S’cuse !

29082011

Ah les humains !
Pleins de tics, pleins de manies, tous différents, mais tellement semblables.
On aime se penser unique. On l’est à temps partiel. On a tous un nez, une bouche, des oreilles.

Il y a quelque chose qui me tique chez mes amis québécois. Je ne sais pas si la tendance est répertoriée ailleurs, je ne saurais dire. Tout cela m’amène un questionnement, une grosse interrogation philosophique. Attention, vos valeurs risquent de branler dans le manche !

Est-on obligé de s’excuser constamment?

S’cuse, je t’avais pas vu.
S’cuse, je voulais pas dire ça comme ça.
S’cuse, je pensais pas.
S’cuse, j’ai marcher un pied devant l’autre.
S’cuse, je pense pas comme toi.
S’cuse, j’ai respiré.
S’cuse, je vis.
S’cuse.

Les excuses qui sont de vraies niaiseries sont souvent les moins sincères. Pourquoi? Parce qu’on a pas à s’excuser de tout. À être désolé à tout rompre. Parfois, certains s’excusent de vivre. On est libre, l’erreur est humaine, et la confiance en soi se travaille.

Bien entendu, je ne parle pas de tout ce qui méritaient des excuses qui ne viennent jamais. Il faut dire qu’on est drôlement balancés.

S’cusez là!




Achats et lectures obligatoires

26082011

Voilà que la session est commencée pour de bon. À travers les quelques cours qui s’immiscent dans mon quotidien, des lectures pas vraiment obligatoires, plutôt nécessaires. Tout me tente, tout me met en haleine: L’Avare de Molière, À toi pour toujours, ta Marie-Lou de Tremblay, 99 francs de Beigbeder et La grammaire est une chanson douce d’Orsenna.

En plus des livres obligatoires, voilà que je viens d’acheter ma copie du Roman-Réalité de Dominic Bellavance. Dès que je termine mon François Lévesque (Un automne écarlate, ALIRE), je l’entame de ce pas. J’ai beaucoup aimé Toi et moi, it’s complicated. Je lui avais même donné une note parfaite. Je donne plus de notes. La musique, j’aime ça, mais je sais pas en faire comme du monde.

Ah oui !
Grosse nouvelle !
Je demande une mise en gras
Grosse nouvelle !
Merci.

J’ai acheté la trilogie du Seigneur des Anneaux de Tolkien (les livres). Je les ai jamais lu. Ça manque à ma culture. Ça manquera plus.

Regain d’énergie pour les mots. J’aime ça.




Les enfants Dracula (1) Les enfants de la nuit – Yanik Comeau

22082011

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LES ENFANTS DRACULA (1)

Les enfants de la nuit

(YANIK COMEAU)

ROMAN – LER – 15.95$

Alors qu’ils vivent leurs vies d’adolescents normaux, trois jeunes – adoptés dans trois pays différents par des parents bons et généreux – apprennent qu’ils sont les descendants directs du plus notoire des vampires de l’histoire, le comte Vladislaw Dracula de Transylvanie. Milos Menzel, Elizabeth Gurney et Sarah Duvall héritent d’une fortune en or et en propriétés évaluée à plus de 100 millions d’Euros. Pour réclamer leur héritage, ils doivent se rendre au château de leur père dans les Carpates où les attend le notaire Jonathan D. Harker VI pour la distribution des biens. Attirés par l’appât du gain et la quête de leur identité, et entraînés un peu malgré eux en Transylvanie profonde, les trois jeunes gens se présentent au célèbre château du paternel, où des surprises troublantes les attendent. Dracula père avait eu des idées sombres en rédigeant son testament, et outre sa fortune, il entend léguer des intentions douteuses à ses trois enfants. Se laisseront-ils tenter par le mal qui vit en eux ? Auront-ils même le choix de se plier ou non aux volontés de leur géniteur ?

J’hésite sérieusement à catégoriser le roman de Comeau dans le jeunesse. À mon humble avis, il s’adresse à des gens de tout âge, même si les protagonistes ne sont pas encore des adultes. On constate que peu importe l’âge du lecteur, il est facilement possible d’y trouver un plaisir de lecture, mais plus loin encore, on traite de sujets plus vieux de manière à ce que les jeunes ne se retrouvent pas trop dépaysés.  Si on prend l’exemple de la sexualité ou bien celle de l’homosexualité, on peut y lire de manière tout à fait décente et naturelle des passages plus rock’n'roll d’un personnage, une vie qui est humainement bien décrite et dont on peut s’identifier si le chapeau nous ressemble, ou nous fait, c’est selon.

C’est d’ailleurs cet aspect qui m’a plu de l’écriture de l’auteur. Chaque scène, chaque détail, nous amène précisément et avec finesse des images à l’esprit, comme un film qui se déroule devant nos yeux. Ce phénomène procure donc au lecteur un sentiment d’abandon, car il n’a plus à se concentrer pour lire les mots et n’a qu’à laisser aller son imaginaire. Lecture d’été? Je ne pense pas. Le style est léger, pas de doute là-dessus, mais c’est du jeunesse qui plaira aux adultes. Je pense aussi qu’il a le potentiel d’être le début d’une série prometteuse, qu’un lecteur d’occasion dévorera, ou lui fera connaître le plaisir de lire.

Loin de moi l’objectif de louanger Comeau, j’ai apprécié la lecture. L’aspect négatif demeure en sa trame trop rapide et à des fins de scénario parfois saugrenus. Les enfants acceptent rapidement de succomber à leurs «ravisseur», ce qui créé parfois des questionnements. Leur motifs sont moins poussés, même s’ils sont dans la fleur de l’âge. La fin se termine également de façon sec, j’ai eu l’impression de lire un prologue actif d’un vitesse folle dans une centaine de pages. Tout de même, ce qui est à retenir, c’est qu’on a pas le temps de tourner les pages pour déjà voir le livre fermé, rassassié de cette aventure qu’on aura dégustée au complet.

Ce que j’aime dans ce livre de vampires, c’est que ça parle pas juste de vampires. Ces derniers ne sont qu’un prétexte pour nous faire découvrir des jeunes vivants, qu’on voit à côté de nous, pendant qu’une lampe à la main, on essaie de dormir, les yeux trop rivés entre ces pages noircies d’encre.




Ça recommence, ça se termine.

14082011

Bientôt la fin de l’été des étudiants. On refoulera dans une semaine les murs sinistres des établissements scolaires. Certains ont hâte de retrouver la stabilité que procurent les horaires fixes, d’autres pleurent devant les pluies diluviennes, comme bourrés de nostalgie. Il y a quelque chose qui se termine, une autre qui recommence.

Samedi prochain, ce sera la dernière de La Fabuleuse Histoire d’un Royaume. Quelle belle aventure, avec des humains profondément ancrés dans leur humanité, côtoyant ce blogueur chialeux à ces souhaits, mais qui au fond de lui-même mouillera de larmes les paupières de la fin. Quelque chose se termine, c’est dommage. On espère retrouver l’émotion l’an prochain.

La paresse est un vice qui délaisse les bonnes habitudes. Ce blogue-ci en a mangé une raclée. Bientôt, il reviendra tranquillement. Le temps s’égoutte, dis-je s’écoulent comme des rivières. Entre le travail et la passion, il ne reste plus de temps pour pitonner. Bientôt je ne m’essoufflerai plus. Quelque chose recommence.

Les oeuvres cinématographiques et spectacles DVD prendront de l’aile. Les Starbuck, Sens de l’Humour, J’ai tué ma mère, Grandes Gueules, Fred Pellerin, Sylvain Larocque, Amours Imaginaires, X-Men, Harry Potter passeront au cash. Yanik Comeau verra aussi ses enfants jugés. Et particulièrement cette année, des états d’âmes, des dix-courts, pas très longs, qui feront tant de bien à s’évacuer. Quelque chose commence.

C’est comme une roue. Routinière en ti-péchés, péché d’être routinière, mais incontournable.




Je suis fou !

8082011

Je suis fou ! dans Théâtre 274115_1202348705_8052982_n

La Fabuleuse Histoire d’un Royaume
2011
Photo et maquillage: Éliane G.D







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