Les enfants Dracula (1) Les enfants de la nuit – Yanik Comeau

22 08 2011

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LES ENFANTS DRACULA (1)

Les enfants de la nuit

(YANIK COMEAU)

ROMAN – LER – 15.95$

Alors qu’ils vivent leurs vies d’adolescents normaux, trois jeunes – adoptés dans trois pays différents par des parents bons et généreux – apprennent qu’ils sont les descendants directs du plus notoire des vampires de l’histoire, le comte Vladislaw Dracula de Transylvanie. Milos Menzel, Elizabeth Gurney et Sarah Duvall héritent d’une fortune en or et en propriétés évaluée à plus de 100 millions d’Euros. Pour réclamer leur héritage, ils doivent se rendre au château de leur père dans les Carpates où les attend le notaire Jonathan D. Harker VI pour la distribution des biens. Attirés par l’appât du gain et la quête de leur identité, et entraînés un peu malgré eux en Transylvanie profonde, les trois jeunes gens se présentent au célèbre château du paternel, où des surprises troublantes les attendent. Dracula père avait eu des idées sombres en rédigeant son testament, et outre sa fortune, il entend léguer des intentions douteuses à ses trois enfants. Se laisseront-ils tenter par le mal qui vit en eux ? Auront-ils même le choix de se plier ou non aux volontés de leur géniteur ?

J’hésite sérieusement à catégoriser le roman de Comeau dans le jeunesse. À mon humble avis, il s’adresse à des gens de tout âge, même si les protagonistes ne sont pas encore des adultes. On constate que peu importe l’âge du lecteur, il est facilement possible d’y trouver un plaisir de lecture, mais plus loin encore, on traite de sujets plus vieux de manière à ce que les jeunes ne se retrouvent pas trop dépaysés.  Si on prend l’exemple de la sexualité ou bien celle de l’homosexualité, on peut y lire de manière tout à fait décente et naturelle des passages plus rock’n'roll d’un personnage, une vie qui est humainement bien décrite et dont on peut s’identifier si le chapeau nous ressemble, ou nous fait, c’est selon.

C’est d’ailleurs cet aspect qui m’a plu de l’écriture de l’auteur. Chaque scène, chaque détail, nous amène précisément et avec finesse des images à l’esprit, comme un film qui se déroule devant nos yeux. Ce phénomène procure donc au lecteur un sentiment d’abandon, car il n’a plus à se concentrer pour lire les mots et n’a qu’à laisser aller son imaginaire. Lecture d’été? Je ne pense pas. Le style est léger, pas de doute là-dessus, mais c’est du jeunesse qui plaira aux adultes. Je pense aussi qu’il a le potentiel d’être le début d’une série prometteuse, qu’un lecteur d’occasion dévorera, ou lui fera connaître le plaisir de lire.

Loin de moi l’objectif de louanger Comeau, j’ai apprécié la lecture. L’aspect négatif demeure en sa trame trop rapide et à des fins de scénario parfois saugrenus. Les enfants acceptent rapidement de succomber à leurs «ravisseur», ce qui créé parfois des questionnements. Leur motifs sont moins poussés, même s’ils sont dans la fleur de l’âge. La fin se termine également de façon sec, j’ai eu l’impression de lire un prologue actif d’un vitesse folle dans une centaine de pages. Tout de même, ce qui est à retenir, c’est qu’on a pas le temps de tourner les pages pour déjà voir le livre fermé, rassassié de cette aventure qu’on aura dégustée au complet.

Ce que j’aime dans ce livre de vampires, c’est que ça parle pas juste de vampires. Ces derniers ne sont qu’un prétexte pour nous faire découvrir des jeunes vivants, qu’on voit à côté de nous, pendant qu’une lampe à la main, on essaie de dormir, les yeux trop rivés entre ces pages noircies d’encre.


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