m’a un peu déçu, mais la crédibilité des personnages et le côté enfantin bien figuré m’a plu et charmé.

Une lecture, assurément, même pour les grands et, pour les jeunes, il s’agit là d’une lecture facile, sans anicroches.

Décidément, je me dois d’explorer davantage cette collection.  Certains me diront de lire Les Fantômes de Péka, de Mathieu Fortin. Je dois y penser, je dois y penser…

Ma note: 7.5/10

 




Toi et Moi, it’s complicated – Dominic Bellavance

6042010

Toi et Moi, it's complicated - Dominic Bellavance dans Critiques - Roman court 30_165x270

TOI ET MOI, ITS COMPLICATED

(DOMINIC BELLAVANCE)

ROMAN COURT – COUPS DE TÊTE – 126 PAGES – 14.95$

La relation de Daniel avec Véronique est sur le point d’éclater. Véronique est jalouse et Daniel ne sait pas comment lui annoncer qu’«il casse». Anne-Sophie fait des photos dans un party d’étudiants en deuxième année de design, party où Daniel était tellement saoul qu’il se souvient à peine avoir frenché avec Vickie, la grande chum de Sara qui elle, est amoureuse de Steeve, qui lui, a eu une aventure avec Anne-Sophie pendant le même party, Anne-Sophie, qui elle… Oui, c’est compliqué, Toi et moi, it’s complicated… Comme la vie des jeunes dans ce monde de Iphone et de Facebook forcenés, où tout se trame. Une réputation, en cette ère d’information rapide, ça se tue à la vitesse d’un simple enter…

Si on a pour thème ici l’attachement essentiel de certains d’entre nous face aux réseaux sociaux, ce roman rend tout simplement accroc.  Impossible de le lâcher.  Ça se lit d’un seul bout, sans trop de concentration, sans avoir besoin d’y penser,  en se laissant aller dans cette engrenage machiavélique.  Si vous sortez indemme, bravo! Parce que pour la plupart des lecteurs du présent livre de Dominic Bellavance, votre prochaine connexion sur Facebook vous paraîtra étrange.

On parle d’une réussite totale et nouveau genre ici. Un roman sur Facebook, vous imaginez?  Totalement dans notre ère! En fait, le seul défaut à mon avis, s’avère qu’il soit seulement trop court, et qu’on en veuille plus.  Parce la trame de fond est géniale.  J’ai senti tout le long la pittoresque désillusion du personnage principal, attachant et bien vivant.    L’atmosphère est réussi et l’auteur a le don de bien nous faire visualiser ses scènes.  

Autre point important, le scénario, qui est un tantinet complexe, nous est parfaitement illustré et simplifié.  On embarque dans le jeu.  On est voyeur face aux relations compliqués de Daniel, on s’attend à rien de moins que de la complication et on aime ça. On pense deviner la fin, mais on se trompe et j’aime me tromper quand je lis. Aussi, Facebook qui devient le médium dangereux, mais vital pour le personnage, est troublant.  Finalement, la mise en page est tout à fait appropriée et elle facilite la compréhension des dialogues et du clavardage.  

Premier du genre, espérons que ce ne soit pas le dernier.  J’ai aimé ce voyage dans les mots de Bellavance, des mots à la fine pointe de la technologie.

Ma note: 10/10   

Liens:

+ Blogue de Dominic Bellavance

+ Page Facebook du livre




Sur les Rives – Michel Vézina

4042010

Sur les Rives - Michel Vézina dans Critiques - Roman court 1002937-gfSUR LES RIVES

(MICHEL VÉZINA)

ROMAN COURT – COUPS DE TÊTE – 139 PAGES – 14.95$

D’abord un meurtre. Une femme. Retrouvée sur une plage, déchiquetée. Près de Rimouski. Puis un homme, assassiné de plusieurs balles dans le bas du corps, comme on dit au hockey. Et un meurtrier, qui boucle la boucle avec une balle dans la bouche. Mais encore, d’autres meurtres, tous semblables, avant, après, pendant… à Moncton, Cape Cod, Carleton, Baie-Comeau, Matane, Cuba… Avec chaque fois, un meurtrier qui se suicide. Un tueur en série, mais qui meurt à chaque meurtre… Pourquoi, comment, qui? Une histoire impossible.

Lecture entrecoupée ici pour plusieurs raisons.  Premièrement, personnelles: manque de temps, pas envie de lire, d’autres projets, d’autres bonnes lectures, etc.  Deuxièmement, ce petit quelque chose qui me dit: pourquoi continuer à lire ce roman-là? Vaut-il la peine que j’y investisse du temps? J’ai finalement pris le temps de le terminer et ma réponse est ambigue dans ma tête.   

 Sur les rives demeure un excellent polar noir original avec une situation inusitée, sortant de l’ordinaire.  Les personnages sont foutrement attachants, l’ambiance morne, souhaitée ou non, reflète la totale désillusion de certains protagonismes.  L’intrigue est captivante, bien ficelée, et amène une finale propre.  Mon court désintérêt envers le bouquin vient peut-être du manque d’entrain de certains passages.  Un dilemme s’offrait à moi, continuer pour voir si ça s’améliore ou arrêter de peur que ça reste toujours aussi à plat?  J’ai bien fait de continuer parce que d’un certain sens, le court roman est réussi.  Il y a quelques redondances qu’il faut surmonter à mon avis, mais peut-être n’y verrai-vous que du feu. 

Un livre qui ne m’a pas nécessairement marqué, mais qui m’a fait passé du bon temps.  Un court roman qui respecte bien le créneau de la maison d’édition, quoique que vous trouverez des trésors encore meilleurs chez Coups de Tête.  À vous de juger!

Ma note: 6/10




Cujo – Stephen King

27032010

Cujo - Stephen King dans Critiques - Roman cujo-king-steCUJO

(STEPHEN KING)

ROMAN – LIVRE DE POCHE – 443 PAGES – 12.95$

Cujo est un saint-bernard de cent kilos, le meilleur ami de Brett Camber, qui a dix ans. Un jour, Cujo chasse un lapin qui se réfugie dans une sorte de petite grotte souterraine habitée par des chauves-souris.  Ce qui va arriver à Cujo et à ceux qui auront le malheur de l’approcher constitue le sujet du roman le plus terrifiant que Stephen King ait jamais écrit. Brett et ses parents, leur voisin Vic Trenton et sa femme Donna, un couple en crise, Tad, leur petit garçon, en proie depuis des semaines à des terreurs nocturnes: tous vont être précipités dans un véritable typhon d’épouvante, un cauchemar nommé Cujo… 

Il y a longtemps que j’ai lu ce livre (2007 – trois ans!? que le temps passe vite…).  Ce que j’aime dans ce genre de critique, c’est les effets que le roman donne après ce long moment sans avoir redécouvert l’histoire de King.  Car bien entendu, je ne peux analyser l’oeuvre, identifier les points forts ou faibles tels que je le fais habituellement avec les livres frais dans ma mémoire.  On parlera donc ici d’impression, en tout cas, de ce qu’il en reste.

Je me rapelle une histoire allumante vers la fin, mais dont on avait de la difficulté à embarquer au départ par une surcharge de détails.  Un scénario simple (un chien qui a la rage et qui tue tout le monde), mais une intrigue bien ficelée, qui se suis bien.  Personnellement, j’avais bien aimé.  J’avais dès lors découvert le style de King, que je trouve parfois ennuyant pour avoir tenté d’autre de ses oeuvres (Roadmaster et Cellulaire).   La fin de Cujo m’avait fait tourner les pages assez rapidement faut dire et j’avais été rassasié en masse par une bonne dose de frousse et de suspense.

Un point que j’avais aimé dans Cujo, c’est qu’il s’agissait d’une oeuvre plus aboutie que les livres que je lisais cette année-là (j’étais dans ma passe Amos Daragon).  La traduction était bonne, car les mauvaises traductions me faisaient refermer le livre à tout coup.  Cujo, un livre que je possède encore dans ma bibliothèque, mais que j’ai pas nécessairement envie de relire.  Finalement, un livre à lire un fois, qui n’est pas un chef d’oeuvre en temps que tel, mais qui permet de passer du bon temps.

Ma note: 6/10




Le Marathon Intercollégial D’Écriture (1/3)

8032010

Le vendredi et samedi 5-6 mars dernier, j’ai vécu 24h de création littéraire. Vingt-quatre heure entrecoupée de pauses, d’ateliers, d’étirements et de buvage de cafés. Parce que j’en ai bu du café. Parce que j’en ai pissé du café…

Je vais faire ça simple, je vais y aller avec le déroulement du vingt-quatre heure, suivi de mes commentaires sur les ateliers et évènements.

12h45: Inscription
Remise d’un beau T-Shirt à l’effigie du Marathon, couleur vert. Très beau.

13h15: Accueil
Présentation de la salle des tortures. Cafétéria avec table carrée et siège pas très confortables, une chance que j’ai une oreiller. Une belle plante au milieu des tables. Je me place avec Jonquière et Chicoutimi. La belle gang de bleuets arrachent la face à Jeanette dans le dépliant et le dépose dans la plante. Notre mentor est prête à débuter l’aventure.

13h30: Ouverture du Marathon dans les quatres collèges.
On voit en direct Jeanette Bertrand dans un écran. Elle est à Montréal, moi à La Pocatière. Elle fait un discourt un peu rigolo, mais c’est pas son propos qui est drôle, c’est un peu elle. Elle nous encourage, c’est apprécié, elle est bien sympathique.

13h45: Atelier de présentation
Premier texte écrit du marathon. Atelier: écrire la première page de sa biographie en empruntant une première phrase d’un livre célèbre. Choix de la phrase: «C’est d’abord une phrase qui m’a traversé la tête: «La mort est un processus rectiligne» »

14h30: Éric Gauthier – Le roman
Atelier le plus utile du marathon selon moi, car c’est le seul auteur qui nous a fait écrire dans l’optique de nous voir nous améliorer et nous faire découvrir les rouages de l’écriture d’un roman. En premier lieu, il nous a fait écrire une mise en situation avec un personnage contraire à nous. Très bénéfique pour moi, j’ai développé un personnage que je voyais très bien de mes propres yeux. Ensuite, il nous a fait part du truc qu’il utilise pour mettre en mots les ambiances et les décors. Il nous a fait écrire un texte sur un centre d’achat hanté par un fantôme de marin. Je le dis, c’est l’auteur qui m’a le plus aidé cette fin de semaine. Il m’a fait voir une vue différente face au roman et c’est parfait. Je suis aller le rencontrer, j’ai fait signé Une Fêlure Au Flanc Du Monde et je lui ai dis: «On se revoit au prochain Boréal!». J’ai même gagné plus tard dans le marathon son livre Feu Blanc, Contes de la lune. YEssssss!

16h05: Pause
Enfin!

16h15: Explication des règlements du Concours Littéraire

16h30: Concours Littéraire Première Partie
Voici donc que prend un bon 20 minutes pour réfléchir à mon idée. Le thème était Rupture en 250 mots, donné par Mme Bertrand, qui est toujours de bonne humeur dans le pot à fleur. Me voilà donc avec une idée farfelu, une micro-nouvelle à punch. Je commence mon premier jet, arrive au trois quart, ça sonne mal. C’est un peu ca-canne et très mauvais le texte. J’ai un problème de narrateur et de point de vue.

17h30: Souper
Très bon, mais j’ai toujours ce problème de narrateur qui me trotte à l’esprit. Je pense sérieusement à l’écrire au JE pour régler le problème.

18h20: Concours Littéraire Deuxième Partie
Je continue mon texte et me rend compte que mon punch final est masculin et que mon personnage principal est féminin. Du coup, ça règle ma question de narrateur. J’affine le texte, enrichi le vocabulaire, les tournures de phrases et je suis assez satisfait! Je recopier le tout et donne mon texte à la responsable.

19h20: Pause
Content!

19h30: Mathieu Lippé – Le conte
Euhhhh, j’ai pas vu de conte, mais des performances oratoires. WoW Révélation du Marathon. Ce poète sait créer de l’ambiance dans un groupe, vraiment. Il joue avec les mots comme avec de vulgaires jouets, il s’approprie les sons, les adaptent, les tournent. Il est magique. Je pourrais vous le vanter pendant des heures comment ce cracké des mots est un passionné hors norme. Je vous le laisse découvrir: http://fonds.tv5.ca/canaux/la-vie-en-slam/videos/lippe

Pour cet atelier, il nous a donné trois minutes pour écrire une moitié de slam, je l’ai complété dans les minutes plus tard. Très impressionnant l’écriture automatique, il en sort de belles phrases

LA SUITE PLUS TARD…







decobonheur |
diskacc |
la porte ouverte |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | IONIS LIGNA
| papillon de nuit
| SUELY BLOT PEINTRE BRESILIENNE