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ASCENSION | court métrage fantastique

6122010

J’ai tourné il y a deux semaines un court métrage fantastique de cinq minutes pour les étudiants de première année en Arts et Technologies des Médias du Cegep de Jonquière. En effet, depuis cinq ans, les premières années participent au concours En vert et contre tous à l’intérieur des murs du collège et doivent produire, en équipe, un court métrage dans un genre imposé. Deux équipes possèdent le même genre et c’est aux juges attitrés de décider lequel est le meilleur. Des prix sont également remis pour les meilleurs acteurs, les meilleurs décors, le meilleur scénario, etc.

Notre concept est le suivant, dans lequel je joue le petit rôle du Dieu:

Ascension, c’est l’histoire de Léa. Une fille peu ordinaire, qui ne possède pas les capacités pour la parole. Son voyage sur Terre sera troublant et elle voudra rapidement regagner les cieux, là où un Dieu protecteur l’attend. Avant cela, elle devra découvrir la bête et la grotte sombre. Que lui arrivera-t-elle?

Le produit final sera présenté lors de la soirée En vert et contre tous le 9 décembre prochain à la Salle François-Brassard du Cegep de Jonquière à 19h. Le coût du billet est de 2$

ASCENSION | court métrage fantastique dans Théâtre Affiche+court-mtrage+corriger




Les artistes au petit coin ?

4122010

Les joies de Facebook…

Via Mathieu Fortin via Dominic Bellavance via Michel Vézina via Stéphane Dompierre via probablement plein de monde, mais ma liste de via se résume à ça.

Un article sur Cyberboom nous informe que Serge Henry, organisateur conservateur pour le nord de Montréal, n’a pas tourné ses doigts sept fois avant de taper. Pensant probablement que son commentaire sera vu par un nombre restreint de personnes, il a déclaré par un statut facebook qu’il voulait catégoriquement que les artistes aillent au «petit coin» (remarquez ici l’euphémisme politically correct). Il ne s’est pas gêné le gars pour dire aux créateurs d’aller chier leur marde.

On apprend, plus tard, par un article de Lagacé sur Cyberpresse, que Denis Gravel à CHOI, radio de Québec, déblatérait ses opinions sur les artistes en disant carrément qu’ils étaient des «BS de luxe qui se pensent meilleurs que tout le monde». Probablement affligé d’un complexe d’infériorité parce qu’il a l’indécence de dire ce qu’il veut de manière totalement pittoresque, celui là n’a littéralement pas tourné sa langue avant de parler.

Ça m’afflige? Pas du tout.

Dans des débats, il y en a toujours pour avoir des opinions qui ne valent pas un sous et qui ne sont pas fondés. Dans les sondages, j’ai jamais vu des 100% pour un bord et 0% pour l’autre. D’ailleurs, il reste toujours une personne sur cinq qui fait confiance à Jean Charest pour redresser la situation dans le milieu de la construction.

Mon problème réside dans ces vulgarités qu’on osent dire de plein fouet sans être capable de les justifier correctement. C’est pathétique et ça me fait rire. Ça démontre juste qu’ils ont peur et qu’ils utilisent ces mécanismes de poubelle pour se défendre.

Vous êtes contre la loi C-32? Regroupez-vous et supportez les artistes. C’est la meilleure manière de vaincre ces préjugés que l’on donne aux créateurs comme des squatteurs du système publique, des itinérants pas capable de travailler, des «BS de Luxe».

Ne nous attardons pas aux insignifiants et supportons notre cause!

PS: Je sais que je ne suis pas original en parlant de ça dans ce billet, mais je ne pouvais passer outre. Je vous conseille l’excellent billet de Dominic Bellavance, écrivain, qui en parle aussi .




L’importance des Harlequin, Amos Daragon et Chevaliers d’Émeraude

2122010

Il y a eu un débat récemment sur la blogosphère à propos de l’utilité des succès commerciaux en librairie, qui, selon certains, font tout pour se vendre au détriment de la qualité littéraire. Pour illustrer mon point de vue, j’ai trois histoires à vous raconter.

L’histoire de ma mère:

Elle a tout juste réussi sa 2e année et a de la difficulté en français. Ma mère, c’est une battante. Elle n’a pas peur de montrer qu’elle est capable. Malheureusement, il y a des évènements dans une vie qui nous amènent à des chemins différents. Néanmoins, malgré sa difficulté avec la langue française, ma mère s’est mise il y a quelques années à lire les romans Harlequin qu’on lui prêtait. Certaines de ses amies en avaient des caisses. Elle lit, lit et lit. Sans arrêt. Avant de se coucher, dans la journée, le matin. Elle aime et plus tard, miracle! elle s’achète ses propres livres! Savez-vous ce que je lui ai acheté à sa fête l’an passé? Le tome 2 des Accoucheuses d’Anne-Marie Sicotte. Une grosse brique qu’elle a dévorée en une semaine! Et elle avait lu le tome 1, logiquement. D’une mère avec des difficultés à lire, la voilà dévoreuse de romans de centaines et centaines de pages!

L’histoire de mon ami:

Je lui dis en 2007 que je travaille au Salon du Livre de Jonquière. Il n’aime pas énormément lire, mais il a lu tous les Harry Potter. Son parcours littéraire se résume à ça, d’ailleurs. Il vient donc au Salon pour venir me voir. Il me dit qu’il a amené à peine vingt dollar, étant certain de toute façon qu’il n’achèterais rien. Quand il me dit cela, je m’empresse de l’amener au kiosque des Intouchables et l’oblige carrément à acheter le premier tome d’Amos Daragon. Il adore sur-le-champ! Il lis dans la même année tous les tomes de la série et entame par la suite celle des Chevaliers d’Émeraude. 24 livres en un an! Pour quelqu’un qui ne lisait que rarement et qui voulait pas dépenser dans des livres, le voilà vaincu puisqu’il regarde maintenant d’autres livres. Et vous savez quoi? Malgré sa lecture des romans d’Anne Robillard, il me dit que les livres ont des faiblesses et plusieurs. Il a même développé son côté critique… Bravissimo!

L’histoire d’une bole en math:

Ça aime les chiffres, pas nécessairement les lettres. Ça va à la bibliothèque de l’école par obligation, non par choix. Pourtant, en 2008, je lui passe entre les mains le premier tome des Chevaliers d’Émeraude. Un gars qui lisait jamais de livre se met à en lire 12 en une année! Un miracle dites-vous? Imaginez l’impression de vide lorsqu’il a terminé la série. Quelle sera la prochaine qu’il entamera? Arielle Queen, Entités, Les Enfants de Dracula?

Vous comprenez donc que je soutiens le fait que des romans populaires et commerciaux aident l’industrie dans le sens où ils amènent les gens à lire. Bien entendu, je ne suis pas pour la piètre qualité qu’ont certains succès et déplore le fait qu’on manque de vigilance pour faire de l’argent. Je me dis que dans un monde idéal, tous les livres seraient bien écrits et que ces succès auraient encore plus d’impact, mais malheureusement, je suis sur la Terre, pas sur Mars!







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