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La Scouine – Albert Laberge

11022011

La Scouine - Albert Laberge dans Critiques - Roman mariannelesperanceanalyseimage1

LA SCOUINE

(ALBERT LABERGE)

ROMAN – TYPO – 142 PAGES – 11.95$

La Scouine est le premier roman réaliste publié au Québec. Ces scènes de la vie rurale, qui décrivent, d’un regard pessimiste, les moeurs et les coutumes paysannes, composent un «anti-roman de la terre». On y lit des scènes de l’enfance, de l’adolescence et de la vie adulte de Paulima Deschamps, dite la Scouine, une vie pleine de laideurs, de cruautés et de misères. D’abord honni par l’Église puis discuté par l’institution littéraire, ce roman a finalement connu une heureuse carrière. Adapté à la scène et au cinéma, il a toute sa place dans l’étude de l’histoire littéraire.

Dans le cadre de mon troisième cours de français au CEGEP, intitulé Littérature Québécoise, l’enseignante n’a pu passé à côté de ce premier roman réaliste qui traduit bien l’époque des premières littératures au Québec. On y voit des éléments du terroir, c’est-à-dire l’importance que l’on accorde à la terre, à la nature et à la religion. Le livre transpose assez bien le lecteur dans ce Québec ancien, qui ne date pourtant pas de si longtemps.

L’impression que donne les mots de Laberge est troublante. J’ai senti une espèce de frustation envers ce manque flagrant de liberté dont était affublé nos ancêtres. Je n’ose croire à la vie rurale, parfois décadante, des temps où la libre pensée s’avérait une utopie.

Les personnages sont vaillants, même certains ne le sont pas, mais certes, ils ont leur âme bien à eux. Ils existent et on croit lire un documentaire sur des gens bien réels. Pourtant, il s’agit bel et bien d’une histoire romancée où quelques atrocités peuvent arriver. En effet, on rencontre le tempérament de la dite Scouine, surnom donné lorsqu’elle était jeune parce qu’elle pissait au lit, une personnalité égocentrique, agaçante et même parfois choquante. On constate que le bonheur de la terre n’est pas toujours présent et c’est là, selon moi, la raison pour laquelle cet oeuvre de Laberge a été proscrit par l’Église à l’époque.

Un bon livre à lire avec de courts chapitres qui ressemblent à des scènes, à des capsules, plutôt qu’à des évènements qui se croisent et se suivent. La lecture est plutôt facile, quoique le roman reste dans le courant réaliste. De mon côté, j’aime plus ou moins ce genre, mais la lecture imposée fut tout de même agréable. La décision de relire sera longuement réfléchie. 







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