Le Blues de l’Hétéro

12 07 2010

Splendeur, candeur, douceur
Ma douce soeur, quand l’heure sonne
Je te sers et t’assied en mon coeur
L’espace d’un instant
Le temps fredonne
Ton heure résonne

Fragile, tendre, belle
Les si de leurs bras te sillonnent
Soufflent assez de merveilles
Et mes vers vermeilles
Se grisonnent
S’émerveillent

Écho
Froid, sombre, dur
Les mots cantonnés, sans rythme
S’arriment et tonnent en parasites
Me perd
Et durent
M’assurent qui je suis

Foi
Vive, grande, sure
Ma vie dépend de ta présence
Encensée, adulée
Une forte éloquence
Fidèle je suis
À ton coeur, à ton nom
Fidèle je suis
À mon coeur, à ma raison

Je t’aime femme

J’ai écrit ce texte aujourd’hui, guidé par mes émotions. En gros, mon hyper-sensibilité et mon impulsivité brouille les pistes quant à mon orientation sexuelle. Si j’ai une seule certitude dans ma vie, c’est bien que je suis hétérosexuel, mais comme la plupart des gens pensent le contraire, même des amis et de la famille, j’ai quasiment honte de l’être, car j’ai toujours l’impression qu’ils attendent tous avec impatience que je sorte de mon placard, quand il n’y a même pas de placard! Merci de votre lecture, ce billet est un peu comme un défouloire et vous, lecteurs, vous êtes mon oreille…


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2 réponses à “Le Blues de l’Hétéro”

  1. 12 07 2010
    Gen (18:10:40) :

    Je te plains Keven. Cela dit, les doutes devraient se dissiper quand tu auras une blonde, alors accroche-toi d’ici-là. Tant que tu sais ce que tu es, tu peux te répéter ce mantra :

    « Ben les autres, qu’ils mangent de la marde! »

    ;) Trois ou quatre fois par jour, ça fait beaucoup de bien :)

  2. 14 07 2010
    richard tremblay (10:50:52) :

    Je compatis avec toi, Keven. J’ai été victime de ça, moi aussi. On le demeure toute sa vie quand bien même on a une femme pis un kid. Les gens voient d’abord les apparences, même ceux qui nous connaissent bien ne savent pas toujours résister aux jugements superficiels.

    Faut vivre avec, ou bien faire semblant que ces jugements-là ne nous affectent pas (c’est difficile, ça). Pour me protéger, moi, à partir de l’adolescence, j’ai inconsciemment choisi d’être gros, obèse, comme ça quand les gens me voient, ils voient d’abord l’obèse et oublient parfois le reste.

    Je dois dire que d’avoir eu un enfant m’aide beaucoup psychologiquement, mais je ne dis pas que la solution est là.

    Bon courage.

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