L’auto-édition: un FAIL

28 11 2010

Pour illustrer la définition d’un « fail », je vous invite à aller voir ce blogue.

Avant de me lancer dans le vif du sujet, j’aimerais vous soumettre la définition d’auto-édition, tirée de l’encyclopédie libre Wikipédia.

L’auto-édition ou autoédition consiste pour un auteur à prendre lui-même en charge l’édition de ses ouvrages, sans passer par l’intermédiaire d’une maison d’édition.

Dans le monde littéraire, il y a tout de sorte de genre d’auteurs. Ce qui les caractérise tous, c’est le fait d’écrire, de prendre du temps de leur vie pour s’acharner sur un manuscrit, ou du moins, en faire un premier jet. Parce qu’on se comptera pas de mensonges, il y a des auteurs qui ne ressentent pas la nécessité de travailler une première version. C’est ici, selon moi, que l’on distingue le professionnalisme et le souci de la qualité chez un écrivain.

C’est quoi ton problème hein?

Là où je tique, c’est quand on veut que le monde entier se tourne vers l’oeuf d’or qu’on a pondu et ce, sans prendre le temps de réparer les craquelures dues à sa ponte. Il faut être naïf et comme dans plusieurs cas, il y a des gens qui s’occupent de prendre le naïf et de lui faire miroiter gloire et succès.

Vous voulez entrer dans le monde littéraire? De grâce, soyez humble! Commencez par être objectif. Coupez le cordon ombilical qui se rattache à votre bébé et voyez-le d’un autre oeil. Si vous en êtes toujours fier, il y a un moyen de vous faire publier et d’être reconnu, un tantinet soit-il, en tant qu’écrivain. Soumettez, acceptez les refus, reconsidérez-vous, travaillez!

S’auto-publier, c’est jouer avec le diable. Oui vous aurez un  »beau » livre tout chaud, tout vrai, qui a l’air tellement réel. Au bout du compte, vous n’êtes pas un écrivain! Pourquoi? Parce qu’on a l’impression que vous n’avez pas assez confiance en vous pour accepter qu’une maison puisse vous refuser. Ou pire: parce que vous êtes égocentrique et que vous n’acceptez pas d’avoir ÉTÉ refusé partout!

Et soyons clair: dans le milieu, cette réputation entachera votre dossier. Bonne chance pour publier de façon professionnel par la suite!

Mais Keven, tu dis n’importe quoi! J’ai écrit un livre, il mérite d’être publié!

On m’a déjà dit: être publié est un privilège, non un droit. Il n’y a rien de plus beau que d’avoir la reconnaissance de ses pairs, d’avoir une complicité avec un éditeur qui croit en toi. Si vous n’osez pas le vrai milieu littéraire, vous n’êtes pas prêt pour écrire des livres.

Les maisons d’édition à compte d’auteur sont pathétiques. Ils vendent un rêve. Peut-être choisissent-ils parmi plusieurs manuscrits, mais au fond, ils ne prennent même pas le risque financier de publier un auteur. Ils se débarrassent des soucis en disant: «Pfff! Pas grave, c’est pas moi qui a payé!». En vous auto-publiant à compte d’auteur, c’est ça que vous avez!

Je considère également que ces maisons insultent celles qui prennent le temps d’investir, de croire, de travailler le plus professionnellement possible, de faire sa place dans le milieu littéraire.

Je dis ça parce que quand j’étais ti-cul, je regardais systématiquement les maisons comme celles-là. On miroitait dans ma face un rêve. Mais je devais payer! Pensez-vous qu’un ti-cul a l’argent pour? Non. Pourtant, j’aurais été prêt a dépenser mes sous pour réaliser mon rêve. Aujourd’hui, je rêve toujours d’écrire un livre et de le publier. La différence: je veux être payé pour le faire, et non l’inverse.

Ah voyons! Je m’auto-publie seulement pour moi et ma famille!

Ça, c’est pas pareil. Si vous avez cette intention de mettre votre manuscrit en format livre pour le plaisir, c’est votre droit et c’est tout à fait raisonnable. Mais soyez humble. La dépense que vous faites sert seulement à ne pas avoir 200 pages 8 et 1/2 par 11 noircie d’encre à donner. Ne faites pas semblant que vous avez publiez un livre. Ne l’envoyez pas en revue de presse aux médias littéraires. Ce livre, vous l’avez payé. N’essayez pas de le vendre en vantant ses atouts quand dans le fond, vous êtes la seule garantie de sa qualité.

Si vous achetez un livre auto-édité, dites-vous ceci: aucun éditeur sérieux qui prend le soin d’investir de l’argent n’a mis son sceau de qualité, aucun professionnel digne de ce nom en a fait de même. Si vous êtes conscient de tout cela, ça va de soit, vous pouvez tenter le coup! Mais ne soyez pas déçu.

La part des choses.

J’en conviens, il est possible qu’un livre auto-édité soit excellent. Ce que je condamne ici, c’est le rêve que l’on se vend en le payant de ses poches. Peut-être que votre manuscrit est sérieusement excellent et que par de malheureuses circonstances, il n’a trouvé la poche d’aucun éditeur. Dites-vous ceci: si votre manuscrit est digne de gagner le prix Goncourt, c’est certain qu’un éditeur voudra le publier. Si on vous a refusé de partout, arrêtez de blâmer tout le monde et posez-vous des questions. Continuez à écrire et persévérez. Ça vaudra mieux que de perdre son argent en se faisant de fausses illusions!


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13 réponses à “L’auto-édition: un FAIL”

  1. 28 11 2010
    Empereur GHOULE (19:44:25) :

    Ah ben là, je te lève mon chapeau, jeune Jedi, bravo! :-)

  2. 28 11 2010
    Editions Trampoline (19:49:23) :

    Salut Keven,

    Ton billet est un peu long. J’ai lu un peu en diagonale, alors mon commentaire ne sera peut-être pas pertinent.

    À mon avis, il n’y a rien de mal à s’auto-éditer. C’est ce que j’ai fait en commençant. Et même si mon texte avait été refusé partout, il méritait à mon avis d’être publié. Et je l’ai travaillé avec une professionnelle avant de le publier. Il ne faut pas croire que seul un éditeur professionnel offre de la direction littéraire professionnelle. Aussi, de penser que chaque texte qui mérite d’être publié va être accepté par au moins un éditeur, c’est avoir une vision vraiment simpliste du monde de l’édition. Les éditeurs ont des auteurs « maison » et publient en priorité ces auteurs, même si la qualité de ce qu’ils écrivent est un peu inégale. Certains éditeurs publient des « gros noms » peu importe ce qu’ils écrivent. Ça enlève pas mal de place aux nouveaux auteurs qui ont pourtant des produits intéressants à offrir. J’ai reçu environ 400 manuscrits depuis le début de Trampoline. J’ai publié 12 livres. La plupart des textes que j’ai reçus sont d’auteurs n’ayant jamais publié. Plusieurs textes étaient très valables, meilleurs même que ce que je vois publier par des éditeurs professionnels. Alors je comprendrais très bien un de ces auteurs de vouloir publier lui-même l’un de ses textes.

    J’ai vendu tout le premier tirage de mon premier albums auto-éditer (environ 850 exemplaires) et plus de 1000 de mon deuxième. Et les deux ont été recommandé dans la chronique de littérature jeunesse dans de Noël de La Presses. Des 8-10 livres de Noël recommandés, 3-4 seulement étaient québécois si je me souviens bien, dont les deux miens. Et aucun éditeur n’avait voulu le publier.

    Je voulais juste apporter une autre vision des choses.

    Pierre

  3. 28 11 2010
    kevengirard (20:05:57) :

    @Guillaume: Merci!

    @Pierre: Bien entendu qu’il n’y a rien de mal à s’auto-publier. Ce que j’essaie de faire ici, c’est de mettre en garde les jeunes auteurs qui veulent entrer dans le milieu par ce moyen et qui garde le même pattern. Si je me souviens bien, tu as publié chez les Z’ailées par la suite. Tu as aussi permis à nombre d’auteurs de se faire découvrir grâce à Trampoline. Tu as joué la carte du professionnalisme en t’entourant de professionnels et tu as acquis une connaissance du milieu. Imagine seulement un jeune auteur qui veut être publié et qui tape  »édition » sur google. Il tombe sur ces maisons à compte d’auteur ou sur les moyens de s’auto-éditer. De la joie dans son coeur, mais de moins de sous dans son compte en banque.

    Il en va de même pour ceux qui font croire à tous qu’ils ont été édité alors qu’ils ont payés leur livre. Entre toi et moi, j’ai de la misère à les croire.

    Bien entendu il y a des exceptions. Faut faire la part des choses. Je déplore seulement ceux qui s’auto-publie avec les mauvaises intentions. Voilà.

    Ceci dit, je t’assure que ma vision du milieu est plus complexe que tu ne le crois ;)

  4. 28 11 2010
    Guillaume Voisine (20:16:06) :

    J’ai lu quand même mon lot de romans auto-publiés, et vraiment, *aucun* ne valait le détour (sauf si c’est pour l’éviter !)

    Je suis heureux de voir que tu es conscient de l’impasse que représente l’auto-édition. Ça t’évitera probablement bien des frustrations…

  5. 28 11 2010
    Editions Trampoline (22:10:24) :

    Je voulais pas être prétentieux en disant que tu avais une vision simpliste. J’aurais du dire que c’était un peu simplifié les choses que de dire qu’il faut accepter les refus, se reconsidérer, travailler et que si c’est bon ça va être accepté par un éditeur sérieux. Ce n’est pas le cas. Je ne voulais pas non plus être prétentieux en donnant en exemple mes premiers albums auto-édités. Je voulais vraiment juste donner des exemples de ce que je voulais dire. Un autre exemple est mon texte Simon et le chasseur de dragons publié par Ste-Justine est le premier accepter par un éditeur. Tous les autres éditeurs l’avaient refusé. Ste-Justine n’a pas changé un mot dans mon texte. Il était prêt, avait été travaillé, mais personne n’en a voulu. Et il a été finaliste au prix du GG l’année dernière. Si Ste-Justine ne l’avait édité, je l’aurais auto-édité. J’était en processus de le faire.

    Je ne me considère vraiment pas comme un écrivain même si 3 de mes textes ont été publiés. Aux Z’Ailées, ils ne seraient probablement pas acceptés maintenant parce qu’elles sont plus connues, reçoivent plus de manuscrits et ont mieux définis leur politique éditoriale. Mais je pense que ce sont quand même des petites histoires le fun qui méritaient autant que bien d’autres d’être publiées.

    La manière dont je me suis auto-édité n’est pas bien différente que d’utiliser une maison spécialisée en auto-édition. Ça a juste permis une évolution différente.

    Quelles sont les bonnes et les mauvaises raisons de s’auto-éditer. Je pense que la plupart des gens qui le font pensent qu’ils ont écrits quelque chose de bien qui méritent de devenir un livre. S’ils veulent se payer de rêve, pourquoi pas. Je ne pense pas que ce soit un FAIL.

  6. 29 11 2010
    ClaudeL (09:28:04) :

    D’abord, c’est la première fois que je voyais le mot « Fail », il a fallu que je fasse une petite recherche, donc j’ai dévié de ma trajectoire de pensée pour aboutir là: http://www.failqc.com/a-propos/

    Je n’ai pas beaucoup de temps à consacrer aux commentaires ce matin, tout occupée que je suis à aider quelqu’un à s’auto-éditer!

    Je résumerais en disant que si tous les chemins mènent à Rome, ce n’est pas tout le monde qui le sait, pas tout le monde qui veut aller à Rome, certains pour avancer peuvent bien s’aventurer dans un cul-de-sac avec toutes leurs illusions, tous leurs rêves et aucune des personnes que j’ai aidées à s’auto-éditer ne se prend pour un écrivain et auteur, ce sont les autres, les lecteurs qui les définissent comme tel parce que bien souvent, les gens ne regardent même pas le nom de la maison d’édition, ils ne voient qu’une livre. Ce sont les lecteurs qui rêvent, pas ces auteurs-auto-édités.

    On achète bien pire dans le monde de produits offerts.

    Y reviendrai peut-être.

  7. 29 11 2010
    kevengirard (14:42:42) :

    @Pierre: Je n’ai rien contre l’auto-édition, bien au contraire. Je sais ce que c’est maintenant que de se forcer le poignet ou les doigts pour écrire, corriger et recorriger. Ce que j’essaie de passer comme message dans ce billet, c’est que l’auto-édition contient sa part de risques. S’auto-éditer sans passer par le système courant d’édition au Québec, je considère que c’est ne pas donner sa chance à l’oeuvre que l’on a pondu. Je mets aussi en garde à propos de ceci: la plupart des maisons d’éditions ne voient pas l’auto-édition du bon oeil. Pour avoir vu des auteurs vouloir publier à compte d’éditeur en se basant sur un manuscrit auto-édité, ce n’est vraiment pas professionnel.

    @ClaudeL: Bien entendu que le lecteur moyen voit un livre comme un livre, peut importe l’éditeur. Mais il faut pas les sous-estimés non plus. Avec l’auto-édition, il y a des chances que votre roman contienne sa part d’erreurs (couverture, mise en page, orthographe, révision linguistique) qui ne passera pas inaperçu sous l’oeil du lecteur! Et personnellement, je ne crois pas que l’auto-édition soit le chemin qui mène à Rome. Je pense plus que c’est le chemin pour se rendre à Natashquan, et que si vous voulez vous rendre à Rome par la suite, il est possible que vous soyez vraiment perdu!

    À tous, je dirais qu’il faut seulement éviter les pièges de l’auto-édition. Si vous avez envie de donner vie à vos romans, considérez le monde littéraire tel qu’il l’aie. Je sais, malheureusement, il n’est pas parfait. Mais que voulez-vous, c’est eux qui possède la part du marché et c’est qui feront en sorte que votre livre se retrouve en librairie!

  8. 29 11 2010
    Éditions Trampolie (17:18:43) :

    Le point que je voulais apporter, c’est que les gens optent rarement pour l’auto-édition par choix. Ils préféreraient se faire publier par un éditeur reconnu, mais n’y arrivent tout simplement pas. Et que ça ne veut pas dire qu’un texte auto-édité est mauvais ou ne mérite pas d’être publié.

    Trampoline n’existerait pas si un des éditeurs auxquels j’ai soumis mon premier texte l’avait accepté.

  9. 30 11 2010
    Pat Isabelle (09:42:03) :

    Est-ce qu’une maison d’Éditions qui ne fait pas de direction littéraire est nécessairement mieux que de l’auto-édition? La ligne me semble mince.

    L’auto-édition reste une expérience, une façon d’apprendre sur le tas. Je ne suis pas en faveur de cette méthode de publications, sauf que si ça peut faire réaliser l,importance d’être bien entouré, d’être bien dirigé dans le métier, pourquoi pas?

  10. 30 11 2010
    Gen (22:40:02) :

    Hum… je crois que ton billet ratisse juste trop large Keven.

    Ce que j’en comprends, c’est que tu veux nous dire que tu as rêvé pendant longtemps de t’auto-éditer et que tu découvres seulement maintenant à quel piège tu as échappé (dans la mesure où tu veux faire carrière dans le domaine de l’écriture).

    Pour le reste… ben si Pierre s’était pas auto-édité, Trampoline n’existerait pas et je serais pas bientôt publiée! … hum… mais je ne me farcirais pas non plus une ré-écriture de 50 000 mots en IL… :p

  11. 30 11 2010
    kevengirard (22:54:34) :

    @Pierre: Je suis d’accord sur un point: l’auto-édition par non-choix peut être une solution. Par choix, je ne crois malheureusement pas. Je crois qu’un texte mérite au moins d’être tenté chez des éditeurs reconnus, ne serait-ce que pour en tirer des commentaires dit  »professionnel » pour celui-ci.

    @Pat: Très bon point que tu amènes. Les maisons d’édition qui ne font pas de direction littéraire ne valent pas une qui en fait! Et oui, l’auto-édition est une manière d’apprendre sur le tas. Mais je veux mettre en garde. Pour ce que j’ai vu et entendu dans les salons, ce n’est pas super bien vu!

    @Gen: Heureusement que Pierre s’est auto-publié! Il en va de même pour Jean-Claude Larouche qui a parti par la suite les Éditions JCL et qui compte plus de 300 titres à son actif! Je crois que s’auto-publier et créer sa maison en même temps (un peu comme l’a fait Jonathan avec Les Six Brumes), c’est différent de ceux qui le font pour des raisons surprenantes.

    Il est large mon billet, mais il est clair. Je veux mettre en garde, point. Les pièges sont énormes dans l’auto-édition. Et je le répète encore: payer pour être publier n’est pas la solution. Par expérience, c’est pas tout le monde qui voit ça du bon oeil! Je sais, par exemple, que Pierre Tisseyre n’est pas nécessairement pour…

  12. 19 01 2011
    Carl (14:52:20) :

    Je viens juste de tomber sur ce billet. Je trouve ça très drôle que tu l’aies écrit même après que nous nous soyons rencontrés.

    Eh bien, je ne pensais pas que tu pensais ça de moi…
    J’ai beaucoup fait d’auto-édition pour moi ET pour mes amis, je me souviens même t’en avoir parlé. Les livres que ma binerie a publiés étaient disponibles chez Renaud-Bray et dans un réseau de libraires associés, pourtant il semble tu juges durement ceux qui choisissent cette voie…
    Le débat est clos, je le sais bien que j’arrive en retard dans ce billet, mais je veux simplement que tu saches que j’ai vendu autant de mon second livre (publié à compte d’auteur) que de L’Aquilon. Et les commentaires sont aussi bons.
    Il est important que tu comprennes que l’auto-édition peut aussi servir d’exercice littéraire. C’est grâce à mon expérience dans le milieu que rien ne m’a surpris quand j’ai commencé à travailler avec les Six Brumes ; je connaissais déjà tout du processus. Mieux encore, je pouvais comprendre les choix du graphiste et ceux de la mise en page.
    On en reparle autour d’une bière. ;-)

  13. 5 04 2011
    KARIMBHAY (09:25:38) :

    Moi aussi, je crois fortement en l’avenir de l’auto-édition en France… car la vague a déjà fait ses preuves ailleurs aux USA (Etats-Unis), au Canada (Québec), par exemple où des best-sellers littéraires ont été les fruits de l’autoédition ont été ! Voir article : En effet, tout le monde écrit ou aimerait le faire. Le monde évolue à grande vitesse et le nombre des livres autoédités a dépassé en 2009, le nombre de livres édités…! Et si le XXIème siècle littéraire se jouait sur le web ? Et si l’auto-édition était la voie la plus intéressante à long terme ? Car il ne faut pas oublier que c’est une vraie démocratisation de l’écriture ! Justement, des personnes qui écrivent, il y en a beaucoup…et les maisons d’éditions qui ont pignon sur rue et qui croient avoir le monopole des publications, depuis 150 ans préfèrent parfois publier des auteurs connus pour ne pas couler ! Tout est basé sur le business ! Nous les petits écrivains de l’ombre, on n’a du mal encore à se faire connaître mais je crois que le XXIème siècle va marquer ce tournant, cette révolution comme cela s’est déroulée pour la musique et même la politique étrangère lorsqu’on regarde le réveil et la révolution des consciences dont a su faire preuve les peuples des autres pays ! Les maisons d’éditions classiques peuvent très bien publier des navets, ça peut arriver car tout est relatif, tout jugement à l’instant T aussi est à relativiser ! Tout n’est qu’une perception relative des choses sur la plan kinesthésique, auditif, visuel, olfactif et gustatif à l’instant T, dans un monde donné et un contexte déterminé…Tout le monde peut se tromper même un comité de lecture averti et serein !!!!! Donc règle numéro 1 : Ne jamais se décourager dans la vie et persévérez dans toute entreprise…pour qu’écrire reste une passion libre et indépendante et que lire un plaisir dicté par le vent de liberté…et non imposé…

    Et puisque nous discutons enfin objectivement sur l’autoédition et sur sa démocratisation certaine, son avenir plausible….. Il se peut qu’en auto-édition, il existe aussi des livres magnifiques ! Non ? D’après vous ce n’est pas possible ? Rien n’est impossible ! Et puis un succès c’est tellement aléatoire, tu peux avoir du succès aujourd’hui et être oublié demain…. l’inverse est aussi vrai…. car tout évolue… rien n’est figé…Voilà ! J’ai sciemment fait le choix de me faire publier par thebookedition.com… pour le moment c’est le plus avantageux et très moderne : C’est écologique (les livres ne sont publiés qu’à la commande), pas de contraintes d’achat (il n’y a pas de stockage de livres, ni d’obligation d’achat pour l’auteur), et intéressant (tu peux avoir jusqu’à 20 à 25 pour 100 du prix de vente au lieu de 1 à 3 pour 100 chez les éditeurs classiques). Par ailleurs, le livre devient visible et accessible via le net…. et cela permet de faire une diffusion qui dépasse les frontières….le livre voyage à travers la toile et comme un phénix renaît de ses cendre, visite les internautes des pays, diversifie encore plus les consciences et fructifie et mondialise la culture générale !

    Je crois foncièrement en l’avenir de l’auto-édition en France ! Le seul problème c’est que les gens ne sont pas tous encore prêts et synchronisés pour acheter les choses via le web ! Moi je préfère largement l’auto-édition et ne compte pas changer d’avis ! J’incite même tous ceux qui écrivent à se renseigner et à se faire connaître…Je crois que les vrais lecteurs et lectrices humanistes et ouverts savent où se situent les vrais talents ! L’auto-édition est la voie royale du XXème siècle! Elle présente de nombreux avantages ! J’ai publié mes deux livres : un roman autobiographique intitulé Année 2043 : Autopsie D’une Mémoire et une monographie culturelle et historique de l’espace insulaire de Nosy-Bé intitulé Nosy-Bé : Âme malgache, Cœur français chez the bookedition et j’en suis même très ravi et satisfait par leur efficacité et leur honnêteté. J’incite fortement tous ceux qui écrivent à mettre en avant leur talent et utiliser l’auto-édition qui j’y crois fortement sera le futur et le XXIème siècle des livres… le XXIème siècle en Littérature se jouera sur le WEB et non dans les rayons des librairies et les livres ne seront plus le monopole d’un échantillon de critiques littéraires …Le XXIème siècle sera celui du succès de l’auto-édition et des écrivains libres et indépendants ! J’ai un exemple à donner à ceux qui haïssent les auteurs et surtout les petits auteurs qui essayent de garder leurs indépendances d’esprit et d’écriture. Au XVIIème siècle, Colbert, Lully et Louis XIV se sont tous acharnés sur la Fontaine et ils se sont tous trompés ! Car par la suite l’auteur des fables a été immortalisé par l’École de la République 2 siècles plus tard ! J’essaye en tant qu’auteur moi aussi de me faire connaître dans la jungle des publications. C’est vrai que Internet reste un bon moyen moderne pour le faire car la preuve c’est que ce soit en bien ou en mal, le livre fait parler de lui ! Nos livres, nous les petits qui sommes encore à l’ombre, nous les avions écrits avec passion, avec imagination et patience…je comprends que cela puisse irriter quelques criticaillons… d’ailleurs je ne sais pas pourquoi..ça irrite…..;je suis conscient qu’un écrivain n’est pas ou n’a pas été tellement reconnu de son vivant…La vrai reconnaissance vient souvent à titre posthume…..Nous connaissons les cas de Stendhal qui avait dit qu’il ne sera connu qu’à partir de 1935 , de Victor Hugo qui a dû essuyé les critiques poignantes d’un Sainte-Beuve (qui au passage était l’amant aussi de sa femme Adèle !), Honoré de Balzac qui a avait ses détracteurs au XIXème siècle ou la Fontaine au XVIIème siècle qui n’avait pour résumer la situation que le soutien des femmes et du peuple et qui était mal aimé du roi de France et du ministre Colbert, ou encore Musset dont le pièces de théâtre n’ont été reconnues qu’après…, parmi les peintres aussi nous pouvons donner des exemples comme Van Gogh ou Monnet, Cézanne, Courbet et Manet..et bien d’autres encore qui ont lutté à contre-courant, et dont les talents n’ont été reconnus justement qu’à titre posthume par des générations qui ont eu un regard plus objectif, Tout est tellement aléatoire ! Tout est tellement relatif ! Et aucune vérité n’est universelle ! La grande révolution littéraire est en marche à travers l’indépendance retrouvée des auteurs et des écrivains ! Les temps changent et les consciences évoluent ! Vive l’auto-édition libre !

    Le XVIème siècle était celui de l’humanisme, le XVIIème siècle celui de la dramaturgie, le XVIIIème siècle celui de la Liberté, le triomphe de la raison et de la philosophie, le XIXème, celui des romans et de la poésie, le XXème celui du progrès exponentiel, le XXIème siècle sera celui de l’autoédition, de la liberté et l’indépendance des écrivains…

    Pour moi le livre va toujours rester l’emblème du savoir. Ce sont les supports qui changent. Les lecteurs liront toujours….et le monde est en train de passer du matériel au virtuel. C’est nouveau pour nous, mais comme chaque génération est transitoire.. Ce ne sera que du passé pour les descendants du XXIème siècle… et XXIIème siècle…L’homme a d’abord écrit sur les parois des grottes, sur des obélisques, sur des tablettes de pierre ou d’argile, sur des os, sur des papyrus et pour finir sur du papier. Le livre est né lorsque le support de l’écriture est devenu léger et portatif…. un peu comme les ordinateurs aujourd’hui….Les ancêtres des livres sont des tablettes en argile. Les parchemins, les feuilles, les bambous, partout dans le monde à travers les différents continents, les différents supports changent mais le savoir est toujours là, il circule et se confond avec d’autres savoirs…et à l’heure de l’autoédition libre et du numérique, nous sommes une génération charnière qui vivons une longue révolution culturelle grâce à Internet !

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