• Accueil
  • > Archives pour le Dimanche 16 mai 2010

Les Cerfs-Volants de Kaboul – Khaled Hosseini

16052010

Les Cerfs-Volants de Kaboul - Khaled Hosseini dans Critiques - Roman cervolants

LES CERFS-VOLANTS DE KABOUL

(KHALED HOSSEINI)

ROMAN – 10/18 ÉDITEUR – 406 PAGES – 15.95$

Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d’un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n’entament leur amitié. Jusqu’au jour où Amir commet la pire des lâchetés… Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan.  » Il existe un moyen de te racheter », lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l’Afghanistan des talibans… et de son propre passé.

Ce qui est fascinant avec ce roman, c’est de se sentir plonger en plein coeur de l’Afghanistan, avant et après la guerre russe.  L’auteur a ce don de faire humer à ses lecteurs les parfums de son pays natal, de faire découvrir aux avides de mots un monde complètement différent de la société occidentale.  On est à Kaboul, on joue avec Amir et Hassan, on prend plaisir à vivre parmi eux.

La constante remise en question du personnage principal est réussi et heureusement pour nous, le narrateur en «je» est idéal.  On ressent sa culpabilité tout au long du roman, jusqu’à connaître comment se traduira enfin sa rédemption.  Il s’agit donc ici, d’une lecture qui peut émouvoir et qui cause un effet choc.  La guerre, tel qu’on la connaîtra jamais, est traduit de façon horrible sur plan émotionnel dans le livre, sans pour autant utiliser de mots crus ou d’images violentes.  Là est selon moi la force du roman: nous émouvoir autant avec une ambiance réussie.

Finalement, le seul défaut en ce roman se constitue peut-être dans les quelques longueurs, les descriptions qui parfois n’en finissent plus de finir, ce qui devient agaçant.  Même si on embarque assez rapidement dans la culture afghane, on peut se tanner d’y avoir de longues pages parfois ennuyantes.  N’empêche, se livre s’avère un excellent tremplin pour connaître la culture de là-bas et c’est bien dosé entre la romance et la réalité.  À lire, sans contredis!

Ma note: 8/10







decobonheur |
diskacc |
la porte ouverte |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | IONIS LIGNA
| papillon de nuit
| SUELY BLOT PEINTRE BRESILIENNE