La nuit du tueur – Jonathan Reynolds

18032011

La nuit du tueur - Jonathan Reynolds dans Critiques - Roman court LaNuitDuTueur

LA NUIT DU TUEUR

(JONATHAN REYNOLDS)

NOVELLA – Z’AILÉES – 5$

Cette journée sera étrange. Dès qu’elle rejoint ses amis à l’école secondaire de Bromptonville, Samantha le sent. Quelque chose ne va pas. Et ce n’est pas seulement l’examen de science physique qui la stresse. Non, c’est parce qu’aujourd’hui, elle déterrera de terribles secrets sur lui. Le tueur. Et dès les premières révélations, plus personne autour de Samantha ne sera en sécurité. Armé de sa pelle rouillée, il rôde, jamais loin d’elle. Vraiment, cette journée sera étrange. Et la nuit qui suivra sera sanglante!

Malheureusement, le seul mot qui me vient à l’esprit à face à ce court texte de l’auteur ayant écrit l’excellent Nocturne, c’est «déception».  Pas que l’histoire est mauvaise en ce sens, mais je crois fortement qu’elle manque de peaufinage, et qu’elle a – justement ce que je dénonçais – la structure d’un plan de roman incomplet.

L’idée de base est tout de même inusitée et me plaît. Là où j’ai du mal à me situer, c’est tous ces évènements qui arrivent si vite, de façon parfois grotesque et banale, sans que lecteur n’ait le temps de se situer. On a le droit à un amalgame de situations qui se chevauchent les uns sur les autres, en ce sens pas mauvais du tout, mais qui dans un court texte mélange le lecteur, un kaléidoscope d’idées mal ficelées.

Les dialogues sont encore à retravailler. Ils manquent de naturels. De plus, selon moi, ils sont trop présents. Je veux que ça bouge! Suffit le placotage, go to the action! Reynolds n’a pas eu le temps de placer ces atmosphères terrifiantes, sa marque de commerce habituelle qui font de lui un auteur plaisant et agréable à lire. La fin, comme certains le mentionnaient, laisse de glace (sans jeu de mots avec le réfrigérateur), puisque dans ce cas-ci, on a pas le temps de placer un scénario bien ficelé qui donne le ton à une fin surprenante.

Quoique la lecture n’était pas mauvaise et irritante, je n’aurais pas abandonné le livre comme ça. Il y a de belles qualités, notamment les personnages qui ne sont pas faits en carton, mais bien en 3D (toute une phrase qui ne veut rien dire! Mais bon, j’ai aimé les caractères des jeunes dans le livre) Sauf que voilà, je le trouve comme-ci, comme ça. Un intérêt limité.

Recommandé avec discrétion.




L’incident – Pierre H. Charron

13032011

L'incident - Pierre H. Charron dans Critiques - Roman court 1106699-gf

L’INCIDENT

(PIERRE H. CHARRON)

Z’AILÉES – NOVELLA – 96 PAGES – 5.00$

Mirabel, un arrondissement près du célèbre aéroport laissé à l’abandon. Douze personnes vaquent à leurs activités habituelles pendant que le temps tisse ses tentacules et ouvre la porte à des lendemains qui laisseront leurs marques. Douze personnes reliées par le destin et où la majorité se verra réunie à un même endroit: Chez Salvator, le resto populaire du village. C’est à cet endroit que se produira un événement qui viendra bouleverser leur existence. Où l’une d’entre elles connaîtra une fin affreuse. Le cours de l’histoire peut-il être changé? Pourtant David et Simon savaient. Ils ont été témoins privilégiés et ils détiennent l’indice qui peut empêcher la tragédie. Ils sont les seuls à pouvoir déjouer les plans de la Faucheuse. Suivez-les dans ce contre-la-montre où chaque minute qui passe est un sursis pour ceux qui survivront.

Ce qu’on reproche en premier lieu aux novellas (format vaguant entre la nouvelle et le roman), c’est l’histoire courte et effilochée qui ressemble davantage à une version baclée d’un roman non-terminé plutôt qu’une version complète en elle-même. Pourtant, dans cette oeuvre de Charron, on retrouve une puissance rythmique qui donne un court texte tout à fait suffisant et réglé au quart de tour. Difficile de retenir ce contre-la-montre (disons-le) qui file à vive allure sous nos yeux.

C’est d’abord l’écriture maîtrisée de l’auteur qui impressionne le plus. C’est fluide, c’est constant, ça pogne, ça repogne et ça nous plonge dans le scénario. Ce dernier étant simplet à prime abord, nous surprend carrément à la fin en nous questionnant sur l’avenir des personnages attachants, étonnant pour un texte si court. La narration est axée sur l’action, et c’est ce qui fait selon moi, la réussite totale d’une novella qu’on ne peut oublier.

Parfait pour passer le temps rapidement, le texte de Charron est si rythmé que je peux le comparer à une danse où chaque personnage bouge sur une chorégraphie distincte, passant de solo à duo, pour finalement se réunir en une harmonie mémorable.  Tant de mots pour dire que c’est bon! Câline de bine!

Deux petits points négatifs: l’insertion d’expressions idiomatiques donne un style particulier qui est réellement appréciable, sauf que l’enlèvement de quelques-unes d’entre elles n’aurait pas fait de tort. Certaines laissent perplexes quant à la nécessité. Il y a aussi ce quart de couverture qui offre un résumé si long qu’on pourrait s’en lasser. Un lecteur aime se faire une première impression en peu de mots. 

Chapeau et bonnet!




Dérives – Biz

29062010

Dérives - Biz dans Critiques - Roman court derives-biz-10

DÉRIVES

(BIZ)

ROMAN COURT – LEMÉAC – 93 PAGES – 11.95$

À la naissance de son fils, un homme sent tomber sur ses épaules tout le poids du monde. Écrasé par le quotidien, réfugié dans son lit, il entre alors en lui et s’engage sur un radeau dans la traversée du marais. Avec un sens aigu du détail qui fait mouche, le rappeur Biz explore le côté obscur de la vitalité qui nous fait tout voir en noir et souhaiter ne plus jamais quitter le lit, cette embarcation de fortune qui nous permet de sonder le néant de nos dérives. Biz est membre du groupe rap Loco Locass depuis dix ans. Dérives est son premier récit de fiction.

Il est poussé fort un peu de dire que ce livre de Biz est un roman puisqu’il alterne entre une allégorie de la descente parentale aux enfers et de faits vécus. Mais, il est vrai de spécifier que ce quatre-vingt-treize pages est un bijou stylistique.

J’admire Biz pour son talent, et surtout, pour son amour de la langue française.  Ça se ressent dans Dérives. Il exploite les parcelles de sa facilité pour jouer avec les mots et les utilisent à bon escient dans ce court roman.  Il y insère un critique sociale constructive et tout à fait lucide. L’auteur ose en se prononçant sur les malheurs d’être père, tout en respectant le lecteur qui peut tout de même voir une brèche de bonheur à son chaos de changeur de couches

Ils partagent avec nous des expériences qui rejoignent bon nombre de personnes.  Que vous le lisiez par curiosité, comme moi, avant d’être père.  Que vous le lisiez par recherche de réconfort ou que vous le lisiez par souvenir, vous serez servi avec le style accrocheur du rappeur de Loco Locass.

Court, efficace, quoique le marais est parfois redondant de platitude.

Ma note: 8.5/10




Toi et Moi, it’s complicated – Dominic Bellavance

6042010

Toi et Moi, it's complicated - Dominic Bellavance dans Critiques - Roman court 30_165x270

TOI ET MOI, ITS COMPLICATED

(DOMINIC BELLAVANCE)

ROMAN COURT – COUPS DE TÊTE – 126 PAGES – 14.95$

La relation de Daniel avec Véronique est sur le point d’éclater. Véronique est jalouse et Daniel ne sait pas comment lui annoncer qu’«il casse». Anne-Sophie fait des photos dans un party d’étudiants en deuxième année de design, party où Daniel était tellement saoul qu’il se souvient à peine avoir frenché avec Vickie, la grande chum de Sara qui elle, est amoureuse de Steeve, qui lui, a eu une aventure avec Anne-Sophie pendant le même party, Anne-Sophie, qui elle… Oui, c’est compliqué, Toi et moi, it’s complicated… Comme la vie des jeunes dans ce monde de Iphone et de Facebook forcenés, où tout se trame. Une réputation, en cette ère d’information rapide, ça se tue à la vitesse d’un simple enter…

Si on a pour thème ici l’attachement essentiel de certains d’entre nous face aux réseaux sociaux, ce roman rend tout simplement accroc.  Impossible de le lâcher.  Ça se lit d’un seul bout, sans trop de concentration, sans avoir besoin d’y penser,  en se laissant aller dans cette engrenage machiavélique.  Si vous sortez indemme, bravo! Parce que pour la plupart des lecteurs du présent livre de Dominic Bellavance, votre prochaine connexion sur Facebook vous paraîtra étrange.

On parle d’une réussite totale et nouveau genre ici. Un roman sur Facebook, vous imaginez?  Totalement dans notre ère! En fait, le seul défaut à mon avis, s’avère qu’il soit seulement trop court, et qu’on en veuille plus.  Parce la trame de fond est géniale.  J’ai senti tout le long la pittoresque désillusion du personnage principal, attachant et bien vivant.    L’atmosphère est réussi et l’auteur a le don de bien nous faire visualiser ses scènes.  

Autre point important, le scénario, qui est un tantinet complexe, nous est parfaitement illustré et simplifié.  On embarque dans le jeu.  On est voyeur face aux relations compliqués de Daniel, on s’attend à rien de moins que de la complication et on aime ça. On pense deviner la fin, mais on se trompe et j’aime me tromper quand je lis. Aussi, Facebook qui devient le médium dangereux, mais vital pour le personnage, est troublant.  Finalement, la mise en page est tout à fait appropriée et elle facilite la compréhension des dialogues et du clavardage.  

Premier du genre, espérons que ce ne soit pas le dernier.  J’ai aimé ce voyage dans les mots de Bellavance, des mots à la fine pointe de la technologie.

Ma note: 10/10   

Liens:

+ Blogue de Dominic Bellavance

+ Page Facebook du livre




Sur les Rives – Michel Vézina

4042010

Sur les Rives - Michel Vézina dans Critiques - Roman court 1002937-gfSUR LES RIVES

(MICHEL VÉZINA)

ROMAN COURT – COUPS DE TÊTE – 139 PAGES – 14.95$

D’abord un meurtre. Une femme. Retrouvée sur une plage, déchiquetée. Près de Rimouski. Puis un homme, assassiné de plusieurs balles dans le bas du corps, comme on dit au hockey. Et un meurtrier, qui boucle la boucle avec une balle dans la bouche. Mais encore, d’autres meurtres, tous semblables, avant, après, pendant… à Moncton, Cape Cod, Carleton, Baie-Comeau, Matane, Cuba… Avec chaque fois, un meurtrier qui se suicide. Un tueur en série, mais qui meurt à chaque meurtre… Pourquoi, comment, qui? Une histoire impossible.

Lecture entrecoupée ici pour plusieurs raisons.  Premièrement, personnelles: manque de temps, pas envie de lire, d’autres projets, d’autres bonnes lectures, etc.  Deuxièmement, ce petit quelque chose qui me dit: pourquoi continuer à lire ce roman-là? Vaut-il la peine que j’y investisse du temps? J’ai finalement pris le temps de le terminer et ma réponse est ambigue dans ma tête.   

 Sur les rives demeure un excellent polar noir original avec une situation inusitée, sortant de l’ordinaire.  Les personnages sont foutrement attachants, l’ambiance morne, souhaitée ou non, reflète la totale désillusion de certains protagonismes.  L’intrigue est captivante, bien ficelée, et amène une finale propre.  Mon court désintérêt envers le bouquin vient peut-être du manque d’entrain de certains passages.  Un dilemme s’offrait à moi, continuer pour voir si ça s’améliore ou arrêter de peur que ça reste toujours aussi à plat?  J’ai bien fait de continuer parce que d’un certain sens, le court roman est réussi.  Il y a quelques redondances qu’il faut surmonter à mon avis, mais peut-être n’y verrai-vous que du feu. 

Un livre qui ne m’a pas nécessairement marqué, mais qui m’a fait passé du bon temps.  Un court roman qui respecte bien le créneau de la maison d’édition, quoique que vous trouverez des trésors encore meilleurs chez Coups de Tête.  À vous de juger!

Ma note: 6/10




Maudits! – Édouard H.Bond

29012010

Maudits! - Édouard H.Bond dans Critiques - Roman court maudits-coup-de-tete-09MAUDITS !

(ÉDOUARD H. BOND)

ROMAN COURT – COUPS DE TÊTE – 141 PAGES – 14.95$

Résumé:

Jeffrey Lionel Dahmer se servait d’une perceuse électrique pour lobotomiser ses victimes et en faire des esclaves sexuels.  Peter William Sutcliffe les attaquait avec un marteau avant de les violer et de les mutiler.  Albert Henry DeSalvo les étranglait avec un bas de nylon, tandis que Dennis Andrew Nilsen préférait utiliser une cravate.  David Richard Berkowitz, lui, les tuait avec un pistolet de calibre 44. À eux cinq, ils ont assassiné plus de cent personnes.  Dans Maudits!, Sergio est armé d’une machette, d’un harpon et d’une haine profonde de l’humanité.  Ça tombe bien, une bande d’ados en limousine croise son chemin en s’en allant à l’après-bal.  Ils sont saouls, stones, gonflés de poutine et de désir.  Edouard les avait pourtant avertis de ne pas prendre la route 343…

Commentaires:

Après la lecture du billet de Jonathan et de Richard ainsi que du commentaire pleurnichard de l’auteur (probablement jaloux de Mathieu Fortin) sur Facebook, je me suis laissé tenter par ce slasher pas piqué des vers. 

J’aimerais poursuivre ma critique en étant élogieux envers ce Coups de Tête mais Bond a publié chez l’Ermite un commentaire disant que ce dernier ne lichait pas le cul des auteurs.  Je suis un peu sonné.  Perso, j’ai bien aimé Maudits! (quoique j’ai été long à le lire mais ça rien à voir avec le contenu de qualité, compris?) et je ne veux pas me faire aller la langue sur l’arrière train d’Edouard, n’ayant aucune tendance scatophile.  Donc, voilà, prenez bien garde, je VAIS DIRE LE CONTRAIRE DE CE QUE JE PENSE TOUT AU LONG DE CETTE CRITIQUE. Vous avez bien entendu là? Le CONTRAIRE!

Donc, il s’agit là d’un roman pas du tout inventif et morne.  Le vocabulaire ne reflètent aucunement la personnalité de l’auteur ni même de la majorité de la société.  Il n’y a aucun plaisir à lire ces gros mots, ces insanités et ces pensées que l’on garde toutes secrètes en nous.  Le roman n’est pas un bon exemple du genre qu’il tente de démontrer car il ne retient pas l’attention, même pas du début à la fin!

Je n’ai pas aimé la finale, qui laisse totalement indifférente.  Ce roman me faisait trop réfléchir et j’ai détesté.  Moi, me faire balancer des morales quand j’en ai pas besoin, j’aime ça! Par contre, ce livre ne laisse aucune place au divertissement et s’en est frustrant. 

Bref, je souhaite du plus profond de mon coeur que l’auteur abandonne son métier, il n’a aucun talent.  Et je n’irai pas du tout me procurer Prison de Poupées de ce pas, j’ai trop pas envie de le lire.  Un roman à déconseiller aux adultes, parfait pour les enfants en bas âge.  Dora l’Exploratrice peut aller se rhabiller, la cochonne…

Ma note: 9/10

Liens:

+Coups de Tête

+Le Blogue d’Édouard H.Bond




Mon Vieux – Pierre Gagnon

17122009

Mon Vieux - Pierre Gagnon dans Critiques - Roman court 1023702-gf

MON VIEUX

(PIERRE GAGNON)

ROMAN COURT – ÉDITIONS HURTUBISE – 83 PAGES – 9.95$

Résumé:

«Léo est devenu vieux. Les vieux oublient, s’étouffent, font répéter, voient trouble, tombent, n’en veulent plus, en veulent encore, ne dorment plus la nuit, dorment trop le jour, font des miettes, oublient de prendre leur médicaments, nous engueulent tant qu’on serait tenté de les engueuler à notre tour, pètent sans le savoir, répondent quand on n’a rien demandé, demandent sans attendre de réponses, échappent puis répandent, ont mal, rient de moins en moins, gênent le passage, s’emmerdent, souhaitent mourir et n’y parviennent pas…» C’est en prenant Léo sous son aile que le narrateur s’émerveillera face à la beauté des vieux, à leur humanité. Léo: une mitaine en moins, et toujours prêt à partager ses précieux Whippet.

Commentaires:

En peu de mots, l’auteur touche et percute, simplement. 

Le récit est court et le fond est simpliste: un homme prend pour mission de s’occuper de Léo, un homme âgé tout ce qu’il y a de plus touchant.  Pas besoin d’avoir une intrigue des plus complexe pour démontrer un message aussi important et pour aborder un thème tabou.  La vieillesse étant près de la mort, et la mort étant notre fin, on n’ose pas en parler.  Pourtant, Pierre Gagnon le fait bien ici et il démontre les beautés de la vieillesse comme sa désolante complexité.

Le style de l’auteur est agréable.  Il y a un réel plaisir à lire ces phrases bien formées, qui démontre  l’état d’esprit du narrateur avec qui on se confond.  On entre dans sa tête, on compatie pour sa grande générosité et son vouloir d’aider les autres au mieux qu’il peut.  Il y a de l’émotion dans ce court roman.

C’est pas énorme, mais c’est efficace.  Je me rappelle une conférence où Pierre Gagnon faisait justement partie.  Il disait que les romans courts font un peu peur au Québec.  Les gens ont souvent tendance à associer les bons livres avec les briques.  Pourtant, c’est dans le petit qu’on trouve de petits bijoux…

Ma note: 9/10

Liens:

+Éditions Hurtubise

+Mon vieux – Archambault.ca




Le mâle idéal – Mathieu Fortin

1122009

Le mâle idéal - Mathieu Fortin dans Critiques - Roman court LeMaleIdealLE MÂLE IDÉAL (MATHIEU FORTIN)

ROMAN COURT – Z’AILÉES – 85 PAGES – 5.00$

Résumé:

À St-Édouard, on raconte que certaines familles se transmettent des dons extraordinaires de génération en génération. Certains parlent aux esprits, d’autres communiquent avec les animaux et certains accomplissent des prouesses encore plus spectaculaires. Sébastien, lui, peut soigner les blessures, réparer les coupures, guérir les grands malades…

Alors qu’il coule une vie paisible avec sa femme Stéphanie, une ancienne flamme surgit de son passé pour tout chambouler. Myriam, son premier amour, qui l’a trahi, requiert son aide pour soigner sa belle-mère. Déchiré entre son amour pour Stéphanie et son désir pour Myriam, Sébastien ne se doute pas que la ligne qu’il s’apprête à franchir changera radicalement sa vie. Car la belle-mère de Myriam possède elle aussi certains pouvoirs particuliers…

Sébastien saura-t-il résister à l’attraction qu’exerce Myriam? Réussira-t-il à se défendre contre un ennemi sensuel et sournois?

Commentaires:

Un cinq dollar bien placé!

À tout ceux qui lisent ce blogue et qui ne reconnaissent pas encore le nom de Mathieu Fortin: Réveillez-vous! Voici le troisième billet sur l’une de ses oeuvres.  C’est pas vraiment que je manque d’originalité mais disons que l’auteur enchaîne les publications ces temps-ci. 

Alors voilà une petite gâterie avec Le Mâle Idéal.  Les éditions Z’ailées repartent leur série ObZcure grâce à ce court roman fantastique. 

Le roman ressemble davantage à une nouvelle car l’action est moins présente et cela diffère des deux autres romans que j’ai lu de Mathieu Fortin.  Mais c’est aussi bon.  Oh oui!  Car c’est là qu’on découvre le talent de l’auteur.  Il s’amuse dans différents styles et réussit fort bien.  Tout au long de l’histoire règne une ambiance agréable où l’étrange est à son comble.  Des questions nous défilent dans la tête jusqu’à la fin.  Justement, cette fin est déconcertante, apportant davantage de beauté à l’oeuvre. 

La description que l’écrivain fait des personnages et surtout de l’attirance de Myriam et sa copine est remarquable.  On sent l’envie de Sébastien et son déchirement entre Myriam et Stéphanie. Là-dessus, fortement réussi!

En gros, une dépense minime que vous ne regretterez pas et qui comblera un aller-retour en autobus.

Ma note: 8/10

Liens:

+ Blogue de Mathieu Fortin

+ Éditions Z’Ailées

Autres articles sur ce blogue:

+Le loup du Sanatorium – Mathieu Fortin

+Le protocole Reston – Mathieu Fortin




Je hurle à la lune comme un chien sauvage – Frédérick Durand

17112009

Je hurle à la lune comme un chien sauvage - Frédérick Durand dans Critiques - Roman court hurleJE HURLE À LA LUNE COMME UN CHIEN SAUVAGE

(FRÉDÉRICK DURAND)

 COUPS DE TÊTE – ROMAN COURT – 88 PAGES – 10.95$

Résumé:

Jacques Larivière, un prostitué mâle, se fait proposer un contrat qu’il ne peut refuser. Avec cinq collègues, un homme et quatres femmes, il est invité, dans un manoir près de chez vous, à participer à une orgie organisée par des gens très important. Protégés par une équipe de fiers-à-bras, les grosses légumes vivent leur fantasmes, jusqu’à ce qu’un incident vienne compromettre le plaisir, et que la vie des invités ne soient soudain en danger…

Commentaires:

Un roman court sans trop de rebondissements, qui prend du temps à s’établir.

Coup de coeur pour le titre, mais sans plus.  Quoique pas vraiment mauvais, le roman m’a laissé un peu perplexe.  J’hésite à dire s’il s’agit d’un chef d’oeuvre, parce qu’à mon avis, l’histoire est simpliste avec quelques longueurs embarassantes.  J’ai eu l’impression qu’on essayait souvent de rajouter des mots pour faire plus de contenu, parfois inutile. 

Si le scénario se fait redondant à la longue, les personnages demeurent convaincants.  Le narrateur pique notre curiosité et on aurait aimé en savoir plus sur lui. L’ambiance est idéale, la course folle pour sortir est bien décrite ave son lot de péripéties, sur ce point, ça me va.

J’ai senti qu’on me poussait une morale sur la bourgeoisie et je n’ai pas apprécié.  Les nombreuses plaintes que fait le narrateur envers ces pauvres riches m’a laissé de glace, surtout dans un mini roman de 88 pages.  Il aurait fallu un peu plus d’actions et corser davantage l’intrigue.  La fin ne m’a pas épaté, elle était prévisible et inintéressante. Un coquille s’est également glissé à la page 47 lorsqu’on essaie de maîtriser une personne qui est supposé d’être morte. 

Bref, sous une couverture splendide, comme tous les Coups de Tête, se cache un texte un peu décevant.  Cependant, pour sa qualité de mettre dans l’ambiance, pour les personnages et pour le style, je considère qu’il vaut tout de même la peine d’être lu.

Ma note: 6.5/10

Liens:

+Coups de Tête

+Blogue de Frédérick Durand




Le Protocole Reston – Mathieu Fortin

16112009

Le Protocole Reston - Mathieu Fortin dans Critiques - Roman court RESTONLE PROTOCOLE RESTON

(MATHIEU FORTIN)

COUPS DE TÊTE - ROMAN COURT - 124 PAGES – 14.95$

Résumé:

Un monstre est capturé en Asie. S’agit t-il d’un mutant ou d’une créature dont on n’a encore jamais soupçonné l’existence? Une équipe de scientifiques de Toronto demande à ce qu’on lui expédie la chose, pour en déterminer l’origine, mais le cargo qui la transporte frappe un haut-fond en face de Trois-Rivières. La cage de plexiverre craque et le monstre s’enfuit. Trois-Rivières est assiégée. Victor, un jeune professeur, et son coloc Julien tentent d’échapper au fléau, mais les hommes et les femmes dont le monstre s’abreuve deviennent eux-aussi des monstres assoiffés de sang. Même le voisin Raoul, pourtant si cool… Pendant que la ville est sous le coup de cet assaut, le Protocole Reston est appliqué : tous les moyens de communication sont coupés : téléphone, radio, internet, télévision… et on refuse l’entrée au journalistes à l’intérieur du périmètre. Des luttes de pouvoir se jouent, dont les règles échappent aux dirigeants eux-mêmes. Parce que personne ne doit savoir. Personne. Jamais. Le protocole Reston, un roman d’action qui file à un train d’enfer.

Commentaires:

Un roman qui se lit sur un Coup de Tête, comme ça, à l’aveuglette, en fonçant dans le tas.

Des chapitres courts et efficaces, une intrigue enlevante, de classiques zombies qui dévoreront votre attention, voilà ce que nous offre Mathieu Fortin avec son Protocole Reston.  J’ai été ébahi, j’ai lu d’une traite, j’ai adoré.

Les phrases sont plaisantes à lire, elles s’enchaînent comme sur des roulettes.  L’action captive nous retient, puisqu’elle est abondante.  Les intermèdes sont géniaux, étanchent notre soif de savoir, abreuvent notre esprit de suspense et nous gardent en haleine.  Les personnages sont bien faits, même si l’oeuvre est courte.  On ressent leur panique, on vit avec eux leur peur. 

Fantastique, incroyable.  C’est bon comme ça se peut pas et je ne suis pas en train de lécher les bottes de l’auteur mais je crois qu’il a réussi un bon coup.  En tout cas, pour moi, c’est une oeuvre que je vais relire, assurément!

J’ai pas trop compris les problèmes stylistiques que proposent L’Ermite de Rigaud sur son blogue, en tout cas, moi j’étais trop pris avec l’histoire pour les remarquer.

J’attends la suite.

Ma note: 9.5/10

Liens:

+Le blogue de Mathieu Fortin

+Coups de tête

L’article est également disponible sur CôtéBlogue.ca







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