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Soudain l’été dernier – Théâtre Les Têtes Heureuses

2112010

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LES TÊTES HEUREUSES présentent

SOUDAIN

L’ÉTÉ DERNIER

Suite à la «controverse» qu’il y a eu à propos de ce commentaire que j’ai fait sur Facebook le soir de la réprésentation où j’était présent, et qui dit, je cite : « Une légume me vient à l’esprit après l’écoute douleureuse des Têtes Malheuseuses: un navet !!!» , je souhaite rectifier le tir.

Premièrement, je voudrais rappeler à tout ceux qui lisent mes critiques qui je suis, c’est-à-dire personne. Après cela, je suis quelqu’un qui carbure au théâtre, qui aime jouer et qui s’implique dans divers projets amateurs. Je suis un étudiant qui fait des critiques, pour le plaisir dans faire et je ne me prend nullement au sérieux. En fait, si on me voit comme ça, j’en suis réellement désolé. Car comme humain, j’ai mes défauts et mes qualités. Je suis ironique, je l’admet. Je suis souvent franc et direct. Je suis comme ça, point.

En ce qui concerne la pièce Soudain l’été dernier des Têtes Heureuses, il est vrai que je n’ai pas apprécié et j’aimerais dire ceci à tout ceux qui pourrait prendre personnel ma critique: dites-vous que je vous aimes comme comédien, que j’admire le courage que vous avez d’offrir à la région saguénéenne des pièces qui frôlent le professionalisme, qui sont dignes d’intérêt, et la majorité du temps, de grande qualité. Les Clowns Noirs, par exemple, sont le symbole du talent au Saguenay. Dario Larouche, que j’ai clamé comme génie de la mise en scène, fier membre du Théâtre des 100 masques, oeuvre pour la région! Charles et Berthin, du Théâtre La Rubrique, a été une pièce qui m’a touché, malgré qu’en classe nous l’avions démoli. Je considère donc le théâtre saguenéen comme un théâtre riche, sans équivoque, tout simplement. Tout ce paragraphe pour dire que je n’attaque qu’une oeuvre, qu’un pièce, qu’un produit. À ne pas prendre personnel.

La mise en scène m’est apparue fade, monotone, emmerdante même. Les comédiens qui se sont mis de dos, convention qui a été abolie pour la pièce, avait un sens que je ne comprenais pas. Pourquoi me cacher une comédienne qui dicte un message bourré d’émotions? N’y a-t-il pas autre moyen d’illustrer un manque de communication? Est-ce que je pourrais voir la performance? Les personnages qui fument constamment m’apparaissaient inutiles, sinon déstabilisants. L’accessoire, je l’aime bien, mais à répétition, il m’a semblé tellement anodin. Il y avait aussi ces comédiens qui stagnaient en arrière de la scène, admirant ce qui se jouait. Il y a là quelque chose d’intéressant, mais j’ai un malaise à les voir arriver longtemps, à les attendre, à les remarquer, à les voir comme figurant. J’étais déconcentré, peut-être n’ai-je pas le talent pour le faire, mais peu importe. Toujours au niveau de la mise en scène, il y a des points que j’ai bien aimés. Les personnages qui ne se regardent pas lorsqu’ils ont quelque chose d’importants à dire. Ces effets de chute à la fin de certaines scènes étaient bien pensés. Mais bon, j’ai senti le temps se presser contre moi, se perdre et s’envoler, parce que la pièce ne m’a pas accrochée.

Bien que le texte soit du Tenessee Williams, un auteur qui écrit des mots tellement remplis de sentiments, qui a le pouvoir de faire réfléchir, de faire transmettre des émotions, il est apparu que le jeu des comédiens m’a déçu. La perfomance était inégale. Parfois on embarquait, parfois on décrochait. Les longs monologues s’avéraient lourds, difficile à suivre, par le texte oui, mais aussi par l’acteur(trice) qui, j’avais l’impression, jouait toujours de la même façon sans faire ressentir la profondeur des mots. Ce pouvait être un accent, une manière de parler, qui me titillait constamment. J’ai croisé les bras et j’ai grimaçé, je l’avoue. Les émotions me paraîssaient fausses, me semblaient plaqués. Les pleurs n’étaient pas convaincants, un peu comme l’ensemble des jeux d’acteurs. Il y avait aussi des problèmes au niveau de la distribution, la mère de Cathie paraîssant un peu jeune pour que l’on croit à son âge dans la pièce. Mention tout de même à Maude Cournoyer, qui lors de certaines scènes dramatiques, laissait surgir à l’ensemble une pointe d’espoir.

Bref, c’est une pièce que je ne conseille pas. Mais le meilleur est de vous en faire une idée par vous-même et d’encourager le théâtre local en prenant connaisance des meilleures (et même des pires) productions.

Pour ce qui est de la critique, j’espère que vous avez l’esprit ouvert, je ne peux plus me plier pour expliquer mon désarroi. Je prie à tout le monde de m’excuser pour le commentaire sans fondements sur le réseau sociaux et demande de prendre cet article comme une simple opinion. J’aime la région, j’aime le théâtre. Tout ça me fait penser à un directeur artistique régional qui m’a déjà dit: «Je crois en mon projet, c’est ça l’important!». 

J’aimerais voir une autre pièce des Têtes Heureuses? Assurément!

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du 21 octobre au 7 novembre 2010
au Petit Théâtre du Pavillon des Arts de l’UQAC
du jeudi au samedi à 20h et le dimanche à 14h.
Avec : Lucille Perron, Martin Giguère, Maude Cournoyer, Dominique Breton, Éric Renald et Dave Girard







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