Un automne écarlate – François Lévesque

15092011

Un automne écarlate - François Lévesque dans Critiques - Roman

UN AUTOMNE ÉCARLATE

(FRANÇOIS LÉVESQUE)

ROMAN – ALIRE – 369 pages - 14,95$

Il s’appelle Francis, il a huit ans ­ bientôt neuf ­ et, en compagnie de sa mère, il habite la petite municipalité de Saint-Clovis (trois mille neuf cents âmes et des poussières) où, de l’avis de tous, la vie n’est pas désagréable, même s’il ne s’y passe jamais rien d’extraordinaire.Pourtant, depuis le départ du père de Francis, sa mère fume beaucoup, prend des cachets et dort énormément ; alors le jeune garçon se réfugie au sous-sol pour regarder en boucle ses films d’horreur, pour lesquels il éprouve une véritable fascination. Francis tente ainsi d’oublier sa triste réalité, car cette année, à l’école, il est tout à coup devenu le souffre-douleur de la terrible Sophie, et… et pourquoi donc son père n’appelle-t-il jamais s’il a dû quitter la maison « en raison de son travail », comme sa mère le lui a expliqué ? Mais alors que l’automne colore le paysage de Saint-Clovis, la sérénité de ses habitants est mise à mal par la mort violente d’un enfant, puis par celle d’un deuxième. Pour Francis, il ne fait aucun doute que les monstres qui peuplent ses films d’épouvante ont décidé d’envahir la réalité…

Roman coup de poing, qui touche droit au coeur quand on a vécu des situations semblables. Lévesque fait vivre tellement en profondeur les déboires de son jeune protagoniste qu’on ne peut qu’être ému et en même temps terrifié. Il s’agit ici d’un parfait roman noir, où les parcelles d’optimiste nous retombent en mésaventures qui donnent froid dans le dos. On voudrait dont que le jeune Francis puisse vivre heureux et serein, mais malheureusement, il n’y retrouvera qu’une vie moche, empreint de mensonges et d’horreurs humaines.

C’est là que l’auteur marque des points, à mon humble avis. Il est d’une précision incroyable, autant dans le choix des mots et dans l’élaboration du scénario. On dirait presque que Lévesque raconte naturellement ce qu’il a vécu. L’intimidation et la folie sont des thèmes qui reviennent, les films d’horreur et le genre en particulier n’étant qu’un prétexte, un ajout fort intéressant. Pour quelqu’un comme moi qui n’en est pas familier, on s’y fond, sans nécessairement s’y plonger.

Dans tout ça, c’est une lecture percutante, longue par endroit, surtout dans les segments onirique. Les rêves, ça me fait pas rêver. J’ai toujours trouver la description de cauchemars ennuyeuse à souhait et plutôt inutile. Il faut dire que l’écriture est ici fluide et agréable, elle rend donc la lecture de ces descriptions moins emmerdantes. Par contre, dans certains cas, j’aurais pu m’en passer. Je comprend l’intention derrière, mais n’y trouve pas de plaisirs.

En bout de ligne, il reste que ce livre figure parmi ceux qui m’auront marqué, et je ne cache pas que c’est totalement subjectif, parce qu’il a rejoint en moi un passé pas si lointain et des émotions déjà ressentis. De plus, on retrouve le côté plutôt impeccable qu’on connaît des éditions Alire. À essayer, quelques pages, pour ensuite tourner et continuer sa lecture.




Achats et lectures obligatoires

26082011

Voilà que la session est commencée pour de bon. À travers les quelques cours qui s’immiscent dans mon quotidien, des lectures pas vraiment obligatoires, plutôt nécessaires. Tout me tente, tout me met en haleine: L’Avare de Molière, À toi pour toujours, ta Marie-Lou de Tremblay, 99 francs de Beigbeder et La grammaire est une chanson douce d’Orsenna.

En plus des livres obligatoires, voilà que je viens d’acheter ma copie du Roman-Réalité de Dominic Bellavance. Dès que je termine mon François Lévesque (Un automne écarlate, ALIRE), je l’entame de ce pas. J’ai beaucoup aimé Toi et moi, it’s complicated. Je lui avais même donné une note parfaite. Je donne plus de notes. La musique, j’aime ça, mais je sais pas en faire comme du monde.

Ah oui !
Grosse nouvelle !
Je demande une mise en gras
Grosse nouvelle !
Merci.

J’ai acheté la trilogie du Seigneur des Anneaux de Tolkien (les livres). Je les ai jamais lu. Ça manque à ma culture. Ça manquera plus.

Regain d’énergie pour les mots. J’aime ça.




Les enfants Dracula (1) Les enfants de la nuit – Yanik Comeau

22082011

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LES ENFANTS DRACULA (1)

Les enfants de la nuit

(YANIK COMEAU)

ROMAN – LER – 15.95$

Alors qu’ils vivent leurs vies d’adolescents normaux, trois jeunes – adoptés dans trois pays différents par des parents bons et généreux – apprennent qu’ils sont les descendants directs du plus notoire des vampires de l’histoire, le comte Vladislaw Dracula de Transylvanie. Milos Menzel, Elizabeth Gurney et Sarah Duvall héritent d’une fortune en or et en propriétés évaluée à plus de 100 millions d’Euros. Pour réclamer leur héritage, ils doivent se rendre au château de leur père dans les Carpates où les attend le notaire Jonathan D. Harker VI pour la distribution des biens. Attirés par l’appât du gain et la quête de leur identité, et entraînés un peu malgré eux en Transylvanie profonde, les trois jeunes gens se présentent au célèbre château du paternel, où des surprises troublantes les attendent. Dracula père avait eu des idées sombres en rédigeant son testament, et outre sa fortune, il entend léguer des intentions douteuses à ses trois enfants. Se laisseront-ils tenter par le mal qui vit en eux ? Auront-ils même le choix de se plier ou non aux volontés de leur géniteur ?

J’hésite sérieusement à catégoriser le roman de Comeau dans le jeunesse. À mon humble avis, il s’adresse à des gens de tout âge, même si les protagonistes ne sont pas encore des adultes. On constate que peu importe l’âge du lecteur, il est facilement possible d’y trouver un plaisir de lecture, mais plus loin encore, on traite de sujets plus vieux de manière à ce que les jeunes ne se retrouvent pas trop dépaysés.  Si on prend l’exemple de la sexualité ou bien celle de l’homosexualité, on peut y lire de manière tout à fait décente et naturelle des passages plus rock’n'roll d’un personnage, une vie qui est humainement bien décrite et dont on peut s’identifier si le chapeau nous ressemble, ou nous fait, c’est selon.

C’est d’ailleurs cet aspect qui m’a plu de l’écriture de l’auteur. Chaque scène, chaque détail, nous amène précisément et avec finesse des images à l’esprit, comme un film qui se déroule devant nos yeux. Ce phénomène procure donc au lecteur un sentiment d’abandon, car il n’a plus à se concentrer pour lire les mots et n’a qu’à laisser aller son imaginaire. Lecture d’été? Je ne pense pas. Le style est léger, pas de doute là-dessus, mais c’est du jeunesse qui plaira aux adultes. Je pense aussi qu’il a le potentiel d’être le début d’une série prometteuse, qu’un lecteur d’occasion dévorera, ou lui fera connaître le plaisir de lire.

Loin de moi l’objectif de louanger Comeau, j’ai apprécié la lecture. L’aspect négatif demeure en sa trame trop rapide et à des fins de scénario parfois saugrenus. Les enfants acceptent rapidement de succomber à leurs «ravisseur», ce qui créé parfois des questionnements. Leur motifs sont moins poussés, même s’ils sont dans la fleur de l’âge. La fin se termine également de façon sec, j’ai eu l’impression de lire un prologue actif d’un vitesse folle dans une centaine de pages. Tout de même, ce qui est à retenir, c’est qu’on a pas le temps de tourner les pages pour déjà voir le livre fermé, rassassié de cette aventure qu’on aura dégustée au complet.

Ce que j’aime dans ce livre de vampires, c’est que ça parle pas juste de vampires. Ces derniers ne sont qu’un prétexte pour nous faire découvrir des jeunes vivants, qu’on voit à côté de nous, pendant qu’une lampe à la main, on essaie de dormir, les yeux trop rivés entre ces pages noircies d’encre.




La nuit du tueur – Jonathan Reynolds

18032011

La nuit du tueur - Jonathan Reynolds dans Critiques - Roman court LaNuitDuTueur

LA NUIT DU TUEUR

(JONATHAN REYNOLDS)

NOVELLA – Z’AILÉES – 5$

Cette journée sera étrange. Dès qu’elle rejoint ses amis à l’école secondaire de Bromptonville, Samantha le sent. Quelque chose ne va pas. Et ce n’est pas seulement l’examen de science physique qui la stresse. Non, c’est parce qu’aujourd’hui, elle déterrera de terribles secrets sur lui. Le tueur. Et dès les premières révélations, plus personne autour de Samantha ne sera en sécurité. Armé de sa pelle rouillée, il rôde, jamais loin d’elle. Vraiment, cette journée sera étrange. Et la nuit qui suivra sera sanglante!

Malheureusement, le seul mot qui me vient à l’esprit à face à ce court texte de l’auteur ayant écrit l’excellent Nocturne, c’est «déception».  Pas que l’histoire est mauvaise en ce sens, mais je crois fortement qu’elle manque de peaufinage, et qu’elle a – justement ce que je dénonçais – la structure d’un plan de roman incomplet.

L’idée de base est tout de même inusitée et me plaît. Là où j’ai du mal à me situer, c’est tous ces évènements qui arrivent si vite, de façon parfois grotesque et banale, sans que lecteur n’ait le temps de se situer. On a le droit à un amalgame de situations qui se chevauchent les uns sur les autres, en ce sens pas mauvais du tout, mais qui dans un court texte mélange le lecteur, un kaléidoscope d’idées mal ficelées.

Les dialogues sont encore à retravailler. Ils manquent de naturels. De plus, selon moi, ils sont trop présents. Je veux que ça bouge! Suffit le placotage, go to the action! Reynolds n’a pas eu le temps de placer ces atmosphères terrifiantes, sa marque de commerce habituelle qui font de lui un auteur plaisant et agréable à lire. La fin, comme certains le mentionnaient, laisse de glace (sans jeu de mots avec le réfrigérateur), puisque dans ce cas-ci, on a pas le temps de placer un scénario bien ficelé qui donne le ton à une fin surprenante.

Quoique la lecture n’était pas mauvaise et irritante, je n’aurais pas abandonné le livre comme ça. Il y a de belles qualités, notamment les personnages qui ne sont pas faits en carton, mais bien en 3D (toute une phrase qui ne veut rien dire! Mais bon, j’ai aimé les caractères des jeunes dans le livre) Sauf que voilà, je le trouve comme-ci, comme ça. Un intérêt limité.

Recommandé avec discrétion.




La Scouine – Albert Laberge

11022011

La Scouine - Albert Laberge dans Critiques - Roman mariannelesperanceanalyseimage1

LA SCOUINE

(ALBERT LABERGE)

ROMAN – TYPO – 142 PAGES – 11.95$

La Scouine est le premier roman réaliste publié au Québec. Ces scènes de la vie rurale, qui décrivent, d’un regard pessimiste, les moeurs et les coutumes paysannes, composent un «anti-roman de la terre». On y lit des scènes de l’enfance, de l’adolescence et de la vie adulte de Paulima Deschamps, dite la Scouine, une vie pleine de laideurs, de cruautés et de misères. D’abord honni par l’Église puis discuté par l’institution littéraire, ce roman a finalement connu une heureuse carrière. Adapté à la scène et au cinéma, il a toute sa place dans l’étude de l’histoire littéraire.

Dans le cadre de mon troisième cours de français au CEGEP, intitulé Littérature Québécoise, l’enseignante n’a pu passé à côté de ce premier roman réaliste qui traduit bien l’époque des premières littératures au Québec. On y voit des éléments du terroir, c’est-à-dire l’importance que l’on accorde à la terre, à la nature et à la religion. Le livre transpose assez bien le lecteur dans ce Québec ancien, qui ne date pourtant pas de si longtemps.

L’impression que donne les mots de Laberge est troublante. J’ai senti une espèce de frustation envers ce manque flagrant de liberté dont était affublé nos ancêtres. Je n’ose croire à la vie rurale, parfois décadante, des temps où la libre pensée s’avérait une utopie.

Les personnages sont vaillants, même certains ne le sont pas, mais certes, ils ont leur âme bien à eux. Ils existent et on croit lire un documentaire sur des gens bien réels. Pourtant, il s’agit bel et bien d’une histoire romancée où quelques atrocités peuvent arriver. En effet, on rencontre le tempérament de la dite Scouine, surnom donné lorsqu’elle était jeune parce qu’elle pissait au lit, une personnalité égocentrique, agaçante et même parfois choquante. On constate que le bonheur de la terre n’est pas toujours présent et c’est là, selon moi, la raison pour laquelle cet oeuvre de Laberge a été proscrit par l’Église à l’époque.

Un bon livre à lire avec de courts chapitres qui ressemblent à des scènes, à des capsules, plutôt qu’à des évènements qui se croisent et se suivent. La lecture est plutôt facile, quoique le roman reste dans le courant réaliste. De mon côté, j’aime plus ou moins ce genre, mais la lecture imposée fut tout de même agréable. La décision de relire sera longuement réfléchie. 




Retour sur mes prédictions 2010

16122010

Bon! J’imite et copie le cher Dominic Bellavance en vérifiant mes résultats pour les prédictions que j’ai émises en janvier 2010! Ma prédiction sur les prédictions? Un échec lamentable! Voyons voir…

J’utiliserai la même grille de correction que Dominic. Aussi bien se servir de lui au maximum! Héhé!

1 point – La prédiction s’est réalisée comme prévu;
0,8 point – La prédiction s’est réalisée un mois plus tôt ou un mois plus tard;
0,6 point – La prédiction s’est réalisée deux mois plus tôt ou deux mois plus tard;
0,4 point – La prédiction s’est réalisée quelque part dans l’année;
0 point – La prédiction ne s’est pas réalisée;
La moitié des points – La prédiction s’est réalisée à moitié (si applicable).

Janvier 2010

+Je commence ma session en Art et Lettres profil Interprétation et sur le coup, je trouve que ça l’air passionnant.

Effectivement, j’ai tout de suite vu que j’étais à ma place dans ce programme. Dès le premier cours, j’ai eu un questionnaire de culture générale. Les plans de cours me fascinaient! Je savais que les cours seraient plus intéressants que ceux en sciences-humaines!

1/1

+Je suis déçu de ne pas avoir mon amie Émilie D.B dans mes cours mais j’ai une surprise en philo, voilà quelqu’un avec qui je vais bien m’entendre.

J’étais déçu pour Émilie. On avait bien ris en 2009 en français. Mais non, je n’ai pas eu de surprise en philo. Des gens que je connaissais, mais pas ceux à qui je m’attendais.

0.5/1

+J’apprend par François-Bernard Tremblay que ma nouvelle Disséquer au besoin a été retenu pour un numéro de Clair/Obscur mais il souhaite cependant que j’y apporte quelques corrections.

J’ai su quelques mois plus tard que cette nouvelle avait attirée l’attention de François-Bernard. Je sais qu’elle sera publiée un jour. Quand? Je ne sais pas. Et oui, je devrai apporter des corrections majeures.

0.5/1

+Ma nouvelle Quand la mère sera calme est acceptée dans Somnambule numéro DEUX.

Faux! Je la relis et je suis bien content qu’elle ait été refusée!

0/1

+J’envoie ma nouvelle pour le prix Alibis

Pas le temps! Un peu de procrastination? Évidemment!

0/1

Février 2010

+Je me rends compte que le programme Art et Lettre est pas mal difficile et que c’est beaucoup de travail, mais, je reste positif car j’adore la littérature.

C’est vrai. Ceux qui pensent que l’art c’est facile. Pouah! C’est de la job. J’étais tout de même optimiste!

1/1

+Je reçois un refus de la part de deux fanzines.

J’ai reçu un seul refus. Je me souviens plus cependant des circonstances. Par complaisance, je me mets la moitié des points!

0.5/1

+C’est la St-Valentin et j’ai pas encore de blonde.

Tabouère! Si j’avais une prédiction dont j’étais certain d’avoir des points, c’est bien celle-là! Ben non! J’ai eu une blonde une semaine avant la St-Valentin, mais on s’est laissé une semaine après. Tu sais, quand tu l’as pas pour prédire…

0/1

Mars 2010

+Je commence des répétitions pour Les Aventures d’Un Flo, j’aime ça moyen mais je suis certain que je vais me faire plein d’amis pis que je vais avoir du plaisir l’été

J’ai commencé les répétitions, effectivement. Et il est vrai que je n’étais pas certain au début. La danse, surtout, me faisais peur! J’ai eu pleins d’amis l’été.

1/1

+Je présente ma pièce au Festival Abrackto et j’ai plusieurs amis proches qui viennent me voir et qui me félicite. Je suis pas le meilleur mais je fais tout de même fureur avec mes deux personnages.

Quelques amis sont venus et ont appréciés. Je suis content. Le jeudi, c’était mort. Mais le vendredi, on a fait fureur!

1/1

+La semaine de relâche est chargée de devoirs.

Comme d’habitude! Sauf que …

0.5/1

+Je commence à écrire pour le prix littéraire Damase-Potvin

Il n’y a pas eu de prix littéraire Damase-Potvin cette année. Dommage!

0/1

+J’envoie ma nouvelle pour le Concours Critère

Non plus.

0/1

Avril 2010

+On me demande d’être présent au SILQ pour le Prix Alibis, je reçois une mention.

J’ai pas soumis, tout est faux.

0/1

+Je suis présent au Festival Intercollégial de Théâtre au Cégep Lionel-Groulx. On présente un extrait génial mais dans des conditions exécrables. La fin de semaine est cependant très agréable.

Je ne suis pas allé au Festival. Et on a appris que mon Cegep ne présentait même pas d’extrait. Cette année on est certain de le faire. Entéka, j’espère!

0/1

+Je vais au Congrès Boréal pour rencontrer tous les amis bloggueurs. Il y en a deux que je ne reconnais pas et la plupart ne me reconnaisse pas non plus.

Par concours de circonstances, je ne suis pas allé au Congrès. Mais c’était pas en Mai ça? Je suis dins patates!

0/1

+Les pratiques pour les Aventures d’un Flo commence à être intéressantes mais j’ai vraiment hâte à l’été pour jouer.

Oh que oui!

1/1

Mai 2010

+La fin de session est pénible et je suis à bout de souffle. J’ai cependant apprécié le changement que j’ai fait en janvier.

Oui.

1/1

+J’envoie ma nouvelle à Damase-Potvin

Je le répète, le concours n’a pas eu lieu cette année!

0/1

Juin 2010

+Je me présente à La Baie car je figure parmi les finalistes pour le prix Damase-Potvin.

idem.

0/1

+Je reçois confirmation que je suis parmi les finalistes pour le concours Critère.

Coudonc, je me suis pogné le beigne cette année!

0/1

Juillet 2010

+Lancement de Clair/Obscur avec ma nouvelle. La couverture est vraiment géniale!

Clair/Obscur a sorti en novembre. Et je ne suis pas dans ce numéro mais dans un des deux prochains.

0/1

+Je commence à jouer dans Les Aventures d’un Flo et je capote. Party Time!

Malade, en effet!

1/1

+J’ai enfin mon permis probatoire et je m’achète une auto.

J’ai eu mon permis en novembre. Mais je n’ai pas encore d’auto. Allez, je me mets .2

0.2/1

+Enfin, j’ai une amoureuse!

Pouahahahah!

0/1

Août 2010

+Je déménage en appart tout seul, c’est petit mais ça fait mon affaire.

Et oui, comme un grand!

1/1

+Je termine les Aventures d’un Flo et je suis réellement triste.

Le discours de notre metteur en scène m’a ému et j’ai pleuré.

1/1

+Je recommence le Cégep et là je fait du vrai théâtre, fini les analyses. Je trippe à fond!

Fini les analyses? Pourquoi j’ai pas prévu qu’un cours s’appelait ANALYSE THÉÂTRALE. Je suis vraiment pas vite vite.

0.5/1

+J’ai encore quelqu’un que je connais (genre proche) dans un de mes cours…

En français, c’est ma gang d’arts et lettres.

1/1

+Ma blonde me laisse tomber pour une niaiserie.

Je n’ai pas eu, de blonde!

0/1

Septembre 2010

+J’ai réussi à terminer un roman et s’amorcent les corrections.

Non, en septembre, j’en ai commencé un! Et je le continue encore!

0/1

+Je réembarque dans la troupe Abztrackto du Cégep.

J’ai hésité, beaucoup! Mais je l’ai fait!

1/1

+J’aime vraiment mon programme!

Moyen. Je me suis laissé aller cette session. Les cours de théâtre sont le fun par exemple.

0.5/1

Octobre 2010

+Le numéro Deux de Somnambule paraît avec ma nouvelle et je vais au lancement à Montréal, je peux, car j’ai une auto.

Non.

0/1

+Le Salon du Livre du Saguenay est génial, mais je suis déçu d’y être encore bénévole. Je me jure que je serai auteur pour la prochaine édition.

J’ai été chanceux, j’ai travaillé avec les Six Brumes. Mais effectivement, j’ai encore ma déception de nonauteur.

1/1

+Les corrections vont pas vite vite.

Rien ne va vite vite.

0.5/1

Novembre 2010

+Alibis publie ma nouvelle finaliste et je me demande pourquoi il l’ont pas fait AVANT le salon du livre du Saguenay.

Ahahahahah! Faux, et refaux!

0/1

+J’ai une petite bourré d’écriture de nouvelles et j’en envoie plein partout, délaissant la correction de mon roman.

Bah, j’ai envoyé UN texte et c’était une nouvelle poétique. J’ai délaissé mon roman, oui.

0.5/1

Décembre 2010

+La correction de mon roman n’est pas encore terminée, ce sera pour 2011!

Le roman tout court est pas terminé. Et je prend mon temps. Possible que ce ne soit pas pour 2011.

0/1

+Je rie aux éclats en relisant les prédictions 2010!

Je rie bien, oui!

1/1

Résultat Final: 17.2 /40
43%
ÉCHEC

Bâtard, c’est vrai que je copie Dominic!
On est pareil! :P




Gros-Câlin – Romain Gary (Émile Ajar)

7122010

Gros-Câlin - Romain Gary (Émile Ajar) dans Critiques - Roman 9782070369065FS

GROS-CÂLIN

(ROMAIN GARY)

ROMAN – GALLIMARD – 12.95$

 » Je sais parfaitement que la plupart des jeunes femmes aujourd’hui refuseraient de vivre en appartement avec un python de deux mètres vingt qui n’aime rien tant que de s’enrouler affectueusement autour de vous, des pieds à la tête. Mais il se trouve que Mlle Dreyfus est une Noire de la Guyane française, comme son nom l’indique. J’ai lu tout ce qu’on peut lire sur la Guyane quand on est amoureux et j’ai appris qu’il y a cinquante-deux familles noires qui ont adopté ce nom, à cause de la gloire nationale et dur racisme aux armées en 1905. Comme ça, personne n’ose les toucher. « . 

Rappelons que Romain Gary est le seul auteur qui a gagné deux fois le prix Goncourt, ce qui à prime abord, est impossible. Cependant, l’auteur a eu une oeuvre primée sous son vrai nom et une autre sous le pseudonyme d’Émile Ajar. On a découvert après sa mort que ce dernier était en fait Gary. En effet, il était possible de remarquer que les romans avaient une personnalité différente selon la plume à laquelle ils étaient associés. Gros-Câlin fait partie des livres d’Ajar.

J’aime le style lourd de sens, sans contredis. Chaque mot semble pesé et pensé des heures durant. On sourit face aux nombreuses métaphores, aux figures de styles parfois loufoques et aux sous-entendus qui laissent placent à l’imagination. L’absurdité tout au long du livre est un vrai régal, on ne peut s’arrêter de sous-peser les phrases en se trouvant «dont intelligent» parce qu’on est apte à lire les subtilités. C’est à mon avis une oeuvre de littérature accessible malgré qu’il soit tout de même lourd du début à la fin. On ressent cependant que l’auteur n’écrivait pas pour l’élite, mais bien pour son public.

La littérature d’Ajar est agréable. Elle est comique et va vers un non-sens, paradoxalement au fait qu’il semble incorporer un sens à tout. Les obstacles dans ma lecture étaient peu nombreuses, quoique je sentais parfois que le narrateur s’enfonçait trop dans son délire. Malgré cela, on ne peut s’arrêter de lire, ce qui semble bizarre puisque la situation est totalement grotesque: un homme qui vit avec un python et qui réfléchit à sa vie en sa compagnie.

Le tout est une parfaite allégorie de la solitude de l’homme. On ressent tout le poids d’un être seul dans une foule, dans une ville où le nombre d’habitants dépassent de beaucoup ceux des pythons. L’amour est un thème qui est abordé d’une façon tout à fait moderne, probablement qu’elle était traitée de façon nouvelle à l’époque.

Une oeuvre dont je ne peux nier la qualité et qui mérite d’emblée sa place dans le temple de la littérature.

J’ai hâte que ma coloc m’amène «La vie devant soi» après les fêtes. Je vais me régaler en 2011.




L’importance des Harlequin, Amos Daragon et Chevaliers d’Émeraude

2122010

Il y a eu un débat récemment sur la blogosphère à propos de l’utilité des succès commerciaux en librairie, qui, selon certains, font tout pour se vendre au détriment de la qualité littéraire. Pour illustrer mon point de vue, j’ai trois histoires à vous raconter.

L’histoire de ma mère:

Elle a tout juste réussi sa 2e année et a de la difficulté en français. Ma mère, c’est une battante. Elle n’a pas peur de montrer qu’elle est capable. Malheureusement, il y a des évènements dans une vie qui nous amènent à des chemins différents. Néanmoins, malgré sa difficulté avec la langue française, ma mère s’est mise il y a quelques années à lire les romans Harlequin qu’on lui prêtait. Certaines de ses amies en avaient des caisses. Elle lit, lit et lit. Sans arrêt. Avant de se coucher, dans la journée, le matin. Elle aime et plus tard, miracle! elle s’achète ses propres livres! Savez-vous ce que je lui ai acheté à sa fête l’an passé? Le tome 2 des Accoucheuses d’Anne-Marie Sicotte. Une grosse brique qu’elle a dévorée en une semaine! Et elle avait lu le tome 1, logiquement. D’une mère avec des difficultés à lire, la voilà dévoreuse de romans de centaines et centaines de pages!

L’histoire de mon ami:

Je lui dis en 2007 que je travaille au Salon du Livre de Jonquière. Il n’aime pas énormément lire, mais il a lu tous les Harry Potter. Son parcours littéraire se résume à ça, d’ailleurs. Il vient donc au Salon pour venir me voir. Il me dit qu’il a amené à peine vingt dollar, étant certain de toute façon qu’il n’achèterais rien. Quand il me dit cela, je m’empresse de l’amener au kiosque des Intouchables et l’oblige carrément à acheter le premier tome d’Amos Daragon. Il adore sur-le-champ! Il lis dans la même année tous les tomes de la série et entame par la suite celle des Chevaliers d’Émeraude. 24 livres en un an! Pour quelqu’un qui ne lisait que rarement et qui voulait pas dépenser dans des livres, le voilà vaincu puisqu’il regarde maintenant d’autres livres. Et vous savez quoi? Malgré sa lecture des romans d’Anne Robillard, il me dit que les livres ont des faiblesses et plusieurs. Il a même développé son côté critique… Bravissimo!

L’histoire d’une bole en math:

Ça aime les chiffres, pas nécessairement les lettres. Ça va à la bibliothèque de l’école par obligation, non par choix. Pourtant, en 2008, je lui passe entre les mains le premier tome des Chevaliers d’Émeraude. Un gars qui lisait jamais de livre se met à en lire 12 en une année! Un miracle dites-vous? Imaginez l’impression de vide lorsqu’il a terminé la série. Quelle sera la prochaine qu’il entamera? Arielle Queen, Entités, Les Enfants de Dracula?

Vous comprenez donc que je soutiens le fait que des romans populaires et commerciaux aident l’industrie dans le sens où ils amènent les gens à lire. Bien entendu, je ne suis pas pour la piètre qualité qu’ont certains succès et déplore le fait qu’on manque de vigilance pour faire de l’argent. Je me dis que dans un monde idéal, tous les livres seraient bien écrits et que ces succès auraient encore plus d’impact, mais malheureusement, je suis sur la Terre, pas sur Mars!




Peut-être pas prêt …

8112010

Pour écrire ce roman qui trotte dans ma tête depuis des années? Celui-là même que j’avais commencé à écrire en septembre et dont j’en suis à 10 000 mots.

Le problème? Je ne pense pas avoir assez de bagages pour écrire cette histoire noire. Tout simplement.

J’écris, des fois c’est bon, mais en général, je trouve ça fade. Il me semble que j’ai beaucoup de difficulté à me concentrer pour faire ressentir les émotions que je veux. Il me semble que parfois, j’en suis tout simplement incapable.

Je suis jeune, je veux me donner du temps. Je veux que ça fonctionne, je veux, je veux …

On me dira: «Arrête de penser et écrit!»
Oui, je suis d’accord, mais en partie. À quoi sert-il de perdre mon temps si je sais que je ne suis pas prêt?

Et il y a cette constatation qui m’a sauté au visage durant le Salon du Livre de Rimouski. J’aime les jeunes! J’adore les jeunes! Je trippe sur l’énergie des jeunes!

J’ai le goût d’écrire pour eux tiens. Ça me tente, de même, tout simplement.

Après tout, voilà que j’ai ce que je voulais il y a plusieurs années: faire des salons du livre. Mon but premier est réalisé, car je suis désormais le représentant en salon des Éditions Les Six Brumes. Je trippe carré raide! Le stress de publier est moins grand qu’avant. Je veux m’appliquer. Je veux prendre mon temps.

Il y aura toujours cette phrase, dites par les passants en salon, qui me donnera l’envie d’écrire:
«Êtes-vous un auteur?»
Non, mais ça s’en vient. Ça je vous le promet!




Parce que Charles a droit à son opinion!

27082010

Voici ici ma critique des Princes de Santerre Tome 1: Premier Mal

Voici un courriel que j’ai reçu de Monsieur Charles Tremblay, qui a adoré les Princes de Santerre.

Je suis un ado de 17 ans et j’ai adoré le livre! De plus, plusieurs adultes de mon entourage l’on lu ept ils ont adoré. Une histoire captivante, nous gardant en haleine du début à la fin. J’entends souvent de très bonne critique à propos de ce livre. Son écriture, vous êtes juste trop immature pour la comprendre! Ce sont des mots très bien choisi et des phrases très bien construites. Désoler pour vous si vous êtes pourris en français ou si vous n’êtes pas rendu à un niveau de lecture avancé. Sincèrement, désoler… Ce livre est écrit d’une main de maître! Une plume exceptionnelle qui se doit d’être honoré. En passant, Keven Girard, mes paupières sont rester ouvertes tout le long du roman! Pitié, allez voir un médecin si vous avez des problèmes aux yeux, je serais encore une fois, désolé pour vous… Sur ce, merci et bonne soirée! Si vous ne publiez pas cette critique, c’est que vous n’êtes pas capable d’accepter d’autres opinions que la votre. Encore une fois, désloler pour vous… Car cela vous fera défault plus tard… Ma note 11/10 pour l’effort supplémentaire que l’auteur a mis dans le roman pour le rendre exceptionel!

Il a gratifié son courriel de ces quelques commentaires de lecteurs ayant aussi dévoré le roman de Luc St-Hilaire:

« Je suis dedans en ce moment… Un délice de lecture, vraiment! »
Fanny C., sur Facebook, mai 2010

« Attention : Lire ce livre peut vous entraîner dans une dépendance, à savoir : connaître la suite. Après son incroyable histoire en quatre tomes « Eldnade », l’auteur Luc Saint-Hilaire nous revient en forme. Et quelle forme ! L’écriture regorge d’une extraordinaire mise en scène des personnages. J’aime particulièrement, quand les auteurs bousculent le lecteur, pour ma part le pari est réussi. Il ne lasse jamais son lecteur.
Jean-Luc Doumont, http://madeinquebec.wordpress.com

« Croyez-moi, à la lecture de ce livre, je me tenais sur le bout de ma chaise. Digne de la saga du Seigneur des Anneaux, cet univers fantastique nous invite à y plonger rapidement. Chaque personnage apporte quelque chose d’utile au récit. La description des lieux se visualise de belle façon. »
InfoCulture.com

« On vient de m’offrir, pour mes trente ans, « Premier Mal », le Tome 1 des Princes de Santerre. Je l’ai dévoré en 4 jours… Je tiens à remercier l’auteur pour cette belle détente et ce bonheur de l’émerveillement à chaque chapitre, sans oublier la proximité que l’on ressent vis-à-vis des personnages. »
Evelyne M., Cap de la Madeleine, Mauricie

« Son originalité, et ce en quoi il se démarque des autres récits, vient de sa remise en question des notions du Bien et du Mal, conférant une vision réaliste des notions géo-politiques de son monde imaginaire. La nature humaine et les confrontations politiques entre les peuples y sont réfléchies. »
SC, les-singes.sffq.org

« Je profite de l’occasion pour vous féliciter, j’ai dévoré mon premier tome. D’ailleurs, depuis que je l’ai lu, je l’ai recommandé à plusieurs personnes qui l’ont lu à leur tour et nous avons pu en discuter. »
Sophie L., Montréal

Très cher Monsieur Tremblay,

J’accepte allègrement votre vision du roman de St-Hilaire. Il est certain que Les Princes de Santerre a assurément un potentiel de vente s’il récolte les palmarès dans les librairies. Il n’y a pas plus grand bonheur pour moi que d’acheter un livre et de me féliciter de mon achat par la suite. Il y va de même pour tout le monde et je suis extrêmement heureux que vous ayez trouver la distraction désirée à travers l’oeuvre de St-Hilaire. Là où je tique, c’est lorsque vous m’accusez à tort d’être quasiment un illettré pour lancer des propos critiques négatifs de la sorte envers une oeuvre que vous avez adorée. Si vous avez droit à la libre expression, pourquoi pas moi?

Le but de mon blogue, outre mes passions théâtrales, se veut également un moyen de diffusion envers les romans, très souvent québécois, puisque la critique littéraire comme telle disparaît de plus en plus des médias. Je vous avoue que je sais pertinemment que je porte souvent des propos grinçants, vaguant entre l’ironie et le sarcasme, mais mon but n’est en rien de dénigrer un auteur ou de le ridiculiser. Ce que j’attaque, c’est l’oeuvre. Et permettez-moi un avis ici: je trouve qu’on se retient trop lorsqu’on a pas aimé.

Je suis franchement désolé si je vous ai bousculé, mais vous prierais d’échanger avec moi un débat qui respecte les normes de la décence, sans bousculade et qui respecte les plus banales règles de professionnalisme.

Sur ce, je maintiens que je n’ai pas apprécié le roman de St-Hilaire, notamment à propos de son écriture et suis très enjoué d’entendre une vision différente qui pose un autre regard vers un style d’écriture que j’aime moins.

Un point que j’admire de vous, c’est que vous avez eu l’audace de me contrer.

Bien heureux à vous.

Keven







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