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Come «in»

27022010

Micro-Nouvelle publiée dans une édition de Fax! en Belgique sous le thème Et Vous? Esclaves de la Mode

Come «in»  dans Écriture ecc

L’invitante vitrine alluma son désir de consommer et, dès que ses pieds franchirent l’entrée de la boutique, elle attira les morceaux de vêtements tel un aimant ultra puissant. Chaque tissu prenait vie et chaque maille semblait bourrée d’une énergie affreusement convaincante. De partout, les clients étaient pris au piège par une horde de textiles démoniaques. Les pantalons tenaient fermement les chevilles, enroulant le pied du talon au bout des orteils. Les chemises tentaient par tous les moyens de s’incruster dans la peau et les boutons laissaient, sous cette pression, une cicatrice bien ronde. Les foulards, après avoir volé jusqu’au consommateur, jouaient les serpents en les étouffant, les chapeaux voulaient se visser sur leur tête et les souliers à talons hauts manquaient de peu leur arracher un œil. Dès que ses pieds franchirent l’entrée de la boutique, ce fut le début de son combat.

Elle écarta au passage tout vêtement voulant l’attaquer et évita de justesse une longue robe rouge qui voulait l’enrober en entier. Elle commença à courir, mais une ceinture la prit de court et lui bloqua les jambes. Elle tomba et ne put se relever. En quelques secondes, elle fut ensevelie d’une montagne de tissus s’agglutinant sur elle et l’écrasant de son poids de plus en plus lourd. Les derniers morceaux à la mode, les accessoires les plus « in » et les tendances du moment pesaient sur elle. Elle mourut lentement, suffocant sous ce triste fardeau.

Absorbés par un corps inerte, les vêtements devinrent éphémères et après avoir tué plusieurs clients, la boutique ferma ses portes. Car voyez-vous, les vêtements « in » se démodent au rythme qu’ils quittent votre peau.




Lorsque j’étais une oeuvre d’art – Eric-Emmanuel Schmitt

26022010

Lorsque j'étais une oeuvre d'art - Eric-Emmanuel Schmitt dans Critiques - Roman 568303-gfLORSQUE J’ÉTAIS UNE OEUVRE D’ART

(ERIC-EMMANUEL SCHMITT)

LIVRE DE POCHE – ROMAN – 253 PAGES – 10.95$

Lorsque j’étais une oeuvre d’art est un livre sans équivalent dans l’histoire de la littérature, même si c’est un roman contemporain sur le contemporain.  Il raconte le calvaire d’un homme qui devient son propre corps, un corps refaçonné en oeuvre d’art au mépris de tout respect pour son humanité.  Malléable, transformable, il n’est plus qu’un corps sans âme entre les mains d’un esprit diabolique dont le génie tient avant tout à son manque de scrupule.

En partant, je vous le dis, ce livre est un chef d’oeuvre, sans jeu de mots.  On se met à la place d’un homme dont on a retiré l’humanité.  Il est réduit à n’être qu’un simple jouet, un joujou que l’on vend, que l’on place aux enchères, que l’on met sur un socle pour qu’il reste planté là toute la journée dans un musée à se faire admirer par de nombreux visiteurs.  Est-il beau? Est-il laid? Personne ne le sait, surtout pas le lecteur, donnant une profonde atmosphère créative à ce dernier qui peut se l’imaginer comme il l’entend.  Plus poussé que ça, à l’intérieur même du livre, les autres personnages ne savent pas plus s’il est laid ou s’il est beau, car l’art est abstrait et on se demande si ce n’est pas l’artiste qui fait cet art-là. 

Il y a dans ce bouquin un mélange de thèmes tournant tous autour de l’art d’aujourd’hui.  La popularité des oeuvres, la valeur de ces oeuvres par rapport à l’artiste, la beauté, la laideur, les processus créatifs, les musées, la rigidité des gouvernements face à leur acquisitions artistiques, l’humain face à l’art.  L’homme, libre et serein, s’en voit renvoyer à une prison de lui-même qui nous amène à nous demander si nous avons cette liberté tant proclamée. 

Que vous aimiez l’art ou non.  Ce roman est fait pour vous.  Sous un style unique, fluide, agréable et des personnages forts attachants ou totalement méprisables, vous apprenez sur l’art tout en l’aimant et en la détestant à la fois, car on y voit clairement les deux côtés de la médaille.

Un classique de littérature je vous dis.  Allez! Précipitez-vous! Go!

10/10 




Jouliks – Marie-Christine Lê-Huu

26022010

Jouliks - Marie-Christine Lê-Huu dans Critiques - Théâtre Jouliks2JOULIKS

(MARIE-CHRISTINE LÊ-HUU)

LANSMAN – THÉÂTRE – 59 PAGES – 14.95$

Les vieux, il y a sept ans qu’ils ne sont pas venus dans cette maison, au milieu de nulle part, où vit leur fille Véra.  Sept ans durant lesquels Véra et Zak se sont dévastés d’un amour fou, tourmenté et ardent.  Un amour qu’elle, la Mé, ne peut comprendre et dont, en tout cas, elle n’a jamais rêvé pour sa fille.  Mais voilà, ils sont là, réunis, après sept ans de silence.  Et quand les mots sortent, on sent tout de suite venir la catastrophe.  Témoin privilégié de leur difficulté à s’aimer, la Petite pose sur eux un regard à la fois lucidre et tendre ; un regard d’amour vrai qu’elle souhaiterait capable de les protéger tous.

La critique sociale est réussie.  Je suis sorti de cette lecture avec une remise en question des valeurs de notre société.  Le matéralisme et l’attachement à la quête de luxure et de la richesse peut-il n’être qu’artificiel? Bien sûr, on le pense tous, mais si je vous offre quinze millions, diriez-vous non par principes?  C’est ce thème qui est principalement proposé dans cette pièce.

L’auteure a ici un don, celui de faire parler ses personnages plus jeunes tels qu’ils le sont dans la vraie vie.  Pour sur, son expérience de commédienne pour enfant, notamment dans Cornemuse et Toc-Toc-Toc l »a sûrement aidé.  De plus, non seulement elle rend les discours de La Petite réelle mais aussi celle de la Mé et du Papé. 

Il y a là une atmosphère lourde et une chute tout simplement renversant quoique surprenante.  Même si je trouve la fin un peu rapidement balancé, elle porte à réflexion et c’est ce qui me convainc que la dramaturge a réussi son coup.

Jouliks, pour voyous.  Ils sont tous Jouliks.  Ils ont le coeur tendre et l’âme en paix.

Voilà une bonne pièce.

9/10

 




Quand tu dors… s’endort?

24022010

Manuscrit

Ma novella Quand tu dors... a été refusé une deuxième fois. Cela veut-il dire qu’elle n’a aucun potentiel? J’en doute. Cependant, j’en ai marre de la retravailler et je veux passer à autre chose. J’aimais bien l’histoire, le scénario que je m’étais fais: un somnambule maniaque, des rebondissements, de l’étrangeté, de l’horreur et de l’action.

Qu’est-ce que je fais maintenant? J’aime, mais je veux du renouveau. Je crois que j’ai trouvé la solution…

Je vais l’adapter pour un court métrage. Bonne idée non? Je suis étudiant du seul Cégep au Québec proposant les Arts et Technologies des Médias. Je vais pas m’en priver. Je vais donc réécrire Quand tu dors… mais en scénario! On verra qu’est-ce que cela donnera. Peut-être que ça marchera pas non plus, mais j’aurai essayé.

Quand tu dors… s’endort? Donnons-lui un second réveil!




MP2010: Échec?

21022010

Ma Mission Participation 2010 commence bien mal. En effet, j’avais le mandat de participer à trois concours littéraire et voilà que mon premier, le Prix Alibis, a dépassé la date de tombée et que je n’ai absolument rien remis. Ai-je donc échoué, déjà, au premier concours?

Comme j’ai mentionné plusieurs fois, j’ai aucune rigueur dans ma gestion du temps. Ceci m’a amené à laisser tomber le Prix Alibis. Cependant, je me donne une chance. Je me dis qu’il était trop prématuré d’aller mettre un concours dont la date de tombée est si tôt dans l’année et en plus, avec un nombre de mots assez élevé (je voulais en faire 5000). Si on compte que le concours Critère en prend 3000, Alibis 5000 et Damase-Potvin environ 500, ça me donne un 8500 à écrire. C’est pas beaucoup, c’est vrai, mais avec mon horaire surchargée…c’est un peu trop.

Donc, voulant de toute façon participer au prix littéraire Les Mille Mots de l’Ermite, j’ai décidé de remplacer le Prix Alibis dans ma Mission Participation pour ce concours-là.

Échec? Non, mais c’est ma dernière chance!




OEdipe Roi – Sophocle

15022010

OEdipe Roi - Sophocle dans Critiques - Théâtre 9782011694904FSOEDIPE ROI

(SOPHOCLE)

THÉÂTRE GREC – HACHETTE – 192 pages – 5.25$

Il est difficile de faire une critique d’un texte d’environ 400 ans avant Jésus Christ.  À ce stade-ci, on parle plus naturellement d’analyse.  D’ailleurs, ce texte m’a été proposé dans un cours d’Élements de Culture et de Civilisation en Littérature.  Nous avons étudié la culture littéraire grec de cette époque et avons appris les bases d’une tragédie, pièce de théâtre où tout s’écroule passiblement, où le personnage principal part tranquillement de héro à zéro.  Voilà donc.

OEdipe est le roi de Thèbes et il pris Jocaste, reine veuve, comme épouse.  Un malheur s’acharne sur son peuple: une terrible peste anéanti les habitants de la ville.  Les Dieux sont clairs, on doit se débarasser de celui qui, longtemps avant, avait tué l’ancien roi de Thèbes, Laïos, de quoi la ville sera débarassé du fléau.  Entre temps, OEdipe tente par tous les moyens de trouver cet assassin mais un oracle affirme que c’est lui l’homme qu’il recherche.  Outré, OEdipe demande justifications et obtient des réponses encore plus troublantes.  Cependant, lui qui a longtemps fuit sa terre natale puisqu’on lui avait prédit qu’il tuerais son père et coucherais avec sa mère, sait qu’il a déjà tué un homme par colère dans le temps passé.  Apprenant que cet homme était Laïos et aussi, son père biologique, car il a été adopté,  il apprend de ce fait également que la femme dont il a pris le parti est nul autre que sa mère.  Pour se punir de ses vices, d’avoir couché avec sa mère, d’avoir tué son père et d’être l’homme dont le peuple veut se débarasser, il se crèvera les yeux pour ne plus en voir davantage.

Vous pensez que je vous ai donné tous les punchs? Le plaisir de lire ce texte ne vient pas du scénario en tant que tel mais de la différence entre une pièce de la grèce antique et une pièce contemporaine.  Également, si, par un heureux hasard, un étudiant a à lire OEdipe Roi et a de la difficulté à comprendre, je lui aurais peut-être donné quelques pistes.  Voyez-vous, le texte étant versifié, il est moins facile d’en capter les idées principales. 

Une lecture amère mais qui peut s’avérer agréable si on s’adapte à un autre style, à une autre époque et à un autre contexte socio-historique!




Merci à vous!

13022010

10 000 visiteurs

Dire que le blogue existe depuis Juin 2008 mais qu’il a pris vie depuis Septembre 2009! Environ 9500 visiteurs depuis cette dernière date.

À vous tous, un gros Merci d’être là!




Les Sept Jours du Talion – Adaptation Cinématographique

10022010

Les Sept Jours du Talion - Adaptation Cinématographique dans Critiques - Film 92fe72f1fc02db6c03a2a56bfe6763a7
LES SEPT JOURS DU TALION

 L’adaptation cinématographique du roman de Patrick Senécal du même nom ne m’a pas réellement épaté, quoique je crois qu’il y a ici du bon cinéma, cependant peu accessible à tous.  Allons-y dans le mordant, dans le scénario.  Pour ceux qui n’ont pas lu la version papier et n’ont vu que la bande-annonce, je vous dis tout de suite que l’intrigue ne tourne pas sur comment le personnage principal (le chirurgien Bruno Hamel) va faire pour capturer le tueur de sa fille mais plutôt sur ce que ce dernier subira face au père de famille.  Comme vous l’aurez deviné dans le titre, cela s’étirera sur un total de sept jours.

J’ai préféré l’adaptation de 5150, rue des ormes que cette adaption-ci.  Les différentes longueurs, souvent provoqués pour rendre le tout plus dramatique, plus lourd, m’ont fait lâché quelques soupirs de découragement.  L’interprétation fade de Rémy Girard ne fait pas le poids face au talent incroyable de Claude Legault.  J’ai eu l’impression également qu’on ne servait pas le magnifique scénario tiré d’un roman extraordinaire mais qu’on voulait faire monter l’ego du réalisateur en tentant toute sortes de manoeuvre pour nous faire plonger dans la démence du film.  Le pire, et je dis bien le pire, c’est cette fin abrupte et VACHEMENT MAUVAISE.  C’était dégueulasse de finir un film comme ça, ça m’a fait penser à l’Âge des Ténèbres de Denys Arcand. Ouach!

Je suis sorti de la salle déçu et moins bouleversé que  dans 5150, rue des ormes.  Pourtant, c’est dans les propos plus violents, dans la vengeance contenu à l’intérieur de  Les Sept Jours du Talion que j’aurais du trouver le plus grand bouleversement.  Après mûres réflexions, on se rend compte que le film a une réussite en soi, celle de laisser dans le doute. L’ensemble du long métrage est cependant douteux.

 




Come «In» dans un Marathon d’Écriture

9022010

Deux nouvelles mises à jour:

 Mise à Jour #1: Nouvelle Publication

Come «In» dans un Marathon d'Écriture  dans ÉcritureLe Webzine en ligne Cyberfax! est un initiative du CLEMI (Centre de Liaison de l’Enseignement et des Médias d’Information) qui regroupe des étudiants de partout à travers la francophonie (Belgique, France, Suède, Québec, etc).  Pour la prochaine parution, sous le thème Et vous? Esclaves de la mode, je représenterai le Québec avec une de mes micro-nouvelles, composée à la demande de mon enseignant, intitulé Come «In».  Je vous envoie un lien dès que c’est publié. 

 Mise à Jour #2: Marathon Intercollégial d’Écriture

logo dans Train de VieVous, amis des mots, imaginez 24h d’écriture, de coaching, d’ateliers, de présentations et surtout de rencontres entre amoureux des mots.  Vingt-quatre heures sans arrêt, peut-être quelques petites pauses mais surtout pas le temps de dormir.  Bien, je vais vivre cette aventure.  Chaque Cégep choisi trois élèves pour le représenter dans ce marathon qui se déroulera instannément dans trois Cégep.  Les images live de chacun des établissements sont même retransmises dans les deux autres.  Au rendez-vous, une lignée d’auteurs présents et un prestigieux carnaval des mots dans une ambiance festive.  En cadeau, des t-shirts, des romans, des livres et le plus important, de l’expérience.  À noter également que le marathon produit un recueil par année des textes marquants de chaque édition, donc, possibilité de publication pour moi!

 C’est drôle comme tout va bien ces temps-ci, à part la charge élévée de travail.  J’ai la chance d’avoir été choisi deux fois pour ces deux évènements et de plus, j’ai trouvé la fille la plus merveilleuse que j’aurais pu avoir.  Elle écrit (chante, danse, dessine, joue de la guitare et au théâtre) aussi et je vous garantie, pour avoir lu ce qu’elle fait, que vous entendrez parler d’elle, assurément!




Raz-de-marée de Devoirs

6022010

Vous vous souvenez ce billet datant du 19 septembre 2009, trois semaines environ avant la mi-session de l’automne 2009. Bien nous voilà environ trois semaines environ avant la mi-session de l’hiver 2010 et je suis un peu dans la même situation.

Cepandant, changement majeur: je vais probablement aimer faire cette accumulation de devoirs contrairement à la session passée. Voici mon raz-de-marée de devoirs:

Éléments de culture et de civilisation en littérature

+Composer un texte de 200 à 400 mots sur le thème Et vous? Esclaves de la mode.
+Lire OEdipe-Roi de Sophocle

Langage et communication en arts

+Terminer de lire le roman Lorsque j’étais une oeuvre d’art d’Eric-Emmanuel Schmitt
+Préparer mon intention de création et mon devis pour mon projet de session, qui consiste à prendre un photo originale sur un thème donné

Exploration du langage théâtrale

+Apprendre mon texte pour ma courte représentation de mi-session.

Plongée sous-marine

+Lire les pages 1 à 14 du Manuel de Plongée
+Faire le premier exercice en ligne

Histoire de l’Art

+M’informer sur les nouvelles artistiques de la semaine
+Faire quatre fiches sur des époques culturelles vues en art

Dramaturgie Québécoise

+Lire la pièce de théâtre Jouliks
+Faire une analyse de la pièce Charles et Berthin

L’Être Humain (Philosophie)

+Préparer mon projet de session







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