Maudites idées!

7062011

Voulez-vous bien me lâcher!

Il est minuit trente et je dois me lever dans quatre heures pour aller travailler. Est-ce que je peux dormir? Bien non! À cause de vous, je suis obligé de me lever de mon lit, d’aller ouvrir une deuxième fois l’ordinateur et me mettre à écrire. Si je le fais pas, vous m’empêchez de dormir. Merci!

Et puis c’est quoi l’idée de venir me déranger pendant que je suis sur la bol. On peut pas déféquer en paix? Vous arrivez comme ça, dans mon intimité, vous me mettez des images dans tête et vous continuez à me harceler. Et en plus, c’est presque des idées sans limites, sordides, qui vont peut-être trop loin pour une pièce de théâtre. Je suppose que je devrai quand même vous prendre…

Ah! Et dire que pleins de gens vous cherchent. Ils vous appellent «l’inspiration». Allez-donc hantez ces syndromes de la page blanche. J’en peux pu de vous avoir avec moi!

Bonne nuit!




Eau-Temps

6042011

Petites pensées poétiques écrites de ma plume

EAU

Goutte à goutte, les larmes coulent en rivières à mer, dans les lacs creusés par la peau. Chantons «À la clair fontaine…» pour que jaillissent des puits l’eau de vie, celle qui hydrate, qui désaltère, qui n’altère pas le flot de pensées positives. Car fjord est d’admettre qu’un poisson dans l’eau, même s’il en a marre, grimpera le courant en nageant avec courage. Plongeons les amis, l’eau est bonne!

TEMPS

Il est minute et le temps file en années lumière. Je seconde cette partie de mois qui voudrait que les jours ne se comptent plus. Midi mois pourquoi je sens que tout décolle comme des fuseaux horaire jusqu’à la lune? Le temps est or et l’or erre. Il s’éternise à toujours s’électriser, des aiguilles à la mer. Hors logera au chaud celui pour qui le temps ne sera qu’un numéro.




Transe lucide

24032011

Mon lit est encore vide
Mon teint est livide
J’imagine, avide
Les amours invalides

Je ne suis que pesticide
J’empeste l’aride
Les rides, rigides
Se forment en rapides

J’imagine que j’intimide
Ces amours limpides
Je dois mener au suicide
Les amours timides

Solide, je lapide
Les espoirs qui guident

Les pyramides liquides
Valident le schizoïde

Je suis lucide
Je suis translucide
Un éternel candide




Enfin, voici un billet!

11032011

Salut à tous et à toutes!

On se demande surement si je suis mort. La réponse est …

*roulement de tambour*

Non!

C’est tu pas beau cette mise en scène là. Vous y avez presque cru. Rassurez-vous, je respire encore, je vais encore aux toilettes et je fais toujours des pas dans de la neige parfois épaisse, parfois aussi sale que de la gadoue sucrée au Couche-Tard.

Ceci dit, vous vous demandez ce qui se passe avec moi, j’en suis sur. Et bien voilà. J’écris! Oui, oui je vous le dis. J’écris! Sauf que ce n’est pas sur ce blogue-ci. Je travaille encore à essayer de produire quelque chose qui va ressembler à de quoi. C’est pas clair pour l’instant, mais ça le sera un jour. Mon ordinateur sert donc à patenter une histoire disjonctée impliquant un personnage douteux et irrévérencieux. Je me fais bien du fun en tout cas.

J’ai aussi passé un agréable cinq jours au Salon du Livre de l’Outaouais en compagnie de Jonathan Reynolds et Yanik Comeau. Je remercie d’ailleurs ce dernier de m’avoir héberger quelques temps la semaine suivante. J’ai pu terminer avec lui une nouvelle noire que j’ai soumise à Alibis. J’ai aussi commencé un autre projet, que je suis en train de continuer (c’est le même que dans le précédent paragraphe)

J’ai aussi eu un samedi soir douteux où j’ai fêté avec Pierre H. Charron et sa femme Chantale, Claude Bolduc et Jonathan. Très belle soirée où la placoterie était au rendez-vous. Que de passionnés messieurs et mesmzelles! 

J’ai eu le bonheur aussi de rencontrer Sylvie Gaydos, auteure de «Impasse», une personne totalement stimulante et pleine de vie avec qui j’ai aimé discuter! Excuse-moi si j’ai envahi ton kiosque Sylvie, t’étais vraiment l’fun à jaser. Maintenant je vais pouvoir chanter: «Quand je t’ai vu, la première fois Sylvie, c’est à Gatineau, dans le cadre du S.L.O!»

J’ai fais un détour par JCL pour reparler à Mélanie St-Germain, auteure de «La cicatrice du bonheur». Elle est tellement inspirante que je ne pouvais passer à côté d’elle sans lui parler. J’ai eu le plaisir aussi de parler avec India Desjardins, une chic fille qu’on oublie pas de par son énergie. 

Voilà! Maintenant je vous ai préparé deux billets qui seront en ligne bientôt:

13 mars: Critique de la novella de Pierre H.Charron, L’Incident.

15 mars: Commentaires sur le spectacle de Bruno Coppens, Ma déclaration d’humour.

À plus! 




Prochainement dans Brèves no82

1022011

Surprise pour moi aujourd’hui.

Je reçois un beau courriel de Danielle Shelton, directrice littéraire chez Brèves Littéraires. Elle me soumet ma micro-nouvelle Suspect de Glace, mise en page, pour le prochain numéro. Le très court texte (environ 200 mots) sortira donc dans la revue en mars 2011.

Voici la couverture du Brèves no82:

Prochainement dans Brèves no82 dans Écriture 82-couverture_web




Rétrospective 2010

21122010

De mon côté, l’année 2010 fut chargée, pleins de rebondissements, de projets, de bonheur et d’accomplissements. Il y a une certaine frénésie derrière tout ça, je suis fier de l’année, qui selon et pour moi, fut la plus profitable au niveau artistique. Je ne pouvais passer outre de faire une petite rétrospective, question d’avoir une vue d’ensemble sur cette année si mouvementée tant au niveau littéraire que scénique.

Janvier 2010

Ma micro-nouvelle «La prochaine fois, je t’aurai» est acceptée par Brèves Littéraire.

Février 2010

Ma micro-nouvelle «Come in» est publié dans le journal étudiant belge Fax! no227

Mars 2010

Je participe au 20e Marathon Intercollégial d’Écriture.
Ma micro-nouvelle est publiée dans Brèves Littéraire.
Je joue «Le Psychomaton» au Festival de Théâtre Abztackto du Cegep de Jonquière

Avril 2010

Je joue «Ça n’arrive qu’au cinéma» avec la troupe de la Polyvalente Jonquière»

Mai 2010

Je fais une lecture publique de «Superman est un salaud» à la 4e Nuitte de la Poésie

Juillet 2010

Je joue dans le spectacle à grand déploiement «Les Aventures d’un Flo»
Je deviens amuseur publique dans le cadre de Saguenay Capitale Culturelle et c’est mon premier contrat en théâtre rémunéré.

Août 2010

Je continue «Les Aventures d’un Flo» et mon travail d’amuseur publique
J’obtiens mon premier article dans le journal régional

Septembre 2010

Ma micro-nouvelle «Une peau satinée» est publiée dans le recueil du 20e Marathon Intercollégial d’Écriture.
Je joue dans le spectacle à grand déploiement «La Fabuleuse Histoire d’un Royaume en Anglais»

Octobre 2010

Je représente les éditions Les Six Brumes pour le Salon du Livre de Jonquière.
Je continue «La Fabuleuse Histoire d’un Royaume»
Ma micro-nouvelle poétique est acceptée par Autobus 64 Nord

Novembre 2010

Je représente les éditions Les Six Brumes pour le Salon du Livre de Rimouski
J’obtiens mon permis de conduire.
Je tourne le court-métrage «Ascension» avec les étudiants en Arts et Technologie des Médias.

Décembre 2010

Je joue «Les Noëls de Strad» avec la Troupe X de la Polyvalente Jonquière.

En résumé:

3 textes publiés
8 projets théâtraux
6 spectacles
31 représentations
2 salons du livre
2050$ à faire ce que j’aime

Et ce qui s’en vient pour l’instant en 2011 s’avère intéressant:

1 contrat rémunéré dans un théâtre professionnel au Saguenay
3 pièces de théâtre
1 publication
2 salons du livre (Ouatouais, Saguenay)
1 Congrès Boréal

et possiblement:

1 auto

Je me considère très chanceux de faire et d’accomplir autant de projets. J’aime ce que je fais et je souhaite un jour que je pourrai gagner ma vie en menant ce train d’enfer.

Je vous souhaite à tous un sincère joyeux temps des fêtes!




Pseudo billet qui éveille la curiosité, mais qui ne donne aucun détail

11122010

J’aime vraiment mes clowns tristes.




Une plume vole en ma faveur

30112010

Une nouvelle critique est apparue sur la blogosphère cette semaine. Elle concerne ma micro-nouvelle dans Brèves 80, soit La prochaine fois, je t’aurai. Il s’agit de la charmante Isabelle Lauzon, une Plume Volage, qui me fait cadeau de ses excellents commentaires. Faut le dire, le Père Noël est passé pour moi cette année!

À propos de La prochaine fois, je t’aurai:

Mignon comme tout, un texte qui fait remonter à la surface des souvenirs d’enfance oubliés! Texte d’une page, très court, mais qui produit son petit effet.

Merci Isabelle!

PS: Ce billet ressemble drôlement à celui-ci. Je ne sais pas, j’ai l’impression que moi et l’auteur du billet, on a eu la même idée…




Matamore tire sa révérence !

9112010

Voici une courte pièce de Commedia Dellarte qui inclue le personnage du Capitaine. Ceci a été écrit dans le cadre de mon cours [Laboratoire de jeu: Interprétation].

Le Capitaine (ou Matamore) est un personnage caricatural qui représente les soldats confiants et vantards, mais pourtant peureux et terrifiés sur le champ de bataille.

LA RÉVÉRENCE DE MATAMORE

Matamore tire sa révérence ! dans Écriture Matamore-c5e51

Bozo : faussement impressionné

BOZO : On m’a dit un secret: les armes se sont abaissées! Et nous avons vaincus! Le sang a coulé en notre faveur. Les épées se sont entrechoquées. Les fourreaux se sont emplis du fluide ennemi et les taches rougeâtres apparaissent sur les armures de nos soldats. Les héros sont de retour au pays. Que vois-je, voilà le capitaine qui arrive, fidèle gagnant de la guerre!

Matamore entre.

MATAMORE : Me voilà, fier arrivant victorieux, briseur de montagnes pour la réussite d’une bataille mémorable. J’ai bravé le démon, j’ai arraché les parcelles de vies aux ennemis dont le sang épais ne méritait que de couler. Je suis là, entaché de bagarres, souillé par la bravoure. Ô combien courageux je suis!

BOZO : Assurément mon capitaine. Racontez-moi vos périples. Combien étaient-ils?

MATAMORE : Plus d’une centaine, je ne puis les compter.

BOZO : Et vos hommes, si peu nombreux soient-ils, furent victorieux?

MATAMORE : En somme oui, mais je fus seul.

BOZO : Comment se fait-il?

MATAMORE : J’arrivai, accompagné de braves gens, dont les épées avaient été affilés pour trancher des gorges. Ils vinrent avec moi, d’une énergie qui ne se comparait guère au clan adverse. Nous voulions gagner, cela fut une certitude. Hélas, lorsque les soldats, dont nos lames voulaient transpercer le cœur, arrivèrent, mes hommes tremblèrent d’effroi et déguerpirent à la hâte. J’étais seul, fièrement droit devant l’adversité!

BOZO : Oh quel malheur s’abattait sur vous? Quel diable vous eût autant puni?

MATAMORE : Ceux d’un homme trahi!

BOZO : Lamentations! Je me prosterne à vos pieds! Quel homme redoutable vous êtes!

MATAMORE : Par tes larmes, tu récompenses mes exploits. Je te remercie compagnon.

BOZO : Développez mon maître, je veux en savoir plus!

MATAMORE : Parmi tous ces morts, il y eut une femme.

BOZO : Une femme?

MATAMORE : Oui, une femme, qui n’était pas un homme! Qui avait le sexe profond et la poitrine ferme. Qui tournoyait comme une femme pouvait tournoyer, qui marchait comme une femme pouvait marcher, qui gémissait d’horreur comme une femme pouvait gémir.

BOZO : Que vous voulait-elle?

MATAMORE : Baiser. Ma main! Mais je fus terrifié et la laissé pour compte, une lame dans le cœur!

BOZO : Quel horreur, mais pourquoi donc une telle cruauté?

MATAMORE : Elle était Allemande.

BOZO : Hi Hitler! Je comprends.

MATAMORE : Maintenant l’ami, je vois que l’admiration hante votre esprit. J’espère que vous irez racontez mes exploits au premier venu!

BOZO : Assurément capitaine. Quel ton voulez-vous que j’exploite?

MATAMORE : Variez-le! Cela fera du changement.

BOZO : Disons… Agressif? Qui ne croient pas aux sauvages exploits? Amical? De son bras, ne voyez-vous pas un fidèle roi? Descriptif? Des montagnes à bas! Incroyables fracas! Que dis-je, admirables fracas! Curieux? N’est-ce pas un menteur que voilà?

MATAMORE : Diantre, que dites-vous là?

BOZO : Des questions, mon capitaine, des questions!

MATAMORE : Quels atrocités sortent de votre bouche? Vous doutez donc de ma parole?

BOZO : Je n’en doute pas, puisque je suis certain qu’elle est fausse!

MATAMORE : Quelle mascarade jouez-vous? N’étiez-vous pas admiratif il y a de cela à peine quelques instants.

BOZO : Je jouais la comédie.

MATAMORE : Je meurs sous vos paroles grotesques!

BOZO : Et bien mourrez! Qu’il en advienne des prophètes de bonne aventure!

MATAMORE : Ma mort n’aura de sens que si vos explications sont claires quant à ce que vous proférer. Dites-moi, diable ambulant, quels sont les motifs de tels jugements?

BOZO : La vérité, voilà le motif de mes accusations!

MATAMORE : Une vérité qui dissimule nombre d’insanités! Développez, que je meurs conscient du tort, dont je suis sous vos mots, coupable.

BOZO : La guerre dont vous vous clamez victorieux, voilà que je l’ai vue sous mes yeux. La décence, sous vos paroles héroïques et franchement fausses, m’a empêché de rire de vous lorsque la vantardise sortait de votre bouche comme un flot de bêtise.

MATAMORE : Vous connaissez les faits?

BOZO : Au même titre que vous.

MATAMORE : Comment se fait-il? Je ne vous ai vu nulle part sur le champ de bataille.

BOZO : Youtube.

MATAMORE : Ah satané technologie! N’aurais-je donc jamais la paix? Qu’avez-vous si justement vu?

BOZO : Un buisson, qui réfugiait un lâche!

MATAMORE : De quel lâche parlez-vous?

BOZO : Sot capitaine, je parle de vous!

MATAMORE : Je meurs une deuxième fois, ayez pitié de moi! Il est vrai que je ne suis en aucun point victorieux. Lorsqu’ils sont arrivés pour me trancher la tête, ces lames sanglantes m’ont emplis d’effroi et j’avoue, aussi solennellement que je le peux, que je me suis caché dans un bosquet, pour ne point que les bourreaux fassent de moi un martyr.

BOZO : Vous avouez donc vos crimes?

MATAMORE : Si l’absence de franchise en est un, je m’avoue vaincu et vous déclare en toute sincérité que je suis un criminel.

BOZO : Allez capitaine, sortez maintenant, tirez votre révérence et quittez les lieux pour ne point garder cette face odieuse qui entache à tout jamais votre réputation.

MATAMORE : Soyez un homme bon. Ne répétez à personne mes fautes et mes élans de lâcheté. Je partirais alors moins contrarié.

BOZO : Je ne possède pas les talents pour la méchanceté, ni celle de la vantardise d’ailleurs. Il est vrai que votre crime n’est pas raisonnable, mais je vous laisse une chance. Je suis un homme dont les vertus sont véridiques, dont les passions pour la véracité demeurent au cœur de mon âme. Il n’y a place à mon esprit que pour les choses réalistes de ce monde. Allez mourir ailleurs, je vous accorde cette dernière grâce.

MATAMORE : Je vous haïs, mais vous aime pour cette charité. Adieu comédien!

BOZO : Adieu!

Matamore sort. Bozo prend bien le temps de vérifier qu’il est sortit avant d’entamer son monologue.

BOZO imitant Matamore : Me voilà, fier arrivant victorieux, briseur de montagnes pour la réussite d’une bataille mémorable. J’ai bravé le démon, j’ai arraché les parcelles de vies aux ennemis dont le sang épais ne méritait que de couler. Je suis là, entaché de bagarres, souillé par la bravoure. Ô combien courageux je suis!

RIDEAU




Peut-être pas prêt …

8112010

Pour écrire ce roman qui trotte dans ma tête depuis des années? Celui-là même que j’avais commencé à écrire en septembre et dont j’en suis à 10 000 mots.

Le problème? Je ne pense pas avoir assez de bagages pour écrire cette histoire noire. Tout simplement.

J’écris, des fois c’est bon, mais en général, je trouve ça fade. Il me semble que j’ai beaucoup de difficulté à me concentrer pour faire ressentir les émotions que je veux. Il me semble que parfois, j’en suis tout simplement incapable.

Je suis jeune, je veux me donner du temps. Je veux que ça fonctionne, je veux, je veux …

On me dira: «Arrête de penser et écrit!»
Oui, je suis d’accord, mais en partie. À quoi sert-il de perdre mon temps si je sais que je ne suis pas prêt?

Et il y a cette constatation qui m’a sauté au visage durant le Salon du Livre de Rimouski. J’aime les jeunes! J’adore les jeunes! Je trippe sur l’énergie des jeunes!

J’ai le goût d’écrire pour eux tiens. Ça me tente, de même, tout simplement.

Après tout, voilà que j’ai ce que je voulais il y a plusieurs années: faire des salons du livre. Mon but premier est réalisé, car je suis désormais le représentant en salon des Éditions Les Six Brumes. Je trippe carré raide! Le stress de publier est moins grand qu’avant. Je veux m’appliquer. Je veux prendre mon temps.

Il y aura toujours cette phrase, dites par les passants en salon, qui me donnera l’envie d’écrire:
«Êtes-vous un auteur?»
Non, mais ça s’en vient. Ça je vous le promet!







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