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Une plume vole en ma faveur

30112010

Une nouvelle critique est apparue sur la blogosphère cette semaine. Elle concerne ma micro-nouvelle dans Brèves 80, soit La prochaine fois, je t’aurai. Il s’agit de la charmante Isabelle Lauzon, une Plume Volage, qui me fait cadeau de ses excellents commentaires. Faut le dire, le Père Noël est passé pour moi cette année!

À propos de La prochaine fois, je t’aurai:

Mignon comme tout, un texte qui fait remonter à la surface des souvenirs d’enfance oubliés! Texte d’une page, très court, mais qui produit son petit effet.

Merci Isabelle!

PS: Ce billet ressemble drôlement à celui-ci. Je ne sais pas, j’ai l’impression que moi et l’auteur du billet, on a eu la même idée…




L’auto-édition: un FAIL

28112010

Pour illustrer la définition d’un « fail », je vous invite à aller voir ce blogue.

Avant de me lancer dans le vif du sujet, j’aimerais vous soumettre la définition d’auto-édition, tirée de l’encyclopédie libre Wikipédia.

L’auto-édition ou autoédition consiste pour un auteur à prendre lui-même en charge l’édition de ses ouvrages, sans passer par l’intermédiaire d’une maison d’édition.

Dans le monde littéraire, il y a tout de sorte de genre d’auteurs. Ce qui les caractérise tous, c’est le fait d’écrire, de prendre du temps de leur vie pour s’acharner sur un manuscrit, ou du moins, en faire un premier jet. Parce qu’on se comptera pas de mensonges, il y a des auteurs qui ne ressentent pas la nécessité de travailler une première version. C’est ici, selon moi, que l’on distingue le professionnalisme et le souci de la qualité chez un écrivain.

C’est quoi ton problème hein?

Là où je tique, c’est quand on veut que le monde entier se tourne vers l’oeuf d’or qu’on a pondu et ce, sans prendre le temps de réparer les craquelures dues à sa ponte. Il faut être naïf et comme dans plusieurs cas, il y a des gens qui s’occupent de prendre le naïf et de lui faire miroiter gloire et succès.

Vous voulez entrer dans le monde littéraire? De grâce, soyez humble! Commencez par être objectif. Coupez le cordon ombilical qui se rattache à votre bébé et voyez-le d’un autre oeil. Si vous en êtes toujours fier, il y a un moyen de vous faire publier et d’être reconnu, un tantinet soit-il, en tant qu’écrivain. Soumettez, acceptez les refus, reconsidérez-vous, travaillez!

S’auto-publier, c’est jouer avec le diable. Oui vous aurez un  »beau » livre tout chaud, tout vrai, qui a l’air tellement réel. Au bout du compte, vous n’êtes pas un écrivain! Pourquoi? Parce qu’on a l’impression que vous n’avez pas assez confiance en vous pour accepter qu’une maison puisse vous refuser. Ou pire: parce que vous êtes égocentrique et que vous n’acceptez pas d’avoir ÉTÉ refusé partout!

Et soyons clair: dans le milieu, cette réputation entachera votre dossier. Bonne chance pour publier de façon professionnel par la suite!

Mais Keven, tu dis n’importe quoi! J’ai écrit un livre, il mérite d’être publié!

On m’a déjà dit: être publié est un privilège, non un droit. Il n’y a rien de plus beau que d’avoir la reconnaissance de ses pairs, d’avoir une complicité avec un éditeur qui croit en toi. Si vous n’osez pas le vrai milieu littéraire, vous n’êtes pas prêt pour écrire des livres.

Les maisons d’édition à compte d’auteur sont pathétiques. Ils vendent un rêve. Peut-être choisissent-ils parmi plusieurs manuscrits, mais au fond, ils ne prennent même pas le risque financier de publier un auteur. Ils se débarrassent des soucis en disant: «Pfff! Pas grave, c’est pas moi qui a payé!». En vous auto-publiant à compte d’auteur, c’est ça que vous avez!

Je considère également que ces maisons insultent celles qui prennent le temps d’investir, de croire, de travailler le plus professionnellement possible, de faire sa place dans le milieu littéraire.

Je dis ça parce que quand j’étais ti-cul, je regardais systématiquement les maisons comme celles-là. On miroitait dans ma face un rêve. Mais je devais payer! Pensez-vous qu’un ti-cul a l’argent pour? Non. Pourtant, j’aurais été prêt a dépenser mes sous pour réaliser mon rêve. Aujourd’hui, je rêve toujours d’écrire un livre et de le publier. La différence: je veux être payé pour le faire, et non l’inverse.

Ah voyons! Je m’auto-publie seulement pour moi et ma famille!

Ça, c’est pas pareil. Si vous avez cette intention de mettre votre manuscrit en format livre pour le plaisir, c’est votre droit et c’est tout à fait raisonnable. Mais soyez humble. La dépense que vous faites sert seulement à ne pas avoir 200 pages 8 et 1/2 par 11 noircie d’encre à donner. Ne faites pas semblant que vous avez publiez un livre. Ne l’envoyez pas en revue de presse aux médias littéraires. Ce livre, vous l’avez payé. N’essayez pas de le vendre en vantant ses atouts quand dans le fond, vous êtes la seule garantie de sa qualité.

Si vous achetez un livre auto-édité, dites-vous ceci: aucun éditeur sérieux qui prend le soin d’investir de l’argent n’a mis son sceau de qualité, aucun professionnel digne de ce nom en a fait de même. Si vous êtes conscient de tout cela, ça va de soit, vous pouvez tenter le coup! Mais ne soyez pas déçu.

La part des choses.

J’en conviens, il est possible qu’un livre auto-édité soit excellent. Ce que je condamne ici, c’est le rêve que l’on se vend en le payant de ses poches. Peut-être que votre manuscrit est sérieusement excellent et que par de malheureuses circonstances, il n’a trouvé la poche d’aucun éditeur. Dites-vous ceci: si votre manuscrit est digne de gagner le prix Goncourt, c’est certain qu’un éditeur voudra le publier. Si on vous a refusé de partout, arrêtez de blâmer tout le monde et posez-vous des questions. Continuez à écrire et persévérez. Ça vaudra mieux que de perdre son argent en se faisant de fausses illusions!




Je parle Blogues Littéraires à la Première Chaîne de Radio-Canada!

26112010

J’ai passé cette semaine à l’émission Ados-Radio à la Première Chaîne de Radio-Canada pour parler Fanzines et Blogues Littéraires, pour aller avec la thématique du Salon du Livre de Montréal. Je vous invite à écouter l’entrevue avec Carmélie Jacob qui nous parle, quant à elle, de la revue de SFFQ Brins d’Éternité.

Vous pouvez entendre ma magnifique voix radiophonique (qui provient d’un téléphone fixe on s’entend) et à remarquer que j’ai changé de nom cette semaine!

Keven ou Guillaume? Être ou ne pas être? Qu’est-ce qu’on mange pour souper? Voilà des questions que vous devriez vous poser!

Bonne écoute!

Entrevue du 22 novembre à Ados-Radio  »Univers Littéraire » avec Carmélie Jacob et Keven Girard.




Matamore tire sa révérence !

9112010

Voici une courte pièce de Commedia Dellarte qui inclue le personnage du Capitaine. Ceci a été écrit dans le cadre de mon cours [Laboratoire de jeu: Interprétation].

Le Capitaine (ou Matamore) est un personnage caricatural qui représente les soldats confiants et vantards, mais pourtant peureux et terrifiés sur le champ de bataille.

LA RÉVÉRENCE DE MATAMORE

Matamore tire sa révérence ! dans Écriture Matamore-c5e51

Bozo : faussement impressionné

BOZO : On m’a dit un secret: les armes se sont abaissées! Et nous avons vaincus! Le sang a coulé en notre faveur. Les épées se sont entrechoquées. Les fourreaux se sont emplis du fluide ennemi et les taches rougeâtres apparaissent sur les armures de nos soldats. Les héros sont de retour au pays. Que vois-je, voilà le capitaine qui arrive, fidèle gagnant de la guerre!

Matamore entre.

MATAMORE : Me voilà, fier arrivant victorieux, briseur de montagnes pour la réussite d’une bataille mémorable. J’ai bravé le démon, j’ai arraché les parcelles de vies aux ennemis dont le sang épais ne méritait que de couler. Je suis là, entaché de bagarres, souillé par la bravoure. Ô combien courageux je suis!

BOZO : Assurément mon capitaine. Racontez-moi vos périples. Combien étaient-ils?

MATAMORE : Plus d’une centaine, je ne puis les compter.

BOZO : Et vos hommes, si peu nombreux soient-ils, furent victorieux?

MATAMORE : En somme oui, mais je fus seul.

BOZO : Comment se fait-il?

MATAMORE : J’arrivai, accompagné de braves gens, dont les épées avaient été affilés pour trancher des gorges. Ils vinrent avec moi, d’une énergie qui ne se comparait guère au clan adverse. Nous voulions gagner, cela fut une certitude. Hélas, lorsque les soldats, dont nos lames voulaient transpercer le cœur, arrivèrent, mes hommes tremblèrent d’effroi et déguerpirent à la hâte. J’étais seul, fièrement droit devant l’adversité!

BOZO : Oh quel malheur s’abattait sur vous? Quel diable vous eût autant puni?

MATAMORE : Ceux d’un homme trahi!

BOZO : Lamentations! Je me prosterne à vos pieds! Quel homme redoutable vous êtes!

MATAMORE : Par tes larmes, tu récompenses mes exploits. Je te remercie compagnon.

BOZO : Développez mon maître, je veux en savoir plus!

MATAMORE : Parmi tous ces morts, il y eut une femme.

BOZO : Une femme?

MATAMORE : Oui, une femme, qui n’était pas un homme! Qui avait le sexe profond et la poitrine ferme. Qui tournoyait comme une femme pouvait tournoyer, qui marchait comme une femme pouvait marcher, qui gémissait d’horreur comme une femme pouvait gémir.

BOZO : Que vous voulait-elle?

MATAMORE : Baiser. Ma main! Mais je fus terrifié et la laissé pour compte, une lame dans le cœur!

BOZO : Quel horreur, mais pourquoi donc une telle cruauté?

MATAMORE : Elle était Allemande.

BOZO : Hi Hitler! Je comprends.

MATAMORE : Maintenant l’ami, je vois que l’admiration hante votre esprit. J’espère que vous irez racontez mes exploits au premier venu!

BOZO : Assurément capitaine. Quel ton voulez-vous que j’exploite?

MATAMORE : Variez-le! Cela fera du changement.

BOZO : Disons… Agressif? Qui ne croient pas aux sauvages exploits? Amical? De son bras, ne voyez-vous pas un fidèle roi? Descriptif? Des montagnes à bas! Incroyables fracas! Que dis-je, admirables fracas! Curieux? N’est-ce pas un menteur que voilà?

MATAMORE : Diantre, que dites-vous là?

BOZO : Des questions, mon capitaine, des questions!

MATAMORE : Quels atrocités sortent de votre bouche? Vous doutez donc de ma parole?

BOZO : Je n’en doute pas, puisque je suis certain qu’elle est fausse!

MATAMORE : Quelle mascarade jouez-vous? N’étiez-vous pas admiratif il y a de cela à peine quelques instants.

BOZO : Je jouais la comédie.

MATAMORE : Je meurs sous vos paroles grotesques!

BOZO : Et bien mourrez! Qu’il en advienne des prophètes de bonne aventure!

MATAMORE : Ma mort n’aura de sens que si vos explications sont claires quant à ce que vous proférer. Dites-moi, diable ambulant, quels sont les motifs de tels jugements?

BOZO : La vérité, voilà le motif de mes accusations!

MATAMORE : Une vérité qui dissimule nombre d’insanités! Développez, que je meurs conscient du tort, dont je suis sous vos mots, coupable.

BOZO : La guerre dont vous vous clamez victorieux, voilà que je l’ai vue sous mes yeux. La décence, sous vos paroles héroïques et franchement fausses, m’a empêché de rire de vous lorsque la vantardise sortait de votre bouche comme un flot de bêtise.

MATAMORE : Vous connaissez les faits?

BOZO : Au même titre que vous.

MATAMORE : Comment se fait-il? Je ne vous ai vu nulle part sur le champ de bataille.

BOZO : Youtube.

MATAMORE : Ah satané technologie! N’aurais-je donc jamais la paix? Qu’avez-vous si justement vu?

BOZO : Un buisson, qui réfugiait un lâche!

MATAMORE : De quel lâche parlez-vous?

BOZO : Sot capitaine, je parle de vous!

MATAMORE : Je meurs une deuxième fois, ayez pitié de moi! Il est vrai que je ne suis en aucun point victorieux. Lorsqu’ils sont arrivés pour me trancher la tête, ces lames sanglantes m’ont emplis d’effroi et j’avoue, aussi solennellement que je le peux, que je me suis caché dans un bosquet, pour ne point que les bourreaux fassent de moi un martyr.

BOZO : Vous avouez donc vos crimes?

MATAMORE : Si l’absence de franchise en est un, je m’avoue vaincu et vous déclare en toute sincérité que je suis un criminel.

BOZO : Allez capitaine, sortez maintenant, tirez votre révérence et quittez les lieux pour ne point garder cette face odieuse qui entache à tout jamais votre réputation.

MATAMORE : Soyez un homme bon. Ne répétez à personne mes fautes et mes élans de lâcheté. Je partirais alors moins contrarié.

BOZO : Je ne possède pas les talents pour la méchanceté, ni celle de la vantardise d’ailleurs. Il est vrai que votre crime n’est pas raisonnable, mais je vous laisse une chance. Je suis un homme dont les vertus sont véridiques, dont les passions pour la véracité demeurent au cœur de mon âme. Il n’y a place à mon esprit que pour les choses réalistes de ce monde. Allez mourir ailleurs, je vous accorde cette dernière grâce.

MATAMORE : Je vous haïs, mais vous aime pour cette charité. Adieu comédien!

BOZO : Adieu!

Matamore sort. Bozo prend bien le temps de vérifier qu’il est sortit avant d’entamer son monologue.

BOZO imitant Matamore : Me voilà, fier arrivant victorieux, briseur de montagnes pour la réussite d’une bataille mémorable. J’ai bravé le démon, j’ai arraché les parcelles de vies aux ennemis dont le sang épais ne méritait que de couler. Je suis là, entaché de bagarres, souillé par la bravoure. Ô combien courageux je suis!

RIDEAU




Peut-être pas prêt …

8112010

Pour écrire ce roman qui trotte dans ma tête depuis des années? Celui-là même que j’avais commencé à écrire en septembre et dont j’en suis à 10 000 mots.

Le problème? Je ne pense pas avoir assez de bagages pour écrire cette histoire noire. Tout simplement.

J’écris, des fois c’est bon, mais en général, je trouve ça fade. Il me semble que j’ai beaucoup de difficulté à me concentrer pour faire ressentir les émotions que je veux. Il me semble que parfois, j’en suis tout simplement incapable.

Je suis jeune, je veux me donner du temps. Je veux que ça fonctionne, je veux, je veux …

On me dira: «Arrête de penser et écrit!»
Oui, je suis d’accord, mais en partie. À quoi sert-il de perdre mon temps si je sais que je ne suis pas prêt?

Et il y a cette constatation qui m’a sauté au visage durant le Salon du Livre de Rimouski. J’aime les jeunes! J’adore les jeunes! Je trippe sur l’énergie des jeunes!

J’ai le goût d’écrire pour eux tiens. Ça me tente, de même, tout simplement.

Après tout, voilà que j’ai ce que je voulais il y a plusieurs années: faire des salons du livre. Mon but premier est réalisé, car je suis désormais le représentant en salon des Éditions Les Six Brumes. Je trippe carré raide! Le stress de publier est moins grand qu’avant. Je veux m’appliquer. Je veux prendre mon temps.

Il y aura toujours cette phrase, dites par les passants en salon, qui me donnera l’envie d’écrire:
«Êtes-vous un auteur?»
Non, mais ça s’en vient. Ça je vous le promet!




Une peau satinée

5112010

Voici le texte que j’ai écrit lors du concours d’écriture sur place ayant pour thème Rupture, qui se retrouve dans le recueil du 20e Marathon intercollégial d’écriture intitulé Les Idées Tombent du Ciel.

C’est lorsqu’elle a été éblouie par ses formes parfaites que Miriam en est tombée follement amoureuse.  Après avoir humé la fraîche odeur de son corps et caressé sa peau de satin, elle a été transporté dans un monde où son désir est roi, où sa passion est maîtresse. À chaque fois qu’elle le voyait, Miriam ne pouvait résister à la tentation de l’effleurer, un tantinet soit-il, afin d’être imprégné par la tendre sensation qu’il lui procurait. Certes, elle regardait ailleurs, mais nul autre que lui ne l’intéressait. Le soir, elle s’endormait, son image à l’esprit, rêvant de toute son âme d’une vie où il serait là. Miriam allait même jusqu’à se regarder dans le miroir et croire qu’il lui manquait son doux parfum pour devenir une femme, une vraie. Elle reconsidérait l’union avec son présent compagnon, voulant rompre, dans l’optique de laisser place à ses douces rêveries.

Puis un jour, n’en pouvant plus de se projeter dans l’avenir, elle passa à l’acte. Miriam alla donc à sa rencontre et, sans surprise, celui qu’elle souhaitait ardemment l’accueillit sans bouger. Elle s’empressa alors de se rendre au soutien-gorge et entreprit de le détacher. Il dégageait l’espoir d’une appartenance future. Le commis de la boutique dont elle était membre vint à sa rencontre et lui annonça la mauvaise nouvelle.

-Je suis désolé Miriam, tu as attendu trop longtemps. Pour ce modèle, dans tes mensurations, je suis en rupture de stock.

Malheureusement, je n’ai pas gagné. Mais bon, un texte humoristique n’était peut-être pas ce qui était demandé! 




La Parure, le Horla et autres contes – Guy de Maupassant

4112010

La Parure, le Horla et autres contes - Guy de Maupassant dans Critiques - Recueil de nouvelles maupassant1auteur

(Guy de Maupassant)

LA PARURE, LE HORLA

ET AUTRE CONTES

RECUEIL DE NOUVELLES – ERPI – 85 PAGES – 5.95$

Premièrement, j’aime beaucoup l’écriture de Maupassant. De tous les écrivains dont j’ai lu des oeuvres dans le cadre de mes cours, je crois que c’est lui qui a le style qui me rejoint le plus. C’est fluide et c’est agréable à lire. Voyons maintenant ce que j’ai pensé de ce recueil composé de deux des plus grandes et populaires nouvelles.

Une vendetta

Une femme veut venger la mort de son fils. Elle trouvera une manière bien particulière de rendre la pareil au meurtrier. Premier contact avec le style de Maupassant, j’ai eu ici une lecture très agréable. Maupassant m’a fait sourire avec cette nouvelle qui porte sur la vengeance. Pas de quoi faire réfléchir, mais une histoire ficelé qui nous amuse. Je note ici que j’ai très bien visualisé les images que Maupassant me donnait en tant que lecteur.

La parure

Une femme qui n’a pas les sous rêve de célébrité et de richesse. Pour un bal très riche, elle devra se parer. Qu’arrive-t-il lorsque la superficalité s’empare de nous? Très belle histoire qui possède une morale d’acier. Elle fait réfléchir celle-ci. C’est encore une fois le style que j’aime bien. Petit défaut, on se doute très en avance de la finale.

Le gueux

Un homme est rejeté par tous et se meurt de faim. Très bon petit texte, un peu court, j’aurai aimé en avoir plus. La morale est bien et la finale fait franchement réfléchir.

Lettre d’un fou, Le horla (première version), Le horla (deuxième version)

Devient-il fou? Parce qu’il lui arrive des choses étranges dans sa maison. Il devient malade et ressent une présence. Certainement, il devient fou. J’ai lu à lire la même histoire trois fois, mais de différents points de vue. Pour ça, c’est intéressant de voir comment le narrateur peut être différent. C’est un belle exercice de style, je trouve. Malheureusement, j’en ai eu plein le derrière de lire cette histoire. Cependant, une nouvelle fantastique qui torche, s’en contredis!

 




«Kick Ass» botte des culs

3112010

«Kick Ass» botte des culs dans Critiques - Film kickass_dvd

Voilà un film que je n’ai pas regretté d’avoir acheté.

Premièrement, j’aime les films de super héros. Alors, quand la Clique du Plateau a fait une excellente critique de ce film, j’ai été tout de suite séduite. Il fallait que je vois ça, ce produit qu’on avait pas beaucoup parlé.

L’histoire raconte celle d’un adolescent qui veut devenir un super héros, même s’il n’a pas de pouvoirs. Mêlé à une histoire de gangster qui disent qu’un homme costumé abbat tous ses hommes, Kick Ass sera dans l’embarras puisque ce n’est assurément pas lui qui a l’âme meurtrier.

Le ton est irrévérencieux. Au début, peut-ête un peu vulgaire et ça ma tiqué, mais cela dure à peine quelques minutes. La suite est savoureuse, vraiment! Il y a une bonne dose d’action, mélangé à une dose parfaite d’humour. Un scénario qui se veut bien fait et un film qui est pour une fois réaliste et touchant. Les acteurs sont parfois un peu fade, surtout concernant Nicolas Cage, mais il reste que c’est un bon film.

Et je suis d’accord avec La Clique. Le personnage de la fille est du jamais vu au cinéma. Juste pour elle, ça vaut vraiment la peine.

Voilà donc, il vous faut l’écouter. Une belle leçon d’héroïsme, avec de l’action et du suspense. Un très bon film!

 




Soudain l’été dernier – Théâtre Les Têtes Heureuses

2112010

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LES TÊTES HEUREUSES présentent

SOUDAIN

L’ÉTÉ DERNIER

Suite à la «controverse» qu’il y a eu à propos de ce commentaire que j’ai fait sur Facebook le soir de la réprésentation où j’était présent, et qui dit, je cite : « Une légume me vient à l’esprit après l’écoute douleureuse des Têtes Malheuseuses: un navet !!!» , je souhaite rectifier le tir.

Premièrement, je voudrais rappeler à tout ceux qui lisent mes critiques qui je suis, c’est-à-dire personne. Après cela, je suis quelqu’un qui carbure au théâtre, qui aime jouer et qui s’implique dans divers projets amateurs. Je suis un étudiant qui fait des critiques, pour le plaisir dans faire et je ne me prend nullement au sérieux. En fait, si on me voit comme ça, j’en suis réellement désolé. Car comme humain, j’ai mes défauts et mes qualités. Je suis ironique, je l’admet. Je suis souvent franc et direct. Je suis comme ça, point.

En ce qui concerne la pièce Soudain l’été dernier des Têtes Heureuses, il est vrai que je n’ai pas apprécié et j’aimerais dire ceci à tout ceux qui pourrait prendre personnel ma critique: dites-vous que je vous aimes comme comédien, que j’admire le courage que vous avez d’offrir à la région saguénéenne des pièces qui frôlent le professionalisme, qui sont dignes d’intérêt, et la majorité du temps, de grande qualité. Les Clowns Noirs, par exemple, sont le symbole du talent au Saguenay. Dario Larouche, que j’ai clamé comme génie de la mise en scène, fier membre du Théâtre des 100 masques, oeuvre pour la région! Charles et Berthin, du Théâtre La Rubrique, a été une pièce qui m’a touché, malgré qu’en classe nous l’avions démoli. Je considère donc le théâtre saguenéen comme un théâtre riche, sans équivoque, tout simplement. Tout ce paragraphe pour dire que je n’attaque qu’une oeuvre, qu’un pièce, qu’un produit. À ne pas prendre personnel.

La mise en scène m’est apparue fade, monotone, emmerdante même. Les comédiens qui se sont mis de dos, convention qui a été abolie pour la pièce, avait un sens que je ne comprenais pas. Pourquoi me cacher une comédienne qui dicte un message bourré d’émotions? N’y a-t-il pas autre moyen d’illustrer un manque de communication? Est-ce que je pourrais voir la performance? Les personnages qui fument constamment m’apparaissaient inutiles, sinon déstabilisants. L’accessoire, je l’aime bien, mais à répétition, il m’a semblé tellement anodin. Il y avait aussi ces comédiens qui stagnaient en arrière de la scène, admirant ce qui se jouait. Il y a là quelque chose d’intéressant, mais j’ai un malaise à les voir arriver longtemps, à les attendre, à les remarquer, à les voir comme figurant. J’étais déconcentré, peut-être n’ai-je pas le talent pour le faire, mais peu importe. Toujours au niveau de la mise en scène, il y a des points que j’ai bien aimés. Les personnages qui ne se regardent pas lorsqu’ils ont quelque chose d’importants à dire. Ces effets de chute à la fin de certaines scènes étaient bien pensés. Mais bon, j’ai senti le temps se presser contre moi, se perdre et s’envoler, parce que la pièce ne m’a pas accrochée.

Bien que le texte soit du Tenessee Williams, un auteur qui écrit des mots tellement remplis de sentiments, qui a le pouvoir de faire réfléchir, de faire transmettre des émotions, il est apparu que le jeu des comédiens m’a déçu. La perfomance était inégale. Parfois on embarquait, parfois on décrochait. Les longs monologues s’avéraient lourds, difficile à suivre, par le texte oui, mais aussi par l’acteur(trice) qui, j’avais l’impression, jouait toujours de la même façon sans faire ressentir la profondeur des mots. Ce pouvait être un accent, une manière de parler, qui me titillait constamment. J’ai croisé les bras et j’ai grimaçé, je l’avoue. Les émotions me paraîssaient fausses, me semblaient plaqués. Les pleurs n’étaient pas convaincants, un peu comme l’ensemble des jeux d’acteurs. Il y avait aussi des problèmes au niveau de la distribution, la mère de Cathie paraîssant un peu jeune pour que l’on croit à son âge dans la pièce. Mention tout de même à Maude Cournoyer, qui lors de certaines scènes dramatiques, laissait surgir à l’ensemble une pointe d’espoir.

Bref, c’est une pièce que je ne conseille pas. Mais le meilleur est de vous en faire une idée par vous-même et d’encourager le théâtre local en prenant connaisance des meilleures (et même des pires) productions.

Pour ce qui est de la critique, j’espère que vous avez l’esprit ouvert, je ne peux plus me plier pour expliquer mon désarroi. Je prie à tout le monde de m’excuser pour le commentaire sans fondements sur le réseau sociaux et demande de prendre cet article comme une simple opinion. J’aime la région, j’aime le théâtre. Tout ça me fait penser à un directeur artistique régional qui m’a déjà dit: «Je crois en mon projet, c’est ça l’important!». 

J’aimerais voir une autre pièce des Têtes Heureuses? Assurément!

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du 21 octobre au 7 novembre 2010
au Petit Théâtre du Pavillon des Arts de l’UQAC
du jeudi au samedi à 20h et le dimanche à 14h.
Avec : Lucille Perron, Martin Giguère, Maude Cournoyer, Dominique Breton, Éric Renald et Dave Girard




Salon du Livre de Rimouski

1112010

Du 4 au 7 novembre prochain, je serai au Salon du Livre de Rimouski pour aider l’équipe de la maison d’édition Les Six Brumes à tenir leur kiosque, comme je l’ai fait pour le Saguenay.

 Mercredi le 3 novembre, donc, je pars de Jonquière vers 9h00 et serai vers 12h30 à Québec où le sympathique Dominic Bellavance viendra me chercher pour qu’on se rende ensemble jusqu’à Rimouski.

Ce sera, encore une fois, une belle fête du livre où j’ai bien hâte de rencontre Jonathan Reynolds, Dominic Bellavance et Yanik Comeau. Je vais aussi acheter mon exemplaire du Coups de Tête de Patrick Senécal et le faire signer de sa plume, pourquoi pas?

D’ailleurs, faut que je vous raconte une anecdote.

J’ai dû informer mon professeur de Français que j’allais être à Rimouski les deux cours où nous devons faire la dissertation en classe. Une chance, il me permet de la faire là-bas. Quand il m’a dit ça, je l’ai nargué en disant que je la ferais en parlant avec Patrick Senécal. Il m’a répondu: «Tant que tu ne la fait pas faire par lui!» Et je me suis dit: «Hum, c’est une idée qui porte à réflexion…»







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