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L’auto-édition: un FAIL

28112010

Pour illustrer la définition d’un « fail », je vous invite à aller voir ce blogue.

Avant de me lancer dans le vif du sujet, j’aimerais vous soumettre la définition d’auto-édition, tirée de l’encyclopédie libre Wikipédia.

L’auto-édition ou autoédition consiste pour un auteur à prendre lui-même en charge l’édition de ses ouvrages, sans passer par l’intermédiaire d’une maison d’édition.

Dans le monde littéraire, il y a tout de sorte de genre d’auteurs. Ce qui les caractérise tous, c’est le fait d’écrire, de prendre du temps de leur vie pour s’acharner sur un manuscrit, ou du moins, en faire un premier jet. Parce qu’on se comptera pas de mensonges, il y a des auteurs qui ne ressentent pas la nécessité de travailler une première version. C’est ici, selon moi, que l’on distingue le professionnalisme et le souci de la qualité chez un écrivain.

C’est quoi ton problème hein?

Là où je tique, c’est quand on veut que le monde entier se tourne vers l’oeuf d’or qu’on a pondu et ce, sans prendre le temps de réparer les craquelures dues à sa ponte. Il faut être naïf et comme dans plusieurs cas, il y a des gens qui s’occupent de prendre le naïf et de lui faire miroiter gloire et succès.

Vous voulez entrer dans le monde littéraire? De grâce, soyez humble! Commencez par être objectif. Coupez le cordon ombilical qui se rattache à votre bébé et voyez-le d’un autre oeil. Si vous en êtes toujours fier, il y a un moyen de vous faire publier et d’être reconnu, un tantinet soit-il, en tant qu’écrivain. Soumettez, acceptez les refus, reconsidérez-vous, travaillez!

S’auto-publier, c’est jouer avec le diable. Oui vous aurez un  »beau » livre tout chaud, tout vrai, qui a l’air tellement réel. Au bout du compte, vous n’êtes pas un écrivain! Pourquoi? Parce qu’on a l’impression que vous n’avez pas assez confiance en vous pour accepter qu’une maison puisse vous refuser. Ou pire: parce que vous êtes égocentrique et que vous n’acceptez pas d’avoir ÉTÉ refusé partout!

Et soyons clair: dans le milieu, cette réputation entachera votre dossier. Bonne chance pour publier de façon professionnel par la suite!

Mais Keven, tu dis n’importe quoi! J’ai écrit un livre, il mérite d’être publié!

On m’a déjà dit: être publié est un privilège, non un droit. Il n’y a rien de plus beau que d’avoir la reconnaissance de ses pairs, d’avoir une complicité avec un éditeur qui croit en toi. Si vous n’osez pas le vrai milieu littéraire, vous n’êtes pas prêt pour écrire des livres.

Les maisons d’édition à compte d’auteur sont pathétiques. Ils vendent un rêve. Peut-être choisissent-ils parmi plusieurs manuscrits, mais au fond, ils ne prennent même pas le risque financier de publier un auteur. Ils se débarrassent des soucis en disant: «Pfff! Pas grave, c’est pas moi qui a payé!». En vous auto-publiant à compte d’auteur, c’est ça que vous avez!

Je considère également que ces maisons insultent celles qui prennent le temps d’investir, de croire, de travailler le plus professionnellement possible, de faire sa place dans le milieu littéraire.

Je dis ça parce que quand j’étais ti-cul, je regardais systématiquement les maisons comme celles-là. On miroitait dans ma face un rêve. Mais je devais payer! Pensez-vous qu’un ti-cul a l’argent pour? Non. Pourtant, j’aurais été prêt a dépenser mes sous pour réaliser mon rêve. Aujourd’hui, je rêve toujours d’écrire un livre et de le publier. La différence: je veux être payé pour le faire, et non l’inverse.

Ah voyons! Je m’auto-publie seulement pour moi et ma famille!

Ça, c’est pas pareil. Si vous avez cette intention de mettre votre manuscrit en format livre pour le plaisir, c’est votre droit et c’est tout à fait raisonnable. Mais soyez humble. La dépense que vous faites sert seulement à ne pas avoir 200 pages 8 et 1/2 par 11 noircie d’encre à donner. Ne faites pas semblant que vous avez publiez un livre. Ne l’envoyez pas en revue de presse aux médias littéraires. Ce livre, vous l’avez payé. N’essayez pas de le vendre en vantant ses atouts quand dans le fond, vous êtes la seule garantie de sa qualité.

Si vous achetez un livre auto-édité, dites-vous ceci: aucun éditeur sérieux qui prend le soin d’investir de l’argent n’a mis son sceau de qualité, aucun professionnel digne de ce nom en a fait de même. Si vous êtes conscient de tout cela, ça va de soit, vous pouvez tenter le coup! Mais ne soyez pas déçu.

La part des choses.

J’en conviens, il est possible qu’un livre auto-édité soit excellent. Ce que je condamne ici, c’est le rêve que l’on se vend en le payant de ses poches. Peut-être que votre manuscrit est sérieusement excellent et que par de malheureuses circonstances, il n’a trouvé la poche d’aucun éditeur. Dites-vous ceci: si votre manuscrit est digne de gagner le prix Goncourt, c’est certain qu’un éditeur voudra le publier. Si on vous a refusé de partout, arrêtez de blâmer tout le monde et posez-vous des questions. Continuez à écrire et persévérez. Ça vaudra mieux que de perdre son argent en se faisant de fausses illusions!







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