La Face Cachée de la Lune – Robert Lepage

17052010

La Face Cachée de la Lune - Robert Lepage dans Critiques - Théâtre livrefacecachee

LA FACE CACHÉE DE LA LUNE

(ROBERT LEPAGE)

THÉÂTRE – L’INSTANT SCÈNE – 83 PAGES – 16.00$

La face cachée de la lune raconte en parallèle la relation tendue de deux frères à la suite du décès de leur mère et la course folle à la conquête de l’espace entre Américains et Soviétiques. Philippe, éternel candidat au doctorat, obligé de faire de la réclame téléphonique pour arrondir ses fins de mois, se passionne pour l’espace et souhaite que sa thèse, portant sur le grand physicien Tsiolkovski, soit publiée. Jaloux du succès de son cadet, présentateur vedette de la météo, il est à couteaux tirés avec lui quand vient le temps de liquider les biens de sa mère. En parallèle, il prépare une bande vidéo destinée à un éventuel auditoire extraterrestre en filmant son modeste logement et en en présentant la banalité comme témoignage de la vie sur terre. 

Vous connaissez seulement le moulin à images de Lepage? Ou savez du moins qu’il fait la mise en scène du nouveau spectacle du Cirque du Soleil: Totem ? Et bien sachez que Lepage n’a pas fait que ça et qu’il a écrit, réalisé et joué La Face Cachée de la Lune, une pièce importante dans le théâtre contemporain.  Une pièce qui revêt un nouvel aspect à l’écrit et je m’explique. 

Le concept de Lepage est que la mise en scène passe parfois avant le texte.  Il semble avoir une vision globale de ce qu’il veut présenter, puis les images se précisent et finalement, quand il a le temps, il écrit les dialogues.  Hors, tout porte à croire que c’est donc là l’aspect le plus pauvre de l’oeuvre.  Au contraire, ces dialogues sont conscis, foutrement bien écrits et crédibles.  Ils revêtent des sens particuliers et nous foisonnent des questions dans l’esprit.  Les entre-deux informatifs qui nous mettent en contexte sont intéressants. 

En livre, c’est bien.  J’aurais vraiment aimé voir ça en direct, quoiqu’il y encore une solution: le film! Et oui, Robert Lepage a joué dans le film de sa propre oeuvre et l’ayant écouté, moi je dis qu’il s’agit d’un très bon film québécois qui mérite qu’on lui accorde de l’attention.  Seulement l’effet de la fin qui fait un peu «fake», mais bon.

Donc, pour terminer, un livre qui possède les dialogues très bons de Robert Lepage, mais qui jouent quand même un rôle second dans son oeuvre.  Et je le trouve un peu trop dispendieux pour le peu qu’il nous offre; je l’ai lu en moins d’une heure.

Ma note: 8/10




Les Cerfs-Volants de Kaboul – Khaled Hosseini

16052010

Les Cerfs-Volants de Kaboul - Khaled Hosseini dans Critiques - Roman cervolants

LES CERFS-VOLANTS DE KABOUL

(KHALED HOSSEINI)

ROMAN – 10/18 ÉDITEUR – 406 PAGES – 15.95$

Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d’un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n’entament leur amitié. Jusqu’au jour où Amir commet la pire des lâchetés… Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan.  » Il existe un moyen de te racheter », lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l’Afghanistan des talibans… et de son propre passé.

Ce qui est fascinant avec ce roman, c’est de se sentir plonger en plein coeur de l’Afghanistan, avant et après la guerre russe.  L’auteur a ce don de faire humer à ses lecteurs les parfums de son pays natal, de faire découvrir aux avides de mots un monde complètement différent de la société occidentale.  On est à Kaboul, on joue avec Amir et Hassan, on prend plaisir à vivre parmi eux.

La constante remise en question du personnage principal est réussi et heureusement pour nous, le narrateur en «je» est idéal.  On ressent sa culpabilité tout au long du roman, jusqu’à connaître comment se traduira enfin sa rédemption.  Il s’agit donc ici, d’une lecture qui peut émouvoir et qui cause un effet choc.  La guerre, tel qu’on la connaîtra jamais, est traduit de façon horrible sur plan émotionnel dans le livre, sans pour autant utiliser de mots crus ou d’images violentes.  Là est selon moi la force du roman: nous émouvoir autant avec une ambiance réussie.

Finalement, le seul défaut en ce roman se constitue peut-être dans les quelques longueurs, les descriptions qui parfois n’en finissent plus de finir, ce qui devient agaçant.  Même si on embarque assez rapidement dans la culture afghane, on peut se tanner d’y avoir de longues pages parfois ennuyantes.  N’empêche, se livre s’avère un excellent tremplin pour connaître la culture de là-bas et c’est bien dosé entre la romance et la réalité.  À lire, sans contredis!

Ma note: 8/10




Ines Pérée et Inat Tendu – Réjean Ducharme

15052010

inespreetinattendu1.jpgINES PÉRÉE ET INAT TENDU

(RÉJEAN DUCHARME)

THÉÂTRE – LEMÉAC – 121 PAGES – 16.95$

Deux adultes-enfants partent à l’aventure, à la recherche de l’acceptation. D’où viennent-ils? Personne ne le sait. Attachants de naïveté, parfois cruels, toujours très lucides, vont-ils se faire comprendre? Laissez-vous faire, ils vont détruire vos certitudes avec leur langage poétiquement cru. Réjean Ducharme jongle avec les mots comme Ines et Inat jonglent avec nos émotions. Une larme voisine souvent avec un sourire, et ce pour notre plus grand bien.

Vous pensez que les Denis Drolet, Jean-Thomas Jobin et André Sauvé de ce monde font de l’absurde? Vous n’avez encore rien vu! Avec cette pièce de Réjean Ducharme, on tombe directement dans un monde complètement insensé à prime abord, mais parfaitement logique lorsqu’on regarde au deuxième niveau.   Ça se lit avec des appréhendements suspects, des questions qui bouillonnent dans notre crâne, des sourires de malaise, des réflexions profondes et un laissez-aller primordial.  Il faut s’abandonner à la lecture, sinon vous n’y resterez pas longtemps.

Ce qui est fascinant avec cet oeuvre de Ducharme, c’est qu’elle n’expose pas un absurde banal, qui se veut d’abord divertissant sans nécessairement avoir d’autre sens que celui à première vue.  Dans les personnages, on retrouve un peu de nous, un peu des autres aussi.  L’éternel recherche d’acceptation, cette dépendance à vouloir être inclus dans la société, à se faire aimer, revête un sens nouveau.  Et la magie de Ducharme opère, sans contredis.

Une pièce que j’aurais aimer voir en vrai puisqu’elle m’a fascinée à l’écrit.  Une pièce qui me donne envie de connaître Ducharme et qui m’a fait voir cet auteur comme le maître des mots au Québec.  Ines Pérée et Inat Tendu fait partie de l’histoire du théâtre québécois et si vous tentez le plongeon dans cet oeuvre, vous y verrez que l’on a parfaitement raison d’y croire.  Point négatif? Pas vraiment, quoique la première lecture est toujours difficile. 

Ma note: 9/10

 




Le 1er

15052010

Le 1er dans Critiques - Théâtre n116431631717213_764LES FINISSANTS EN THÉÂTRE DU CEGEP DE JONQUIÈRE ou

LE THÉÂTRE DE LA COSTIÈRE VÉROUILLÉE

présente

LE 1ER

une pièce d’Israël Horovitz

 Avec:

Vincent Nolin-Bouchard, Maxim St-Pierre, Marylin Bergeron, Yannick Tremblay et Vincent Juneau-Martin

Les finissants en deuxième année d’arts et lettres profil interprétation du Cégep de Jonquière présentent leur projet final. C’est une pièce sur laquelle ils travaillent d’arrache-pied depuis le début de leur dernière session. « Le 1er » ,d’Israël Horovitz, présentent cinq personnages qui font la queu sans savoir pourquoi: Vont-ils voir une film? Un match de foot? On ne le saura jamais. La seule chose qui compte, c’est d’accéder à la place tant convoitée du premier de file. Et c’est ce qui contaminera tous ces protagonistes. Pour y parvenir, ils seront prêts à tout! De la séduction à la violence, du triste au pathétique…on verra toutes les règles du savoir vivre se faire massacrer par ces cinq joyeux lurons!

 Le travail des finissants est exemplaire.  Un décor audacieux, plusieurs bijoux de mise en scène et des jeux d’acteur tout simplement renversants.  Chapeau à Vincent Juneau-Martin, qui a joué avec exactitude un personnage d’obsessif, de fou furieux, de cinglé et d’un haïssable mélomane.  Grâce à lui, j’ai été capable à plusieurs endroits de m’abandonner au spectacle.  Les autres comédiens ne sont pas à plaindre, ils ont tous été fabuleux.  Je n’ai pas été certain au départ du jeu de Yanick Tremblay, mais j’ai finalement compris que sa touche personnelle amenait un élément bienfaisant à l’ensemble.  Son personnage des années 70 lui collait bien à la peau.  Une mention aussi à Vincent Nolin-Bouchard, qui a su m’émerveiller dès l’ouverture du rideau.

Dis-je, une mise en scène bien faite, bien pensée, bien structurée.  Les heures de travail n’auront pas été vain.  Malheureusement, je suis resté froid à certains endroits du scénario d’Horovitz.  Il me semblait voir quelques fois du cabotinage pur et simple, voire même agressant.  L’effet de confusion était momenténament acceptable et idéale, mais devenait rapidement, à mon avis, insupportable.  J’ai décroché à ces endroits.  Les dialogues crus, un peu pathétique ne m’ont pas interpellés.  

 Mais il y avait ces finissants, qui ont donné couleur à un scénario au potentiel un peu gâché.  L’effet final était ahurissant, incroyablement bon.  La musique, les jeux de lumières, l’ouverture et la fermeture du spectacle valait le coup.  Je le dis et le redis, c’était du très bon travail, seulement quelques lacunes au niveau du scénario, rien à voir avec les comédiens.  Une pièce qui valait la peine d’être vue au CEGEP de Jonquière, et que si ce n’était pas d’une mise en scène digne d’un réel professionalisme, ne voudrait peut-être pas le coup.

Félicitations aux finissants, en espérant vous voir lors de ma pièce finale l’an prochain! 

Post-Sciptum: Ça va être dur de vous battre ! 




Je ne serais pas au Boréal :(

13052010

Vous avez bien compris.

Hé oui! J’ai demandé à mon directeur artistique d’être sincère et de me dire s’il avait réellement besoin de moi dimanche. Il m’a regardé bien comme faut avec un visage semi-surpris en me disant:

-Héééééé! Ouiiiiiiii! Tu vas faire parti de mon groupe de danseurs!

J’ai dit c’est correct, content et pas en même temps. Content d’être assez bon pour être dans son groupe de danse, mais peiné de rater le Congrès.

Bon, là vous allez me dire que c’est juste dimanche, que je peux y aller vendredi et samedi. Bon c’est un peu compliqué, mais je vous explique. Je m’étais trouvé un lift pour quelqu’un qui monte samedi et descend dimanche. Je m’étais donc réservé une chambre pour samedi soir. Comme je peux plus dimanche, mon lift ne fonctionne pas.

J’aurais un autre lift, mais celui-là de vendredi à dimanche. Dimanche, je ne peux pas xD

Autre point, je ne peux plus coucher à Québec. J’avais demandé la permission au Centres Jeunesses (Ben oui, faut que je fasse encore ça!) pour aller coucher à Québec samedi, mais j’ai annulé à cause de dimanche. Il est maintenant trop tard pour demander la permission pour vendredi.

La seule solution? Monter et descendre samedi. Peut-être… Mais ça va me couter cher et je ne crois pas avoir les moyens (65$ de bus, environ 25-30$ de taxi, 20$ de bouffe), tout ça pour une seule après-midi?

Bref, ne m’attendez plus, ça me fait vraiment de la peine, mais on va se revoir! Peut-être au SLM ou ailleurs!

Quand je vais avoir un auto et la majorité, ça va tellement être moins compliqué!




C’est parce que c’est dans moins d’une semaine !!! (MAJ)

9052010

Je vais manquer une pratique des Aventures d’un Flo dimanche prochain. Pourquoi? Bien voyons, c’est évident: c’est le Congrès Boréal!

À date, j’ai un lift pour monter le samedi matin et descendre dimanche. Et je vais regarder pour une chambre à l’ULAVAL dès ce soir!

Après bien, on se voit tous samedi! Hâte de vous voir en personne.

Pour la première fois, je peux vous dire: À samedi!

Mise à jour:

Suite à un courriel de l’organisation du Congrès Boréal, je vais donner mon nom pour participer aux joutes d’impro sur des thèmes SFF le samedi soir. Vous aurez peut-être l’occasion de me voir à l’oeuvre, malgré que l’impro et le théâtre diffèrent beaucoup.




Le Caveau des Gouttelettes

6052010

Le Caveau des Gouttelettes dans Écriture Une-goutte-d-eau

Voici la version PDF du scénario que j’ai écrit et joué lors de mon examen final en Exploration du Langage Théâtral intitulé Le Caveau des Gouttelettes et pour lequel je n’ai eu que de bons commentaires. C’est une version inspirée de la pièce québécoise Jouliks, de Marie-Christine Lê-Huu.

pdf dans Écriture lecaveaudesgouttelettes.pdf

Merci à ma camarade de jeu : Marie-Pascale Blackburn!

Bonne Lecture




Le Corps Spectateur

3052010

expositionphotoaffichepetit.jpg

 Comme je l’avais déjà mentionné sur ce billet , mon projet de fin de session en Langage et Communication en Arts consistait à produire une photographie sur le thème Le Corps Spectateur.  Sur ce même billet, j’avais le résultat final de mes deux photos soit L’Éternel Cliché et l’Inversion des Pôles. Je vous annonce donc que ces photos sont maintenant accessibles avec tous ceux de mes camarades de classe au Carrefour Étudiant du Cégep de Jonquière. Tout à fait gratuitement, vous pouvez vous promener dans le local et prendre le temps de bien regarder le produit des nombreux efforts et je vous le dis, plusieurs photos sont à couper le souffle! Vous avez jusqu’au 18 mai, hâtez-vous.  Vernissage le 18 vers 9h du matin.

NB: Je publie ici l’affiche que j’ai conçu pour l’évènement.  Mon prof ne l’a pas encore vu, je doit lui présenter demain!

Une autre expérience pour moi.  Après une lecture publique, un vernissage dont je suis artiste.  Je baigne dans l’art ben raide moi là!







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