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Ines Pérée et Inat Tendu – Réjean Ducharme

15052010

inespreetinattendu1.jpgINES PÉRÉE ET INAT TENDU

(RÉJEAN DUCHARME)

THÉÂTRE – LEMÉAC – 121 PAGES – 16.95$

Deux adultes-enfants partent à l’aventure, à la recherche de l’acceptation. D’où viennent-ils? Personne ne le sait. Attachants de naïveté, parfois cruels, toujours très lucides, vont-ils se faire comprendre? Laissez-vous faire, ils vont détruire vos certitudes avec leur langage poétiquement cru. Réjean Ducharme jongle avec les mots comme Ines et Inat jonglent avec nos émotions. Une larme voisine souvent avec un sourire, et ce pour notre plus grand bien.

Vous pensez que les Denis Drolet, Jean-Thomas Jobin et André Sauvé de ce monde font de l’absurde? Vous n’avez encore rien vu! Avec cette pièce de Réjean Ducharme, on tombe directement dans un monde complètement insensé à prime abord, mais parfaitement logique lorsqu’on regarde au deuxième niveau.   Ça se lit avec des appréhendements suspects, des questions qui bouillonnent dans notre crâne, des sourires de malaise, des réflexions profondes et un laissez-aller primordial.  Il faut s’abandonner à la lecture, sinon vous n’y resterez pas longtemps.

Ce qui est fascinant avec cet oeuvre de Ducharme, c’est qu’elle n’expose pas un absurde banal, qui se veut d’abord divertissant sans nécessairement avoir d’autre sens que celui à première vue.  Dans les personnages, on retrouve un peu de nous, un peu des autres aussi.  L’éternel recherche d’acceptation, cette dépendance à vouloir être inclus dans la société, à se faire aimer, revête un sens nouveau.  Et la magie de Ducharme opère, sans contredis.

Une pièce que j’aurais aimer voir en vrai puisqu’elle m’a fascinée à l’écrit.  Une pièce qui me donne envie de connaître Ducharme et qui m’a fait voir cet auteur comme le maître des mots au Québec.  Ines Pérée et Inat Tendu fait partie de l’histoire du théâtre québécois et si vous tentez le plongeon dans cet oeuvre, vous y verrez que l’on a parfaitement raison d’y croire.  Point négatif? Pas vraiment, quoique la première lecture est toujours difficile. 

Ma note: 9/10

 




Le 1er

15052010

Le 1er dans Critiques - Théâtre n116431631717213_764LES FINISSANTS EN THÉÂTRE DU CEGEP DE JONQUIÈRE ou

LE THÉÂTRE DE LA COSTIÈRE VÉROUILLÉE

présente

LE 1ER

une pièce d’Israël Horovitz

 Avec:

Vincent Nolin-Bouchard, Maxim St-Pierre, Marylin Bergeron, Yannick Tremblay et Vincent Juneau-Martin

Les finissants en deuxième année d’arts et lettres profil interprétation du Cégep de Jonquière présentent leur projet final. C’est une pièce sur laquelle ils travaillent d’arrache-pied depuis le début de leur dernière session. « Le 1er » ,d’Israël Horovitz, présentent cinq personnages qui font la queu sans savoir pourquoi: Vont-ils voir une film? Un match de foot? On ne le saura jamais. La seule chose qui compte, c’est d’accéder à la place tant convoitée du premier de file. Et c’est ce qui contaminera tous ces protagonistes. Pour y parvenir, ils seront prêts à tout! De la séduction à la violence, du triste au pathétique…on verra toutes les règles du savoir vivre se faire massacrer par ces cinq joyeux lurons!

 Le travail des finissants est exemplaire.  Un décor audacieux, plusieurs bijoux de mise en scène et des jeux d’acteur tout simplement renversants.  Chapeau à Vincent Juneau-Martin, qui a joué avec exactitude un personnage d’obsessif, de fou furieux, de cinglé et d’un haïssable mélomane.  Grâce à lui, j’ai été capable à plusieurs endroits de m’abandonner au spectacle.  Les autres comédiens ne sont pas à plaindre, ils ont tous été fabuleux.  Je n’ai pas été certain au départ du jeu de Yanick Tremblay, mais j’ai finalement compris que sa touche personnelle amenait un élément bienfaisant à l’ensemble.  Son personnage des années 70 lui collait bien à la peau.  Une mention aussi à Vincent Nolin-Bouchard, qui a su m’émerveiller dès l’ouverture du rideau.

Dis-je, une mise en scène bien faite, bien pensée, bien structurée.  Les heures de travail n’auront pas été vain.  Malheureusement, je suis resté froid à certains endroits du scénario d’Horovitz.  Il me semblait voir quelques fois du cabotinage pur et simple, voire même agressant.  L’effet de confusion était momenténament acceptable et idéale, mais devenait rapidement, à mon avis, insupportable.  J’ai décroché à ces endroits.  Les dialogues crus, un peu pathétique ne m’ont pas interpellés.  

 Mais il y avait ces finissants, qui ont donné couleur à un scénario au potentiel un peu gâché.  L’effet final était ahurissant, incroyablement bon.  La musique, les jeux de lumières, l’ouverture et la fermeture du spectacle valait le coup.  Je le dis et le redis, c’était du très bon travail, seulement quelques lacunes au niveau du scénario, rien à voir avec les comédiens.  Une pièce qui valait la peine d’être vue au CEGEP de Jonquière, et que si ce n’était pas d’une mise en scène digne d’un réel professionalisme, ne voudrait peut-être pas le coup.

Félicitations aux finissants, en espérant vous voir lors de ma pièce finale l’an prochain! 

Post-Sciptum: Ça va être dur de vous battre ! 







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