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Un automne écarlate – François Lévesque

15092011

Un automne écarlate - François Lévesque dans Critiques - Roman

UN AUTOMNE ÉCARLATE

(FRANÇOIS LÉVESQUE)

ROMAN – ALIRE – 369 pages - 14,95$

Il s’appelle Francis, il a huit ans ­ bientôt neuf ­ et, en compagnie de sa mère, il habite la petite municipalité de Saint-Clovis (trois mille neuf cents âmes et des poussières) où, de l’avis de tous, la vie n’est pas désagréable, même s’il ne s’y passe jamais rien d’extraordinaire.Pourtant, depuis le départ du père de Francis, sa mère fume beaucoup, prend des cachets et dort énormément ; alors le jeune garçon se réfugie au sous-sol pour regarder en boucle ses films d’horreur, pour lesquels il éprouve une véritable fascination. Francis tente ainsi d’oublier sa triste réalité, car cette année, à l’école, il est tout à coup devenu le souffre-douleur de la terrible Sophie, et… et pourquoi donc son père n’appelle-t-il jamais s’il a dû quitter la maison « en raison de son travail », comme sa mère le lui a expliqué ? Mais alors que l’automne colore le paysage de Saint-Clovis, la sérénité de ses habitants est mise à mal par la mort violente d’un enfant, puis par celle d’un deuxième. Pour Francis, il ne fait aucun doute que les monstres qui peuplent ses films d’épouvante ont décidé d’envahir la réalité…

Roman coup de poing, qui touche droit au coeur quand on a vécu des situations semblables. Lévesque fait vivre tellement en profondeur les déboires de son jeune protagoniste qu’on ne peut qu’être ému et en même temps terrifié. Il s’agit ici d’un parfait roman noir, où les parcelles d’optimiste nous retombent en mésaventures qui donnent froid dans le dos. On voudrait dont que le jeune Francis puisse vivre heureux et serein, mais malheureusement, il n’y retrouvera qu’une vie moche, empreint de mensonges et d’horreurs humaines.

C’est là que l’auteur marque des points, à mon humble avis. Il est d’une précision incroyable, autant dans le choix des mots et dans l’élaboration du scénario. On dirait presque que Lévesque raconte naturellement ce qu’il a vécu. L’intimidation et la folie sont des thèmes qui reviennent, les films d’horreur et le genre en particulier n’étant qu’un prétexte, un ajout fort intéressant. Pour quelqu’un comme moi qui n’en est pas familier, on s’y fond, sans nécessairement s’y plonger.

Dans tout ça, c’est une lecture percutante, longue par endroit, surtout dans les segments onirique. Les rêves, ça me fait pas rêver. J’ai toujours trouver la description de cauchemars ennuyeuse à souhait et plutôt inutile. Il faut dire que l’écriture est ici fluide et agréable, elle rend donc la lecture de ces descriptions moins emmerdantes. Par contre, dans certains cas, j’aurais pu m’en passer. Je comprend l’intention derrière, mais n’y trouve pas de plaisirs.

En bout de ligne, il reste que ce livre figure parmi ceux qui m’auront marqué, et je ne cache pas que c’est totalement subjectif, parce qu’il a rejoint en moi un passé pas si lointain et des émotions déjà ressentis. De plus, on retrouve le côté plutôt impeccable qu’on connaît des éditions Alire. À essayer, quelques pages, pour ensuite tourner et continuer sa lecture.




L’instantanéité: je m’en sacre !

3092011

Facebook.
J’aime.
Pouce levé.
Sauf le suivi pas à pas. Le moment présent sur internet. La surexposition de l’instantanéité.

Je parle pas d’exposer un peu de son quotidien. Ça fait parti des réseaux sociaux et ça donne un peu des nouvelles d’une personne. Et après tout, ceux dont on ne veut pas voir le statut passe dans notre écran à la vitesse grand V, tellement qu’ils nous glissent des yeux. Non ! Je parle de ceux qui, constamment, disent ce qu’ils font, nous expose leur vie plate !

Lundi matin : je m’en vais travailler
Mardi matin: je m’en vais à la job
Mercredi matin: et oui, je travaille encore
Jeudi matin: Visite du roi, de la femme et de son petit prince. Après je travaille.

Quelque chose qui ne me passionne pas non plus, c’est la vague de «je prend mon cellulaire et je décris LIVE ce que je vois». Un peu comme on fait avec Twitter. Les hashtags d’un gala, par exemple, me font frémir. Farme ta yeule, savoure ton gala et après tu commenteras ! On a tu besoin d’être plogué pour vivre?

En passant, dans l’émission Monsieur Net à M+. Je ne sais pas s’ils font encore ça, mais c’est vraiment dégueulasse de mettre une bande passante de Twitter à la télé et d’exposer des messages de gens qui ne savent pas écrire caca sans faire de fautes. La preuve? KK

L’instantanéité, c’est de vivre le moment présent avec d’autres humains, ton chien ou ton koala. C’est pas de le partager au monde entier, il me semble, et de perdre l’essentiel.

D’ailleurs, on le perd de plus en plus…




Programmation de la saison 2011-2012 du Théâtre La Rubrique

2092011

Évènement mondain hier. Pas vraiment. Je dirais plutôt chaleureux, pour présenter ce qui s’en vient à la Salle Pierrette-Gaudreault du Centre Culturel du Mont-Jacob en saison automnale et hivernale 2011iène et 2012iène. Quelques découvertes à faire, assurément, tant pour les petits et les grands. Durant la soirée, des extraits vidéos montraient un aperçu de ce que sera la programmation du Théâtre La Rubrique pour les mois à venir.

Au total, 16 spectacles. Il est possible d’avoir les infos complètes (plus ou moins pour le moment, mais ça va venir) sur le site internet du Théâtre.

Voici ce qui a retenu mon attention et dont je compte bien faire un tour.

Au champ de Mars de Pierre-Michel Tremblay (Théâtre de la Manufacture)

On connaît la verve poétique et l’humour incisif de P.M Tremblay. Coma unplugged était d’ailleurs un de mes spectacles préférés ces dernières années. Il attaque cette fois-ci un sujet qui me touche personnellement, la guerre et le choc post-traumatique d’un soldat revenu de sa mission. Il tente en vain d’avoir de l’aide, mais chacun semble occupé par ses propres guerres personnelles.

La Robe de Gulnara d’Isabelle Huot (Théâtre I.N.K)

Mika est une jeune réfugiée azérie de 13 ans. Suite au conflit opposant l’Arménie et l’Azerbaïdjan, Mika, les siens et 10 000 autres compatriotes ont dû abandonner leur maison et n’ont trouvé, pour tout refuge, qu’une enfilade de wagons désaffectés. Sur ce lopin de terre oublié du reste du monde, la vie continue… Ainsi, puisqu’Arif veut l’épouser, Gulnara – la sœur aînée de Mika – a dépensé toutes ses économies pour s’acheter une robe qui donnera à tous l’illusion que le bonheur peut encore fleurir au milieu des cailloux. Mais voilà que Mika enfile la robe de mariée, trébuche et tache la robe avec du goudron. Commence alors, pour Mika, une quête qui l’amènera à côtoyer le meilleur et le pire de ce dont les humains sont capables. (Source http://theatreink.com/creation/la-robe-de-gulnara/)

Les Sens d’un collectif d’auteurs (Théâtre La Rubrique)

Production de la saison passée. À voir si on n’a pas vu. Mes commentaires étaient ici.

Une heure avant de Micheline Parent (Théâtre La Rubrique)

Dans le croisement de cinq voix circule un récit. Par fragments, par des biais insoupçonnés, par agglomérats, une histoire se construit, apparaît, se détaille: celle d’une femme au mitan de sa vie qui accueille chez elle sa mère malade de vieillesse. Au-delà de l’intimité imprévue des corps, des sentiments exacerbés, des rires inévitables et de l’observation effarée du travail de la mort, se trame pourtant une autre histoire, bien imprévue celle-là, mais tout aussi fatale. (Source http://theatrelarubrique.com/index.php?lang=fr&idPage=55&alias=heure-avant-micheline-parent-)

Un intérêt marqué aussi pour le théâtre jeunesse et adolescent:

L’éclaireur (Théâtre Les Amis de Chiffon) 4-8 ans

Éclats et autres libertés (Théâtre Le Clou) 14 ans et +

La grande étude (Théâtre À Tempo ) 5-12 ans

C’est un rendez-vous !







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