Transe lucide

24032011

Mon lit est encore vide
Mon teint est livide
J’imagine, avide
Les amours invalides

Je ne suis que pesticide
J’empeste l’aride
Les rides, rigides
Se forment en rapides

J’imagine que j’intimide
Ces amours limpides
Je dois mener au suicide
Les amours timides

Solide, je lapide
Les espoirs qui guident

Les pyramides liquides
Valident le schizoïde

Je suis lucide
Je suis translucide
Un éternel candide




Soir de première pour Antigone

22032011

antigone5.jpgC’est ce soir à l’auditorium de l’ancien Lycée du Saguenay que l’équipe du laboratoire annuel du Théâtre 100 masques en collaboration avec le collectif N.A.T.A.S présentera pour la première fois Antigone, d’après Sophocle. Un texte rempli de contemporanéité, assaisonné d’une ambiance lourde et inquiétante.

La pièce sera présentée jusqu’à vendredi, à 20h tous les soirs. Il y aura également une représentation spéciale à 13h30 le vendredi.

À toute l’équipe, un gros MERDE!

 

Photo: Guillaume Ouellet
Antigone et Créon
Maude Cournoyer et Éric Renald




La nuit du tueur – Jonathan Reynolds

18032011

La nuit du tueur - Jonathan Reynolds dans Critiques - Roman court LaNuitDuTueur

LA NUIT DU TUEUR

(JONATHAN REYNOLDS)

NOVELLA – Z’AILÉES – 5$

Cette journée sera étrange. Dès qu’elle rejoint ses amis à l’école secondaire de Bromptonville, Samantha le sent. Quelque chose ne va pas. Et ce n’est pas seulement l’examen de science physique qui la stresse. Non, c’est parce qu’aujourd’hui, elle déterrera de terribles secrets sur lui. Le tueur. Et dès les premières révélations, plus personne autour de Samantha ne sera en sécurité. Armé de sa pelle rouillée, il rôde, jamais loin d’elle. Vraiment, cette journée sera étrange. Et la nuit qui suivra sera sanglante!

Malheureusement, le seul mot qui me vient à l’esprit à face à ce court texte de l’auteur ayant écrit l’excellent Nocturne, c’est «déception».  Pas que l’histoire est mauvaise en ce sens, mais je crois fortement qu’elle manque de peaufinage, et qu’elle a – justement ce que je dénonçais – la structure d’un plan de roman incomplet.

L’idée de base est tout de même inusitée et me plaît. Là où j’ai du mal à me situer, c’est tous ces évènements qui arrivent si vite, de façon parfois grotesque et banale, sans que lecteur n’ait le temps de se situer. On a le droit à un amalgame de situations qui se chevauchent les uns sur les autres, en ce sens pas mauvais du tout, mais qui dans un court texte mélange le lecteur, un kaléidoscope d’idées mal ficelées.

Les dialogues sont encore à retravailler. Ils manquent de naturels. De plus, selon moi, ils sont trop présents. Je veux que ça bouge! Suffit le placotage, go to the action! Reynolds n’a pas eu le temps de placer ces atmosphères terrifiantes, sa marque de commerce habituelle qui font de lui un auteur plaisant et agréable à lire. La fin, comme certains le mentionnaient, laisse de glace (sans jeu de mots avec le réfrigérateur), puisque dans ce cas-ci, on a pas le temps de placer un scénario bien ficelé qui donne le ton à une fin surprenante.

Quoique la lecture n’était pas mauvaise et irritante, je n’aurais pas abandonné le livre comme ça. Il y a de belles qualités, notamment les personnages qui ne sont pas faits en carton, mais bien en 3D (toute une phrase qui ne veut rien dire! Mais bon, j’ai aimé les caractères des jeunes dans le livre) Sauf que voilà, je le trouve comme-ci, comme ça. Un intérêt limité.

Recommandé avec discrétion.




Antigone, de Sophocle

16032011

Antigone, de Sophocle clip_image002Je vous transmet le communiqué officiel d’une pièce dont je fais partie qui sera présentée bientôt au Saguenay.

Le Théâtre 100 Masques confie son laboratoire annuel au Collectif N.A.T.A.S.

Le Théâtre 100 Masques – toujours dans le but de faire de la place à la relève professionnelle et dans le désir d’explorer différents types de théâtralités – confie son laboratoire annuel (sa petite forme) à un nouveau collectif, le Collectif N.A.T.A.S. (Notre Association Théâtrale Au Saguenay) composé essentiellement de Maude Cournoyer et François-Mathieu Hotte.

Avec impétuosité et dynamisme, ces deux artistes (qui n’en sont pas à leurs premières armes dans le milieu culturel) plongent dans le répertoire universel en présentant leur exploration des mécanismes de la  tragédie antique Antigone de Sophocle.

Antigone est un texte fondateur de la dramaturgie occidentale et de la pensée de notre civilisation démocratique. Il aborde avec lyrisme des thèmes intemporels et d’actualité tels que la place de la femme dans la pratique du pouvoir, la sécularisation des institutions et la violence étatique.

Trois acteurs (Maude Cournoyer, Éric Renald et Mélanie Potvin) se partageront les rôles de la pièce alors qu’un chœur de personnages incarnés par cinq étudiants en interprétation du Cégep de Jonquière (Keven Girard, Marie-Pascale Blackburn, Catherine Whittaker, Alexandra Imbeault et Jessica Normandin) complètera la distribution.

Le collectif se donne pour mission de faire comprendre les enjeux de l’intrigue, tout en s’appropriant le mythe d’Antigone. Le travail de mise en scène sera influencé par l’art actuel, mais conserve une esthétique et des procédés théâtraux proches de la tradition antique. La présentation est d’une durée d’environ une heure.

Antigone de Sophocle

Du 22 au 25 mars (du mardi au vendredi) à 20h

(et en matinée, à 13h30, le vendredi)

Auditorium de l’ancien Lycée du Saguenay (700 rue Racine)

Information et réservation : 418-698-3895 

 




Bruno Coppens, ma déclaration d’humour

15032011

Bruno Coppens, ma déclaration d'humour dans Critiques - Théâtre 3120

BRUNO COPPENS

Ma déclaration d’humour

 

Voici un humoriste belge que j’ai dû aller voir dans le cadre de mon cours «Critique Théâtrale». Juste en voyant des vidéos sur Youtube, j’avais hâte de me procurer des billets et d’être enfin assis dans un siège de la salle François-Brassard pour voir arriver ce drôle de personnage poétique. J’avais donc, vous le comprendrez, beaucoup d’attentes.

J’aime les slameurs, les poètes, les calembouriens, les gens qui jouent avec les mots. Et si en plus ils ont du charisme (car croyez-le ou non, ce n’est pas tout les poètes qui sont des orateurs, certains sont endormants comme un Pierrot), alors là je suis aux anges. Avec Bruno Coppens, j’ai été entouré de ces êtres aux corps nus avec des tites ailes blanches. Ce fut agréable.

D’abord, ce qui m’a fait comprendre que j’aurais une belle soirée devant moi, ce fut l’insertion par l’humoriste d’une blague concernant ma région. Il a fait un jeu de mot avec Jean Tremblay et la prière au conseil de ville. Ce gars ne vient pas d’ici et il s’informe sur ce qui concerne ses spectateurs! Alors là, bravo. Ça valait la chandelle, sans jeu de mots (les gens qui ont vu le one man show comprendront la blague).

Certaines longueurs, surtout pour de longs monologues qu’on peine à saisir, mais de là est la beauté du monde de l’artiste. Un univers déjanté où planent avec allégresse la langue française dans toute sa splendeur. Pas besoin d’un québécois pour nous faire vivre notre quotidien, tant qu’il soit francophone.

Je vous conseil assurément d’assister à une représentation, vous serez ébloui par ce que vous utiliser chaque jour pour parler!

En primeur, voici mon commentaire Facebook, où je tentais d’imiter le style de l’humoriste: «Bruno Coppens, c’est bruniversellement copieux comme pestacle. On rigolfe comme si on avait trop fumé de mini-put!»

Image de prévisualisation YouTube




L’incident – Pierre H. Charron

13032011

L'incident - Pierre H. Charron dans Critiques - Roman court 1106699-gf

L’INCIDENT

(PIERRE H. CHARRON)

Z’AILÉES – NOVELLA – 96 PAGES – 5.00$

Mirabel, un arrondissement près du célèbre aéroport laissé à l’abandon. Douze personnes vaquent à leurs activités habituelles pendant que le temps tisse ses tentacules et ouvre la porte à des lendemains qui laisseront leurs marques. Douze personnes reliées par le destin et où la majorité se verra réunie à un même endroit: Chez Salvator, le resto populaire du village. C’est à cet endroit que se produira un événement qui viendra bouleverser leur existence. Où l’une d’entre elles connaîtra une fin affreuse. Le cours de l’histoire peut-il être changé? Pourtant David et Simon savaient. Ils ont été témoins privilégiés et ils détiennent l’indice qui peut empêcher la tragédie. Ils sont les seuls à pouvoir déjouer les plans de la Faucheuse. Suivez-les dans ce contre-la-montre où chaque minute qui passe est un sursis pour ceux qui survivront.

Ce qu’on reproche en premier lieu aux novellas (format vaguant entre la nouvelle et le roman), c’est l’histoire courte et effilochée qui ressemble davantage à une version baclée d’un roman non-terminé plutôt qu’une version complète en elle-même. Pourtant, dans cette oeuvre de Charron, on retrouve une puissance rythmique qui donne un court texte tout à fait suffisant et réglé au quart de tour. Difficile de retenir ce contre-la-montre (disons-le) qui file à vive allure sous nos yeux.

C’est d’abord l’écriture maîtrisée de l’auteur qui impressionne le plus. C’est fluide, c’est constant, ça pogne, ça repogne et ça nous plonge dans le scénario. Ce dernier étant simplet à prime abord, nous surprend carrément à la fin en nous questionnant sur l’avenir des personnages attachants, étonnant pour un texte si court. La narration est axée sur l’action, et c’est ce qui fait selon moi, la réussite totale d’une novella qu’on ne peut oublier.

Parfait pour passer le temps rapidement, le texte de Charron est si rythmé que je peux le comparer à une danse où chaque personnage bouge sur une chorégraphie distincte, passant de solo à duo, pour finalement se réunir en une harmonie mémorable.  Tant de mots pour dire que c’est bon! Câline de bine!

Deux petits points négatifs: l’insertion d’expressions idiomatiques donne un style particulier qui est réellement appréciable, sauf que l’enlèvement de quelques-unes d’entre elles n’aurait pas fait de tort. Certaines laissent perplexes quant à la nécessité. Il y a aussi ce quart de couverture qui offre un résumé si long qu’on pourrait s’en lasser. Un lecteur aime se faire une première impression en peu de mots. 

Chapeau et bonnet!




Enfin, voici un billet!

11032011

Salut à tous et à toutes!

On se demande surement si je suis mort. La réponse est …

*roulement de tambour*

Non!

C’est tu pas beau cette mise en scène là. Vous y avez presque cru. Rassurez-vous, je respire encore, je vais encore aux toilettes et je fais toujours des pas dans de la neige parfois épaisse, parfois aussi sale que de la gadoue sucrée au Couche-Tard.

Ceci dit, vous vous demandez ce qui se passe avec moi, j’en suis sur. Et bien voilà. J’écris! Oui, oui je vous le dis. J’écris! Sauf que ce n’est pas sur ce blogue-ci. Je travaille encore à essayer de produire quelque chose qui va ressembler à de quoi. C’est pas clair pour l’instant, mais ça le sera un jour. Mon ordinateur sert donc à patenter une histoire disjonctée impliquant un personnage douteux et irrévérencieux. Je me fais bien du fun en tout cas.

J’ai aussi passé un agréable cinq jours au Salon du Livre de l’Outaouais en compagnie de Jonathan Reynolds et Yanik Comeau. Je remercie d’ailleurs ce dernier de m’avoir héberger quelques temps la semaine suivante. J’ai pu terminer avec lui une nouvelle noire que j’ai soumise à Alibis. J’ai aussi commencé un autre projet, que je suis en train de continuer (c’est le même que dans le précédent paragraphe)

J’ai aussi eu un samedi soir douteux où j’ai fêté avec Pierre H. Charron et sa femme Chantale, Claude Bolduc et Jonathan. Très belle soirée où la placoterie était au rendez-vous. Que de passionnés messieurs et mesmzelles! 

J’ai eu le bonheur aussi de rencontrer Sylvie Gaydos, auteure de «Impasse», une personne totalement stimulante et pleine de vie avec qui j’ai aimé discuter! Excuse-moi si j’ai envahi ton kiosque Sylvie, t’étais vraiment l’fun à jaser. Maintenant je vais pouvoir chanter: «Quand je t’ai vu, la première fois Sylvie, c’est à Gatineau, dans le cadre du S.L.O!»

J’ai fais un détour par JCL pour reparler à Mélanie St-Germain, auteure de «La cicatrice du bonheur». Elle est tellement inspirante que je ne pouvais passer à côté d’elle sans lui parler. J’ai eu le plaisir aussi de parler avec India Desjardins, une chic fille qu’on oublie pas de par son énergie. 

Voilà! Maintenant je vous ai préparé deux billets qui seront en ligne bientôt:

13 mars: Critique de la novella de Pierre H.Charron, L’Incident.

15 mars: Commentaires sur le spectacle de Bruno Coppens, Ma déclaration d’humour.

À plus! 







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